The Wall (1979) – 681 jours, 805 albums

Si j’ai bonne mémoire, c’est environ à partir de ce moment-là que l’Internet a quitté mon appartement, sans préavis ni note d’au revoir. Je me suis donc rabattu sur des albums que je possédais déjà, dont plusieurs sous forme de disque vinyle. Entre autres, j’ai écouté The Wall de Pink Floyd.

Pink Floyd - The Wall

Je crois qu’il s’agira du dernier album de art rock que j’écouterai avant un bon bout de temps, à moins bien sûr que je ne fasse un autre de mes sauts quantiques dans le passé. La période est révolue, et les auditeurs sont désormais désintéressés de cette musique complexe, intellectuelle et exigeante. Ainsi, dans ce qui ressemble presque à un chant du cygne, Pink Floyd nous offre l’un de ses plus grands accomplissements : un album double qui s’écoute avec extase et les yeux rêveurs. Et malgré sa longueur, l’album s’écoute de source, en continu, sans trop qu’on ne s’en rende compte.

Parmi les grands morceaux de l’album, il y a bien sûr les trois parties de Another Brick in the Wall, dont la seconde est la plus connue, et selon moi la meilleure.

Axé davantage sur le hard rock que ce à quoi on pourrait s’attendre du groupe, le morceau n’en demeure pas moins un véritable tour de force. Reprenant l’esprit rebelle de la musique punk et de la jeunesse, mais en conservant la rondeur et la force brute du hard rock, Pink Floyd sait y mêler avec brio son style éthéré, avec des chants de chorales, par exemple, et les textes qui ressemblent par moment à une incantation.

Il y a aussi Comfortably Numb qui, là, se range carrément dans l’ambiance qui m’a fait tomber amoureux du groupe dès le début. Avec cette ambiance éthérée, éloignée, méditative, le morceau nous transporte ailleurs, nous fait voler.

Sinon, il y a également Hey You, l’ouverture provocante du second disque de l’album, ainsi que Run Like Hell et son long jam instrumental, son ambiance live, sa force. Pour le reste, non pas que les morceaux sont de moindre qualité, mais c’est tout simplement que l’album s’écoute avec si peu d’effort qu’il semble former un tout dont certaines parties ressortent à peine, mais contribuent certainement à la grande trame avec succès.

Voilà. Il faudra désormais que je fasse mon deuil de cette époque de la musique et du art rock. Heureusement que j’ai laissé quelques albums derrière moi !

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