Master of Puppets (1986) – 650 jours, 773 albums

Ensuite, saut dans le speed metal, qui deviendra rapidement le thrash metal, avec l’album Master of Puppets du groupe Metallica.

Metallica - Master of Puppets

C’est drôle : je croyais que Metallica faisait partie d’un heavy metal plus conventionnel. Je me souviens, étant jeune adolescent, voir mes amis étonnés de mon manque flagrant de culture musicale. La surprise passée, ils me nomment quelques groupes, dont j’ignorais l’existence ou seul le nom m’est connu. Parmi cette liste figure le nom mystique de Metallica. Avec surprise, ils me demandent : « Mais ton père écoutait pas ça, du Metallica ? » Non fut bien sûr la réponse, la chose la plus intense que mon père écoute étant toujours du Johnny Cash.

Mais l’idée a fait son chemin. Metallica… le nom évoquait la base même du métal. Aujourd’hui, à la lumière de mon expérience et de ce défi, je peux écouter cette musique avec une nouvelle perspective. Disons qu’on est loin de Black Sabbath, Led Zeppelin, ou même Iron Maiden ! Ici, la précision du heavy metal est alliée à la vitesse et à l’intensité technique et sonore du hardcore punk. Bon, peut-être pas la totalité de son intensité sonore… Ainsi, alors que pour mon père le ton sombre de Black Sabbath aurait déjà été de trop, je l’imagine encore plus mal écouter cette musique autrement énergique, cadencée et d’une complexité parfois difficile à suivre. On vous lance une kyrielle de notes, en rafale, jouée avec une virtuosité démente mais sans vous laisser le temps de les assimiler toutes. Et le plus étonnant, mais aussi le plus agréable, c’est que le tout est toujours fluide, clair, précis, ce qui donne aux racines hardcore une audibilité fort appréciable. Et c’est tant mieux, parce qu’il y a encore plusieurs albums de speed et de thrash metal à écouter dans ce défi et dans les prochains jours. Aussi bien y prendre plaisir.

Le premier morceau qui a retenu mon attention, comme souvent, fut le premier, soit Battery.

Le départ lent et délicat à la guitare acoustique, qui donne une ambiance faussement latine. Puis arrivent les lourdes guitares électriques, de leur poids immense, juste avant que la batterie ne se déchaîne de manière surhumaine. Le morceaux éponyme, qui suit, m’a plutôt déçu, étonnamment. Si on le compare à la complexité et à rondeur des autres morceaux de l’album, je l’ai trouvé plutôt ordinaire et plat. Tout le contraire de Disposable Heroes !

Avec sa longue construction, sa complexité appréciable et ses différents mouvements, ce morceau n’a pas été sans me rappeler les grandes épopées chantées par Iron Maiden. Enfin, il y a aussi Orion, long morceau instrumental qui nous montre toute la virtuosité dont le groupe est capable.

Certes, ce n’est pas un album de métal classique, mais il s’agit certainement d’un incontournable du genre.

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