Safe as Milk (1967) – 614 jours, 716 albums

Cette fois, c’est plus qu’un petit retour en arrière que j’ai fait : c’est littéralement un saut quantique. Cela faisait un bon moment que je souhaitais revenir sur mes pas et prendre le temps d’écouter les oeuvres du légendaire Captain Beefheart and his Magic Band. Après de nombreuses références à lui à travers les albums que j’ai écoutés depuis que j’ai quitté les années 60, j’ai fini par me convaincre qu’il était une pierre de voûte de toute la musique populaire, une pierre de voûte que j’avais omis d’écouter. Mais après qu’un ami m’ait conseillé chaudement d’écouter un de ses albums, je me suis finalement décidé. Ainsi, j’ai écouté Safe as Milk, premier des deux albums de l’artiste/groupe présent dans ce défi.

Captain Beefheart and his Magic Band - Safe as Milk

Cela faisait drôle, de se plonger de nouveau dans l’époque du psychédélique. Mais après avoir passé à travers tant d’albums, d’années et de styles, j’ai l’impression d’avoir acquis une maturité qui me permet désormais d’apprécier ces oeuvres sous un nouvel angle, sous une nouvelle perspective. Et connaissant ce qui suit, je peux apprécier davantage les particularités de l’artiste et de sa musique. Mais disons qu’avec Captain Beefheart, cela n’aurait pas été difficile de toute façon. Avec son ambiance campagnarde, qui reprend de manière inattendue l’héritage du folk, avec son utilisation de nombreux instruments (tel que le thérémine), parfois de manière expérimentale, mais toujours de manière contrôlée et judicieusement intégrée, et avec ses structures musicales nouvelles et audacieuses, son mélange frais de blues, de folk et de rock psychédélique, Beefheart sait rester unique et inimitable.

L’album débute avec Sure ‘Nuff ‘N Yes, I Do aux inspirations country, mais avec plusieurs éléments de rock qui ne permettent pas de se méprendre. Vient ensuite le très pop et accrocheur mais toujours avec cette odeur de terre Zig Zag Wanderer.

Plus loin, c’est Dropout Boogie qui retient mon attention, avec son ambiance plus brute et rude, sa voix rauque, et sa guitare sale et sa lourde basse. Puis Electricity nous offre un autre morceau accrocheur et intense, complexe à souhait et texturé au maximum. Il faut dire que le thérémine aide beaucoup. Mais c’est définitivement Abba Zaba qui a le plus retenu mon attention.

Le rock psychédélique n’a jamais été aussi et à la fois étincelant, terrestre, complexe et facile à écouter.

Ainsi, je suis bien content d’avoir enfin pris le temps de découvrir cet artiste hors paire, qui a su posséder le rock psychédélique et le créer à sa manière propre et unique. Mais, déjà, j’avais hâte de découvrir le second album du défi : Trout Mask Replica. Je vous le dis déjà : je n’ai pas été déçu !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s