Freak Out! (1966) – 876 jours, 953 albums

Toujours sur le chemin du retour, j’ai enfin pris le temps d’écouter le premier album de Frank Zappa et de ses Mothers of Invention, soit Freak Out!.

On m’a souvent vanté Zappa et son caractère à la fois novateur et éclectique, même franchement expérimental par moments. Avec mon défi jazz, j’avais découvert l’artiste en solo, avec Hot Rats et Jazz from Hell, deux albums que j’avais adorés, qui sont exceptionnels. J’attendais donc avec palpitations le moment propice pour écouter son tout premier album, celui qui, de plus, avait une renommée par lui-même.

J’ai donc écouté cet album double d’environ une heure. Avec l’ouverture vraiment rock de Hungry Freaks, Daddy, j’ai d’abord été captivé, puis intrigué, me demandant où cela allait bien mener.

J’ai ensuite bien apprécié quelques balades sarcastiques, telles que Go Cry on Somebody Else’s Shoulder et How Could I Be Such a Fool?, appréciant l’humour et les airs accrocheurs du groupe, mais plus loin sur l’album, je suis devenu dubitatif. L’album me semblait de plus en plus brouillon, de plus en plus instable. Vers la fin, je dois admettre que je commençais à avoir hâte que l’album se termine, surtout avec l’insistant et très expérimental Help, I’m a Rock. Le dernier morceau, l’épique et profond, quoique difficile, The Return of the Son of Monster Magnet rattrape néanmoins le coup, avec son épopée subconsciente.

L’album m’a donc, la première fois, laissé une mauvaise impression. Cela dit, en le réécoutant pour écrire cet article, je me rends compte que l’album a beaucoup plus de profondeur que ce que j’en avais perçu lors de ma première écoute. Une analyse plus profonde s’imposerait sûrement, car l’album a tellement de détails disparates, est tellement éclectique et psychédélique, tellement expérimental et avant-gardiste, qu’une seule écoute ne peut suffire pour pleinement saisir ce genre d’oeuvre.

Néanmoins, j’ai quand même l’impression que ces expérimentations manquaient de maturité, et de compréhension. On a trop l’impression que Zappa se jette dans toutes les directions au lieu de n’en explorer qu’une ou deux. Par contre, j’ai adoré l’humour et l’attitude du groupe. Le gazou n’a jamais été aussi bien utilisé qu’ici. Et il y a aussi Wowie Zowie que j’ai adoré et qui m’a fait bien rire.

Bref, l’album est davantage intéressant et stimulant que bon et accrocheur. Je le réécouterai quelques fois, mais j’ai surtout hâte de voir vers quoi le groupe évoluera.

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