Hot Rats (1969) – 813 jours, 905 albums

Après n’avoir été de retour que depuis environ une semaine, croyez-le ou non, j’ai décidé de faire un nouveau roadtrip avec quelques amis. Cette fois, ce fut le Nord, l’Abitibi-Témiscamingue et son Festival de Musique Émergeante, le FME ! Et vous l’aurez deviné : longue route signifie quelques albums à écouter. Et comme je partageais le chemin pour me rendre avec un de mes amis presque aussi fan de musique que moi, nous en avons profité pour faire quelques découvertes ensemble. Certaines venaient de mon défi, d’autres étaient de ses nouvelles découvertes à lui, cet homme qui est toujours à l’affût des dernières tendances. Pendant toute la fin de semaine, j’ai donc fait bon nombre de nouvelles découvertes (ai-je mentionné que j’allais aussi à un festival de musique ?), dont 8 étaient des écoutes d’albums pour ce défi.

Le premier était l’incontournable Hot Rats de Frank Zappa.

Bon, ce n’est pas vraiment une découverte, puisque je l’avais déjà écouté à maintes reprises, mais c’en fut une pour mon ami. Et, de toute manière, c’est toujours un plaisir que d’écouter de nouveau cette perle de la musique, de l’art et de la folie. Ce mélange parfait de rock, de jazz, de fusion, d’audace et de beauté est l’un de mes albums favoris. Et je commence à en avoir écoutés beaucoup !

Déjà, en ouvrant avec Peaches en Regalia, on sent que l’album sera toute une expérience.

Cette symphonie étrange où se mêlent mille instruments est pourtant une oeuvre on ne peut plus précise et raffinée, malgré son caractère explosif et éclaté. C’est une véritable composition de maître, où chaque élément est à sa place et pas ailleurs. Et que dire de la suite : Son of Mr. Green Genes ? Ce morceau pousse encore plus loin le thème, l’explorant, cette fois, sur presque une dizaine de minutes. La qualité extraordinaire de ces deux morceaux, la première fois que je les ai écoutés, m’a tout simplement et subitement fait tomber en amour avec l’artiste.

Et je dois dire qu’après ma découverte des Mothers of Invention, je ne fus pas déçu de redécouvrir Zappa seul, mature et en plein contrôle, avec un focus nouveau, surtout. Même si les styles sont plutôt variés sur l’album, Zappa ne s’y perd pas pour autant. Même si les deux morceaux dont je viens de parler touchent au jazz-rock ou au art rock, d’autres comme Willie the Pimp vont plutôt vers le blues de garage sale, ou comme The Gumbo Variations vont davantage vers un blues de la Nouvelle-Orléans déjanté et incontrôlable par moments. Un dernier grand morceau de l’album que je me permets de nommer : Little Umbrellas qui se veut davantage raffiné et posé, avec son piano et son rythme plus lent. Mais attention : les expérimentations de Zappa y sont tout aussi présentes !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s