Surfer Rosa (1988) – 620 jours, 724 albums

Encore des problèmes d’organisation ! Mais cette fois, c’est à cause d’un nouvel emploi et d’une réorganisation de mon appartement. Et, à travers tout ça, j’ai néanmoins réussi à baisser mon retard d’un album ! Et surtout, comme mon emploi est juste assez loin de chez moi, j’ai l’occasion parfaite pour écouter un album en me rendant et en revenant du travail. Comme du temps déjà lointain de mon défi jazz !

Cela dit, j’ai encore en banque plusieurs albums déjà écoutés qu’il me reste à commenter. Le premier d’entre eux est Surfer Rosa du groupes Pixies.

Pixies - Surfer Rosa

J’avais déjà écouté les Pixies, un peu. J’étais tombé sur le groupe, un peu par hasard, lorsque je faisais encore une découverte et recherche chaotique de la musique. Et, pour être franc, je n’avais pas vraiment apprécié et, ainsi, j’avais mis le groupe de côté sans trop y repenser. En voyant le nom du groupe dans ce défi, j’y ai vu une bonne occasion de revisiter le groupe, sans vraiment d’appréhension ni d’espoir quelconques. Et je dois dire que je suis plutôt satisfait de cette redécouverte. La musique est la même, mais la perception a totalement changé. J’ai senti que, maintenant que j’ai une certaine maturité musicale, je peux pleinement apprécier cette musique. Et ça, je m’en suis rendu compte avec Something Against You.

Les guitares lourdes et rapides, grésillant par-dessus les voix mal enregistrées et distantes, le tout avec un fond de noise rock texturé à souhait : tout ici est fait pour être aimé. MAIS il faut savoir apprécier et apprivoiser le style, ce que je n’avais pas il y a quelques années. Mais maintenant, j’ai ces outils, et je sais les utiliser. Ainsi, lorsque j’écoute, aussi, le discordant et énergique Broken Face ou le complexe I’m Amazed, je n’y trouve que du bonheur.

Naturellement, les morceaux plus pop, comme l’excellent Gigantic, ne s’y retrouve que rehaussés par cette compréhension et perception nouvelles.

Le refrain accrocheur reste, mais les passages plus exigeants y trouve un attrait jusqu’alors insoupçonné. Même chose pour le plus doux et mélancolique Where Is My Mind?. Il se crée, grâce au noise rock, une atmosphère complète et enveloppante, qui permet ensuite au reste du morceau de transporter l’auditeur, ailleurs ou en lui-même, avec un aspect concret époustouflant. Avec toute cette texture, on a presque l’impression, parfois, de pouvoir toucher la musique. Et là, on en est encore qu’au premier album du groupe…

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