Fred Neil (1966) – 882 jours, 960 albums

Toujours dans ma découverte de la folk, je me suis arrêté à Fred Neil et à son album éponyme.

Comme Joan Baez, c’est un artiste que j’ai beaucoup apprécié, mais pas pour les mêmes raisons. Neil réussit à allier avec brio sa musique folk avec quelques influences rock. Ainsi, les arrangements musicaux sont plus complexes et plus satisfaisants que le simple duo guitare-voix. Ses morceaux ont aussi plus de rythme, sont plus accrocheurs, mais la base, la folk, reste toujours, donnant une force nouvelle au genre. Bien sûr, des morceaux comme The Dolphins restent dans les oreilles longtemps, mais c’est la subtilité des textes et de la voix de Neil qui m’ont vraiment fait l’apprécier.

Avec le léger grattement de la guitare et la sincérité dans le chant, on sent que le morceau, comme tout l’album d’ailleurs, a une âme. Avec Badi-Da, c’est la même chose : c’est l’aspect folk qui donne son corps et son intérêt au morceau. Et à ce titre, un seul morceau est différent des autres, et sort du lot : l’expérimental Cynicrustpetefredjohn Raga, qui mêle étrangement la folk à des influences indiennes. La rapidité du rythme et les notes indiennes font un drôle l’alliage avec l’harmonica. Au lieu d’être terreux, il est ici presque éthéré, lointain. Le résultat est plus intriguant que bon ou mauvais.

Sinon, le reste de l’album est une belle découverte, avec cet alliance bien mesurée de folk et de rock. C’est une musique beaucoup plus profonde que celle à laquelle je m’attendais…

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