Cheap Thrills (1968) – 831 jours, 916 albums

J’ai aussi découvert le groupe Big Brother & the Holding Company, duquel faisait partie l’incroyable chanteuse Janis Joplin, en écoutant leur album Cheap Thrills.

Je suis demeuré un peu indécis par rapport à mon appréciation de cet album. D’un côté, la voix de Janis Joplin vaut l’album à elle seule. Elle est explosive, viscérale. Elle est d’abord difficile à apprivoiser, pour un auditeur non-averti. Mais dès que vous commencez à y porter attention, et à vous ouvrir à elle, elle vous pénètre ensuite de toute sa force et de toute sa vigueur. La première fois que j’avais écouté cette chanteuse, j’étais demeuré sceptique quant à son succès et à son statut particulier. Maintenant, je comprends. Je ressens. Je vois à quel point cette voix est unique, particulière.

D’un autre côté, je n’aime pas tant le style du groupe. À part la voix de Joplin, leurs morceaux manquent de vigueur, de substance. Les musiciens font un rock dur et rude, mais presque sans passion. Ou peut-être est-ce celle de Joplin qui assombrit la leur ? Bref, on a surtout l’impression qu’ils accompagnent faiblement la chanteuse qui, elle, prend toute la place.

Cela dit, de grands classiques, et des incontournables pour quiconque se laisse conquérir par la chanteuse, se retrouvent sur cet album. D’abord, l’incroyable Piece of My Heart.

Joplin y chante de tous ses feux, s’y exprime avec une force intense alors qu’on a l’impression que son coeur va exploser, sous la force de l’émotion. Summertime se voit redécouvrir le grand classique de Gershwin avec une mélancolie nouvelle, avec une expression qui donne des frissons. Enfin, Turtle Blues expose tous les talents de blues de la jeune chanteuse blanche : remarquable.

Seule exception à la mollesse des musiciens : Ball and Chain, où ils accompagnent la chanteuse de manière presque télépathique. Leur musique est mesurée, insistante par moments, langoureuse par d’autres. Il s’agit d’un merveilleux blues qui clôture avec brio la fin de l’album.

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