Nevermind (1991) – 607 jours, 705 albums

Voilà ce que j’attendais depuis un bon bout de temps : le grunge. Et quel meilleur album pour se plonger dans le style que l’intemporel Nevermind de Nirvana.

Nirvana - Nevermind

Je suis encore étonné lorsque je pense que l’un des premiers albums que j’ai écoutés était celui-ci. Et cela, quelque peu par hasard. À l’époque, alors que j’étais encore adolescent, c’était probablement la rage de vivre, l’énergie, mais aussi la simplicité apparente de cette musique qui m’ont séduit. Aujourd’hui, en le réécoutant, ce sont les relents du punk, du heavy métal, du hard rock, du noise qui me viennent à l’esprit. Et malgré cela, je trouve encore difficile de bien définir cette musique, cet album, ce son. Des guitares présentes, une batterie puissante, une voix profonde, rauque et viscérale : tout cela semble avoir déjà été fait. Et pourtant, juste en écoutant Smells Like Teen Spirit, on sait sans hésiter que quelques générations ont passés depuis les débuts du punk, depuis Black Sabbath, et depuis le garage rock des Velvet Underground et des Monks.

Les paroles sont peut-être énigmatiques, héritées du noise rock et du shoegaze, mais une chose est claire : « Here we are now. Entertain us!« . La génération du punk, de la désolation et de la révolte, a maintenant 10 années de plus, et celle qui est maintenant jeune et pleine de vie, celle qui crée cette musique et cette culture, a pris un autre tournant que celui du désespoir. Bien sûr, on sent une lourdeur, une obscurité dans cette musique, mais rien d’aussi noir qu’à la fin des années 70. Bien sûr, on sent une agressivité, une force intense dans cette musique, mais rien d’aussi brut que dans le heavy metal, le hard rock et leur parenté.

Quoique cela dépende des morceaux ! Si vous écoutez Breed et son ton inquisiteur, ou bien Territorial Pissings et son son sans concession, vous penserez peut-être autrement. D’ailleurs, ce dernier morceau ne m’avait jamais plu. Et aujourd’hui, je pourrait dire que c’est l’un des bons de l’album, même des très bons (car ils sont tous bons). Là, on voit bien l’héritage du métal et du hardcore punk, mais pas seulement dans la puissance; dans la subtilité aussi.

Mais si, plutôt, on prend Polly et son ton indolent, avec sa guitare acoustique tranquillement joué, ou même le rythme retenu de On a Plain, on sait également que quelque chose est différent, que ni l’émotion ni l’ambiance n’y sont les mêmes.

Pour le reste, c’est à vous de découvrir l’album, si ce n’est pas déjà fait, ou de le redécouvrir, encore et encore. Pour ma part et pour le moment, moi, je vais plutôt découvrir le reste du grunge.

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