Spy vs. Spy – The Music of Ornette Coleman (1989) – 615 jours, 718 albums

Vous savez peut-être que, avant ce défi, j’en ai fait un autre spécifiquement sur le jazz. 365 albums en 365 jours. Et à travers tous ces albums, j’ai découvert un nombre incalculable d’artistes, de styles et de sous-styles de jazz. Parmi toutes ces découvertes se trouvait Ornette Coleman : l’un de ceux qui m’a permis d’apprivoiser, puis d’aimer, le free jazz. Vous comprendrez donc mon enthousiasme, lorsque je suis tombé sur l’album Spy vs. Spy – The Music of Ornette Coleman de John Zorn.

John Zorn - Spy vs. Spy - The Music of Ornette Coleman

La prémisse de cet album : déconstruire Ornette Coleman. Alors que, déjà, Ornette Coleman, lui, déconstruisait le jazz, la musique et leurs conventions. Il s’agit donc pas d’une mince affaire ! Avec 17 morceaux, pourtant, Zorn réussit son mandat. Du moins, en partie.

Ce que j’ai toujours admiré, avec Coleman, c’est la constance de ses morceaux, de sa musique. Même s’il faisait du free jazz et explorait ses possibilités, il savait toujours demeurer logique dans ses compositions. Ici, on tombe parfois, surtout au début de l’album, dans ce qui semble être une improvisation intense et anarchique. J’ai tout de même bien apprécié l’effort, surtout sur des morceaux tels que Blues Connotation, un classique de la collection de Coleman. Chippie est également bien réalisé, surtout que, suite à ce morceau, l’album gagne définitivement en qualité, avec l’intense et turbulent Peace Warriors, le plus urbain et audible Ecars, puis le très pop Feet Music, avant de passer au mélancolique Broadway Blues.

J’ai malheureusement quelques difficultés à trouver les liens appropriés, je vous laisse donc entre les mains l’album complet, où vous pourrez sélectionner vous-mêmes vos morceaux, ou même écouter l’album dans son entier, si le coeur vous en dit.

Ainsi, Zorn offre un panorama plutôt complet de l’oeuvre de Colette, mais avec une réinterprétation parfois chaotique et sèche. Mais, à d’autres moments, il permet de découvrir des oeuvres moins connues ou plus obscures de Coleman. Une seule chose est sûr : il faut d’abord apprécié le free jazz pour commencer à apprécier cet album. Moi-même, j’ai parfois trouvé la tâche ardue.

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