Neu! ’75 (1975) – 774 jours, 852 albums

Un certain album de kraut rock me tentait depuis déjà quelques temps. Il était sur ma liste d’écoute, mais l’année semblait trop lointaine, encore. Comme je me suis désormais pleinement lancé dans l’époque, et que j’ai écouté quelques albums du style qui le précédait, je me suis enfin permis d’écouter Neu! ’75 du groupe Neu!.

J’ai l’impression que plus on avance dans le temps, moins la musique électronique a de place dans ce style, et plus il perd de sa froideur et de son aspect presque mécanique. Cela, naturellement, dépend des groupes et des albums, mais ici par exemple, les ambiances m’ont semblé tellement calmes et relaxantes, avec des sons d’ailleurs et pris d’autres styles, comme le art rock, que l’essence du style me semblait différente. Étrangement, en écoutant davantage de ambient et de kraut rock, j’ai de plus de plus de difficulté à démarquer les deux.

À travers tout l’album, donc, le mélange est fréquent et semble aisé entre les sonorités électroniques et les instruments plus physiques, comme le piano, la guitare électrique ou la batterie. Isi ouvre par ailleurs l’album avec quelques notes de piano. La suite devient rapidement éthérée et rythmée comme on peut s’y attendre, mais le piano reste, en fond, et occupant même une partie de la scène.

C’est vraiment à partir de Hero que le kraut rock peut vraiment commencer, et que l’album devient, à mon avis, plus intéressant. Si l’on s’attend à entendre du kraut rock, bien sûr. Le rythme devient plus soutenu, et une voix de style punk s’intègre à la mélodie, avec sa distance et son manque de vigueur. E-Musik reprend ensuite cette atmosphère avec un peu plus d’énergie et de style.

Le son et l’ambiance prennent le temps de se développer, de nous envelopper. Et après quelques morceaux, on s’est également habitué à la présence du piano, alors que cette fois il est davantage en arrière-plan. Le morceau est certes plus répétitif, mais n’est-ce pas justement l’apanage du style ? Un peu comme avec du jazz, on semble ici explorer, en prenant notre temps, le thème qui nous est présenté.

Enfin, After Eight clôture l’album avec une guitare électrique insistante et agressive, mais accompagnée toujours du même piano, ainsi que de voix lointaines et désincarnées, créant une étrange atmosphère à fois terre-à-terre et éthérée. Étrange façon de terminer un album…

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