The Freewheelin’ Bob Dylan (1963) – 987 jours, 992 albums

Il y avait plusieurs raisons pour lesquelles j’étais excité à l’idée de débuter ce nouveau défi. L’une d’elles, c’était de découvrir certains artistes d’une importance immense mais sur lesquels je n’avais jamais pris la peine de m’arrêter. Et l’un de ces artistes est le grand Bob Dylan. Je vous présente donc The Freewheelin’ Bob Dylan.

Sans cet homme, l’univers de la musique populaire serait complètement différent aujourd’hui. Influence majeure sur les Beatles et sur un nombre incalculable d’auteurs-compositeurs, il révolutionne la manière dont on écrit les chansons. Il est aussi l’une des plus grandes figures du folk, et fut l’une des personnalités emblématiques du peace and love des années 60 grâce à ses morceaux politiquement engagés. Et pourtant, je dois malheureusement avouer que cet album, son plus grand chef-d’oeuvre, m’a laissé plutôt ni chaud, ni froid.

Bien sûr, ses textes sont d’une profondeur et d’une intensité difficiles à égaler. Par contre, j’ai trouvé qu’il s’agissait d’un terrible musicien. Je devrais peut-être mentionner ici que je suis loin d’être un fan de la folk. Ainsi, les accords de guitare répétés sans cesse et sans trop de variations durant un morceau entier, et sans aucun accompagnement ou presque, comme sur Masters of War ou Down the Highway n’ont pas réussi, pour le moins dire, à me séduire. En fait, pour être franc, j’ai trouvé l’album exigeant, essoufflant même. À part quelques accalmies musicales et plus harmonieuses, comme la belle Corrina, Corrina et Don’t Think Twice, It’s All Right, je me serais contenté de lire les textes que je n’aurais pas eu l’impression de manquer grand chose. Mais c’est, j’imagine, sans compter la visibilité et l’accessibilité qu’apportent la musique à ces textes…

Cela dit, et maintenant que le méchant est sorti, passons aux paroles. Elles m’ont littéralement donné des frissons. Blowin’ in the Wind est empli d’une sagesse et d’un drame humains d’une telle universalité qu’il m’a presque tiré quelques larmes : http://www.youtube.com/watch?v=vrQ4saKGI5k . Dylan y mélange tant les leçons d’expérience…

How many roads must a man walk down

Before you call him a man?

…que les critiques sociales…

Yes, how many times can a man turn his head

And pretend that he just doesn’t see?

…que les messages d’espoir :

Yes, how many times must a man look up

Before he can see the sky?

Il ne faudrait pas oublier non plus le texte revendicateur et provocateur de Masters of War avec ses paroles acides. Celui-ci aussi est un incontournable. Par contre, en second lieu, c’est la balade Girl from the North Country qui m’a le plus touché ( http://www.youtube.com/watch?v=vxfW8lKIYa0 ; désolé pour les sous-titres italiens…). Il y a une beauté, une poésie et une innocence extraordinaire dans ce morceau si simple qu’on croit voir Dylan la gratter, avec sa mystique guitare, au bord d’un feu de camp.

Pour le reste, j’ai bien hâte d’écouter mon second album de Dylan, histoire de voir ce qu’il en est de ce grand artiste que je ne semble comprendre qu’à moitié.

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