Talking Heads: 77 (1977) – 689 jours, 813 albums

Ce groupe-ci, j’en avais entendu parler un peu moins, mais quelque chose m’attirait vers eux. Peut-être est-ce le nombre important d’albums du groupe de ces années contenus dans les fameux 1001 ? Toujours est-il que, pour continuer mon exploration de la musique punk, j’ai écouté Talking Heads: 77 du groupe du même nom (mais sans le « : 77 »).

Talking Heads - Talking Heads 77

Ce fut la révélation. Ce défi a ce côté merveilleux de me faire découvrir de véritables perles de la musique, des albums et des moreaux d’une telle qualité qu’ils me font me demander, avec émerveillement, comment j’ai pu avoir écouté autant de musique et n’être jamais tombé sur ça; sur ce groupe, cet artiste, ce morceau, ce style. Avec cet album, les Talking Heads sont de ceux-là, de ces découvertes qui font briller mes yeux et me permettent un doux extase.

Sérieusement, j’ai écouté l’album et j’en étais pantois. J’ai dû marqué le trois quart des morceaux comme intéressants. Morceau après morceau, la musique me surprenait, me saisissait. Expliquer pourquoi ou comment serait difficile. Mais c’est mon devoir d’essayer tout de même, n’est-ce pas ?

C’est un mélange de plusieurs facteurs, en fait. Une base de rock comme je les aime : un rock pur, franc, simple, comme le punk nous ramène, mais sans le côté brut, bruyant, agressif. Simplement du bon rock, simple et accrocheur. Ajoutez à cela des guitares un tantinet désaccordées par moments, une voix de punk viscéral mais, encore une fois, sans l’agressivité. Simplement une voix essoufflée, mais passionnée, un peu fausse et cassante. Avec les notes discordantes des guitares, rares mais juste assez présentes pour le charme.

Souvent, avec la musique punk, les erreurs ou les dissonances ou les fausses notes semblent être dues au manque d’expérience, à l’amateurisme des artistes, contribuant ainsi au son garage, à l’ambiance franche et nue de leurs morceaux et de leurs émotions, au brut de leur art. Ici, avec les Talking Heads, j’ai l’impression que ces erreurs sont voulues, pensées, calculées. Elles sont disséminées à travers les morceaux, à travers les refrains, comme un élément de plus qui crée tout le charme, avoir savoir-faire, comme une nouvelle lettre qu’on aurait ajouté à l’alphabet.

Et enfin, tous les morceaux se valent, tous les morceaux ont leur charme, leur ambiance unique, mais leur âme est la même durant tout l’album. Alors, quels morceaux vous conseiller ou vous faire écouter ? Difficile de choisir… Psycho Killer est bien sûr un incontournable, ne serait-ce que par sa notoriété.

Quoique, après la version originale, mon album offrait une version acoustique, vibrante à donner des frissons.

Violoncelle et vibraphone sont suffisants pour transformer ce morceau et le sublimer. Ensuite, Uh-Oh, Love Comes to Town, qui ouvre l’album, est une bonne introduction à l’album et défini assez bien le style du groupe. No Compassion, avec sa guitare aiguë à l’ouverture (et un peu plus tard), me donne des frissons à chaque fois. De plus, le thème est accrocheur, énergique, presque haletant par moments.

First Week/Last Week… Carefree a aussi son charme. Pour le reste, par contre, ce sera à vous de découvrir. Pour ma part, je peux déjà vous dire que le second album du groupe en vaut tout autant la peine. Mais ça, c’est pour une autre critique.

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