Transformer (1972) – 808 jours, 900 albums

Revenu dans ma routine, j’ai écouté Transformer de Lou Reed.

Guitariste et voix de The Velvet Underground, j’avais quelques appréhensions à l’idée d’écouter cet album. La pochette, par ailleurs, est plutôt mystérieuse, et me rappelle un peu le somnambule tueur du docteur Caligari. Sans compter qu’en me renseignant sur l’album, j’ai appris qu’il s’agit d’une collaboration avec David Bowie et de l’un des albums phares du glam rock. Alors, à quoi s’attendre ? Aucune idée !

Le résultat, pourtant, fut plus que satisfaisant. En fait, il s’agit même d’un excellent album, que j’ai réécouté quelques fois par la suite, parfois d’une oreille distraite, parfois d’une oreille plus attentive. Tel que prévu, il s’agit bel et bien de glam rock, et du très bon d’ailleurs ! La voix de Reed a quelque chose de simple, de jeune et de frais. On fait rapidement le lien entre les Velvet, le proto-punk et sa voix : tout semble s’accorder sans heurt. Ajoutez à cela la simplicité instrumentale du glam rock, des morceaux accrocheurs et percutants, et vous avez cet album remarquable.

Dès Vicious, la table est mise, et avec une sensualité goûteuse, une ambiance sexy à souhait.

Je comprends mieux pourquoi la sexualité est considérée comme un thème récurent du style, puisqu’il s’adapte à merveille avec cette atmosphère.

Sinon, Satellite of Love est aussi bien appréciable. Et attention : le refrain risque de vous rester dans les oreilles pendant un petit bout de temps. Perfect Day aussi m’a bien fait sourire. Mais ma découverte la plus surprenante fut sans contredit Walk on the Wild Side. Imaginez : vous avez écouté les Velvet et leur son trash et expérimental, leur rock de garage sale, puis vous avez écouté Bowie et le glam rock, rebelle et épuré, théâtral et sexy. Vous prenez la voix des uns et le style de l’autre, et vous tombez sur ceci :

J’ignore si c’est à cause de son grand succès populaire, mais malgré la force indéniable de ce morceau, j’ai tout de même l’impression qu’il ne s’insère pas avec le reste de l’album. Surtout, je ne m’attendais pas à croiser ce morceau avec Reed. Quoiqu’en écoutant un peu mieux les paroles, je suis un peu moins surpris… Cela dit, cela demeure un excellent morceau, que j’écoute maintenant avec un petit sourire en coin.

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