American Beauty (1970) – 781 jours, 863 albums

Comme j’avais été impressionné par la beauté de Live/Dead des Grateful Dead, je me suis aussi permis d’écouter un second album du groupe, soit American Beauty.

Dans un défi comme celui-là, ou dans n’importe quelle exploration d’un domaine artistique, il arrive souvent qu’un artiste ou un groupe ait plusieurs oeuvres dignes de mention. Parfois, il y en a peu, et parfois beaucoup. Parfois, il peut même être difficile de s’y retrouver, avec des artistes comme Miles Davis par exemple. Mais souvent aussi, une oeuvre en particulier peut être considérée, par les critiques, comme LA meilleure oeuvre, l’incontournable ou la plus accomplie, ou encore la plus représentative, de l’artiste ou du groupe. Ainsi, avant de la découvrir, cette fameuse oeuvre, une petite appréhension se dessine, et des attentes se forment. Parfois, ces expériences se trouvent être de véritables révélations. Mais à d’autres occasions, elles se révèlent n’être que d’amères déceptions. Tant de promesses, tant de temps à attendre avant la découverte, tant d’éloges d’amis et de critiques pour ça ? Décevant !

Dans le cas de American Beauty, ce n’est pas forcément le cas. Cependant, il demeure toujours une certaine amertume lorsque l’on découvre un groupe prometteur et que leur soi-disant meilleur album est moins bon que celui qui a provoqué sa découverte. Et ce, même si l’album en est un excellent, ce qui est le cas ici. C’est aussi décevant lorsque le style auquel on s’attend n’est pas celui qui nous est offert, passant, ici par exemple, du rock psychédélique au country-rock. Bref, The Grateful Dead n’est finalement peut-être pas le groupe auquel je m’attendais.

Mais une fois mes déceptions personnelles passées, il s’agit, tel que mentionné plus haut, d’un excellent album, dans son style. Je me suis même surpris à aimer ledit style, soit un mélange de rock, de country, de folk et de psychédélique. On ne peut s’empêcher, par la même occasion, que d’y voir un peu de blues, ne serait-ce que dans la similarité des émotions et dans la manière de les communiquer. Box of Rain en offre un bon exemple :

C’est léger, mais sans être candide. C’est percutant, mais sans être bruyant. Bref, c’est bon, et agréable à écouter. Le reste de l’album a moins de cette énergie calibrée juste à point, allant davantage dans le country. Heureusement, celui-ci semble être contenu, et reste donc accessible, accrocheur même. Peut-être est-ce un reste de rock… Ainsi, loin d’être larmoyants, les morceaux s’écoutent doucement, penchant peut-être davantage dans la folk d’auteur-compositeur pour ce qui est du ton. Sur ce point, Candyman vous convaincra peut-être, si vous avez des doutes.

Ripple va un peu plus du côté du country, mais en vaut tout même la peine, et enfin, Truckin’ va vers le rock, avec sa mélodie accrocheuse. Mais pour le reste, j’hésite à explorer davantage le groupe. Peut-être si d’autres albums se trouvent sur mon chemin, ou dans ce défi… Sinon, c’est moins mon style que Live/Dead.

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