Rubber Soul (1965) – 831 jours, 916 albums

De retour d’un petit deux semaines de vacances, je n’ai pas pour autant lésiné sur l’écoute de mes albums. Résultat ? 15 albums à soustraire du grand décompte des albums à écouter. Mais aussi, 15 nouvelles critiques à rédiger. Je n’oublie pas non plus qu’il me restait 4 autres critiques à vous partager. Disons simplement que la route était le moment idéal pour faire de nouvelles découvertes, mais n’était pas forcément appropriée pour les diffuser sur Internet… Ainsi, me revoici, ici. Et je commencerai par vous parler de Rubber Soul, un autre album des Beatles.

J’ai déjà mentionné que j’étais un fan indéfectible du groupe. J’ai écouté leurs albums à plusieurs reprises, parfois même en boucle, étudiant les pochettes et me laissant transporter par les morceaux. Malgré cela, il est toujours surprenant de voir changer notre perception de quelque chose qu’on croirait complètement et profondément connaître. Pourtant, avec les Beatles, en réécoutant cet album, je l’ai bel et bien écouté et entendu différemment.

Bon, je ne devrais peut-être pas être surpris. Après tout, il ne peut en être autrement lorsque l’on écoute une tonne d’albums de la même époque, qu’on découvre les concurrents, les confrères, les inspirations et les racines d’un groupe tel que celui-ci. Ma compréhension du rock psychédélique a changé et s’est approfondie, et j’ai découvert la folk et ses tenants. Il faut croire que les découvertes amènent aussi des redécouvertes…

J’ai ainsi découvert une profondeur nouvelle dans les textes et les morceaux des Beatles. Je sens aussi de plus en plus l’influence de la folk, dans l’instrumentation et dans le phrasé des chansons. Mais, aussi, j’ai découvert que… les Beatles ne sont pas tout. En fait, je me suis même surpris à moins aimer l’album (!). Après avoir découvert tant d’autres albums et de groupes, les Fab Four me semblent ici manquer de maturité. Ils me semblent aussi, inévitablement, manquer de mystère et d’intrigue. Peut-être les ai-je trop écoutés, mais reste que leur musique ne m’allume plus comme avant.

Cela dit, elle m’allume différemment. Moins intensément, mais différemment. Au lieu d’y voir la naissance de la musique populaire contemporaine, le paroxysme du rock et de ses promesses, désormais j’y vois plutôt leur âme, la profondeur de leur poésie, le côté émotionnel de leur travail. Ils m’apparaissent tout à coup plus mélancoliques, plus nostalgiques, et plus amoureux, romantiques. J’ai donc hâte de voir ce que cela donnera avec leurs albums plus matures, plus aboutis.

En attendant, je redécouvre des morceaux qui étaient passés plus inaperçus lors de mes premières écoutes. Entre autres, If I Needed Someone

Il y a aussi Wait. Mais je n’oublie surtout pas Nowhere Man qui, malgré les changements et le temps, restera sans doute mon préféré de l’album.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s