Nighthawks at the Diner (1975) – 771 jours, 847 albums

Un autre nom incontournable de la musique que je m’impatientais de connaître : le mystérieux Tom Waits. J’en avais entendu parler, mais je n’avais jamais entendu sa musique. Du moins, pas en le sachant… Mais j’avais quelques uns de mes amis qui ont partager de ses morceaux, et je n’avais pas pu m’empêcher d’écouter un peu. Et n’y tenant plus, j’ai donc écouté un album de cet artiste, et ce fut Nighthawks at the Diner.

Alors que je croyais qu’il s’agissait d’un musicien country ou encore d’un chanteur crooner, je fus surpris, mais ô combien satisfait, de découvrir une voix enrouée sur fond de jazz et de blues. En fait, il s’agissait même d’une véritable mise en scène, avec l’audience qu’on entend applaudir et rire, avec Waits qui raconte quelques histoires entre les morceaux, sur fond musical, prenant son temps, recréant l’atmosphère d’un spectacle donné tard dans la nuit, dans un bar ou un salon où on peut voir la fumée des cigares voler au-dessus des têtes.

Durant cette soirée de plus d’une heure, on découvre différents morceaux, comme On a Foggy Night qui est plus calme et posé, enfumé même, ou l’accrocheur Eggs and Sausage (In a Cadillac with Susan Michelson) avec son piano d’un charme exquis.

Sérieusement, un piano, une contrebasse et une voix comme celle-là : voilà tout ce dont j’ai besoin pour passer une agréable soirée musicale. Par cette simplicité, l’intensité s’en trouve décuplée, et les frissons deviennent fréquents et saisissants.

Deux autres morceaux qui ont réussi à sortir du lot, malgré la qualité exceptionnelle de l’album, sont Putnam Country qui est raconté comme une histoire, et Share Parts I (A Nocturnal Emission). Mais c’est particulièrement Nobody et sa poésie qui m’ont accroché le plus.

Je l’ai trouvé d’un romantisme saisissant.

Vous vous demandez peut-être comment je peux aimer la voix enrouée et difficile de Tom Waits et détester celle de Bob Dylan. La réponse est simple : celle de Waits est musicale, harmonieuse, et sait faire passer l’intensité de ses morceaux et de leur poésie à merveille, malgré son aspect rude. Celle de Dylan manquait tout simplement de charme et d’attrait. Outre la qualité de sa voix, il chante tout bonnement mal, à mon avis. C’est pourquoi j’ai hâte d’en découvrir davantage sur le premier, et que je considère comme difficile de découvrir de nouvelles oeuvres du second.

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