Non-Stop Erotic Cabaret (1981) – 654 jours, 778 albums

Pour une courte pause d’une musique autrement exigeante, j’ai fait un retour vers le synth pop et le new wave, avec l’album Non-Stop Erotic Cabaret de l’étonnant groupe Soft Cell.

Soft Cell - Non-Stop Erotic Cabaret

Le titre de l’album a de quoi intriguer. Et avec un début pop mais travaillé et complexe comme Frustation, je ne savais trop à quoi m’attendre. Est venu ensuite le très connu Tainted Love. Un autre groupe vide et superficiel ? Déjà, je savais que ce n’était pas le cas. Simplement en réécoutant leur morceau succès, j’ai découvert une profondeur qui m’était jusqu’alors passée inaperçue. Un travail complexe est fait au niveau des percussions, et surtout, je ne comprends pas comment j’ai pu passer à côté de l’ambiance langoureuse que le morceau évoque.

Il faut aussi avouer que l’ambiance a quelque chose de sombre, de glauque. C’est pourquoi j’ai été surpris, par la suite, de retrouver des morceaux plus calmes, plus mesurés, comme Seedy Films, que j’ai beaucoup aimé, et surtout Secret Life. Même s’il y a une certaine ambiance effrayante dans ce morceau, le synthétiseur naïf semble étrangement rééquilibrer le tout.

Mais le plus troublant que j’ai découvert sur cet album, et le meilleur aussi, c’est définitivement le morceau Sex Dwarf. Il est mordant, troublant, saisissant. Mais surtout, son vidéoclip est la chose la plus déstabilisante que j’ai visionnée de ma vie. Et je viens de voir Pink Flamingos de John Waters il y a seulement quelques semaines. Donc, regardez-le à vos propres risques.

Le pire, je crois, ce n’est pas les tronçonneuses, les morceaux de viande, l’esthétisme inspiré du BDSM ou le nain, mais plutôt le regard déjanté de Marc Almond et son sourire détraqué.

Enfin, il y a aussi Entertain Me que j’ai dégusté avec plaisir. Tout ça pour dire que, si on m’avait dit que c’était le genre de musique qui se cachait derrière le groupe qui a popularisé Tainted Love, j’aurais eu bien de difficulté à le croire. Mais maintenant, je sais que je dois définitivement explorer davantage les oeuvres de ce groupe et, surtout, de Marc Almond. J’ai regardé quelques vidéoclips de plus, et son regard est toujours aussi troublant.

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