The Genius of Ray Charles (1959) – 987 jours, 992 albums

Bon, on dirait que j’ai perdu un peu de la motivation que j’avais à la fin de mon défi jazz… Sans parler de la discipline ! Mais bon, ça me reviendra. Il faut peut-être juste un peu de temps pour m’adapter. Mais en attendant, j’ai écouté quelques albums. L’un d’eux était The Genius of Ray Charles, et vous aurez deviné l’artiste.

Pour ceux d’entre vous qui ont suivi mon défi jazz, vous vous êtes peut-être demandé pourquoi j’avais omis d’écouter quelques albums d’une telle légende. La raison en est bien simple : pour moi, Ray Charles se situe davantage dans le blues, voire même dans le R&B et le soul. Certes, la ligne est parfois mince entre le jazz et le blues, comme elle peut l’être entre le blues et le rock & roll. Cependant, il faut tout de même tracer la ligne, parfois en faisant des choix déchirants.

C’est pourquoi je m’en suis donné à coeur joie avec cet album d’une beauté inouïe. Le pire, c’est qu’avant de débuter ce défi, j’avais pensé en faire un sur le blues. J’aurais peut-être dû ! Mais outre les catégories de styles, à quoi il est important de porter l’oreille ici, c’est à la musique populaire de Charles. Dans un heureux mélange de morceaux à saveur de Big Band et d’autres étant plutôt de douces balades, il nous transporte dans une atmosphère de club des années 50, où on peut autant danser que prendre le temps de boire un bon scotch tranquillement. C’est d’ailleurs pour la seconde option que j’ai opté, en savourant, entre autres, le touchant Just for a Thrillhttp://www.youtube.com/watch?v=V3bVsOW8tsA ) et le tendre I Had to Be You, ainsi qu’un Bowmore de 12 ans d’âge. Charles nous y expose tous ses talents de chanteur, avec sa voix d’une profondeur à faire frissonner. Et je passe les douces notes pianotées…

C’est ce qu’il y a de si attrayant dans le blues et le soul, et ce virtuose le démontre bien. Même si les structures sont plutôt rigides, cela ne fait que mettre davantage l’emphase sur l’émotion et les frissons. Ça, bien entendu, c’est lorsque l’artiste sait exploiter le style. Et Ray Charles, à ne pas en douter, le sait très bien.

Étrangement, les morceaux de Big Band, à l’exception de l’énergique Let the Good Times Roll au rythme appuyé ( http://www.youtube.com/watch?v=UQZNPIhl_Ew ), m’ont laissé plus indifférent, mais ils avaient l’avantage de bien animer le reste de l’album. Pour le reste, les balades ont amplement suffis à me faire passer un bon moment. D’ailleurs, n’oubliez pas de prêter une oreille toute attentive à son interprétation du standard Come Rain or Come Shine. Vous m’en donnerez des nouvelles…

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