Unknown Pleasures (1979) – 661 jours, 785 albums

Je rêvais d’écouter sérieusement un album de Joy Division depuis bien longtemps déjà. Présenté par un de mes amis, ce groupe avait quelque chose de mystérieux et d’intense. L’histoire douloureuse de son chanteur Ian Curtis, épileptique et suicidaire, le nom du groupe qui évoque la division des hommes et des femmes dans les camps de concentration juifs, la couverture de Unknown Pleasures qui représente le signal radio d’une étoile mourante, tout me disait que ce groupe avait quelque chose de singulier, quelque chose d’unique. Et en écoutant Unknown Pleasures, je me suis aperçu que j’avais raison.

Joy Division - Unknown Pleasures

L’atmosphère sèche et épurée nous frappe dès l’ouverture de l’album, avec Disorder.

Malgré l’influence très transparente du punk, on sent aussi un soucis de plus. Le morceau est accrocheur, avec un soucis pour la pop, et l’émotion du chanteur est moins criarde et plus sentie, plus profonde. Tout de suite après, avec Day of the Lords, cette émotion est encore plus exposées, encore plus mise à nue, mais en conservant ce calme et cette retenue calculés, qui rendent le morceau encore plus tragique et poignant.

Avec Insight, on se retrouve en pleine introspection, avec une ambiance plus intime, plus tamisée, et un Curtis à nu, vulnérable. Mais avec She’s Lost Control, on revient vers la pop et son aspect accrocheur.

Les percussions travaillées, la guitare électrique prenante, la simplicité aussi du morceau qui met tout en évidence font de ce morceau un véritable classique du genre. Mais on conserve toujours ette émotion viscérale, cette voix impossible à dupliquer par son authenticité, sa puissante, son caractère à la fois d’intensité et d’une fragilité presque palpables. Cette authenticité, cette fragilité surtout, apparaît également sur New Dawn Fades. Mais là, je vous ai déjà fait écouter assez de morceaux.

Pour les plus observateurs d’entre vous, vous vous demandez peut-être pourquoi j’ai classé cet album dans le post-punk plutôt que dans le punk tout cours. C’est que, paraît-il, en 1979 l’époque du punk est déjà passée. Déjà, Joy Division emploie le synthétiseur et quelques éléments de la musique électronique. Aussi, la musique, même si elle porte tout le bagage du punk, est plus travaillée et recherchée. Il y a ici des subtilités difficiles à écarter. Il y a également tout l’aspect pop des morceaux. Toutefois, le ton sec, noir et épuré de l’album m’empêche de le classer dans le new wave à proprement parler.

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