You’ve Come a Long Way, Baby (1998) – 491 jours, 635 albums

Pour rester dans le même style, j’ai décidé d’écouter un second album de Fatboy Slim, soit You’ve Come a Long Way, Baby.

Fatboy Slim - You've Come a Long Way, Baby

Tout d’abord, c’est le morceau d’ouverture qui, inévitablement, retiendra votre attention. Il est incontournable, saisissant, accrocheur, passionnant. Voici Right Here, Right Now, qui, je crois bien, est mon morceau favori du groupe.

Vient ensuite The Rockafeller Skank, que j’ai également trouvé captivant, avec son rythme effréné. Praise You est également un morceau a écouté, même si je le connaissais déjà grâce à DDR.

Enfin vient Acid 8000 qui tombe davantage dans l’électro à proprement parler, et qui rappelle sans contredit le techno.

J’ai apprécié l’album, mais je dois également dire que je suis déçu du groupe. J’en avais beaucoup entendu parler et donc, par conséquent, je m’en étais fait une idée. Mais je trouve beaucoup de leur morceau un peu vite et sans intérêt : ils ne parviennent pas à m’accrocher. Je trouve que les morceaux manquent de textures, de détails, bref de personnalité. Cela n’empêche pas certains d’être bons, voire excellents. Mais après autant d’albums écoutés, il semble que ce sera plus difficile de me souvenir de cet album en particulier, surtout si je le compare à un album de Prodigy…

The Fat of the Land (1997) – 491 jours, 635 albums

Pour le défi, un second album du groupe Prodigy que j’avais déjà bien apprécié. Cette fois, il s’agissait de l’album The Fat of the Land.

The Prodigy - The Fat of the Land

Encore une fois, le groupe nous offre un album dense, complexe et texturé à souhait, et ce, dès Smack My Bitch Up, qui ouvre l’album. Après plusieurs albums, je me suis fait à ce son, même que j’ai commencé à grandement l’apprécier. J’aime la basse lourde, j’aime les samples en boucles, répétés jusqu’à nous hypnotiser, j’aime les textures nouvelles et travaillées au maximum, j’aime la simplicité apparente des morceaux, malgré leur complexité profonde, qui permet de se plonger dans la musique sa lever le nez. Et tout ça se trouve à chaque morceau, surtout sur Breathe, que j’ai adoré.

Après ces deux morceaux du début, je dois avouer que je suis tombé dans une sorte de transe, écoutant l’album de manière à demi consciente, transe de laquelle je ne suis sorti qu’avec le morceau Narayan qui a retenu mon attention par construction particulière. Piano éthéré, puis couplet pop, suivi de passes électro géniales et grisantes…

Enfin, Fuel My Fire termine l’album avec un morceau rapide, cadencé à l’extrême, et intense par son énergie. Cela dit, le groupe ne perd jamais le contrôle, toujours avec son rythme constant comme un métronome, et permettant ainsi de détailler au maximum la clôture d’une aussi belle oeuvre.

Come Find Yourself (1996) – 491 jours, 635 albums

J’ai ensuite passé un autre album de rap, soit Come Find Yourself du groupe Fun Lovin’ Criminals.

Fun Lovin' Criminals - Come Find Yourself

Rap, mais rap alternatif. La définition ? La même que pour le rock alternatif : englobant tous les genres, influences et inspirations et, donc, un genre qui veut tout et rien dire. Du moins, à l’écrit. Parce qu’à l’oreille, je remarque aisément la différence : un rap plus doux, nuancé par le rock (alternatif), et plus pop, si le terme s’applique ici. Mais les influences ne se limitent pas à ça : dans The Grave and the Constant, j’ai senti des influences de R&B, avec l’ambiance de lounge langoureuse. Avec Scooby Snacks, on se croirait dans un western, ou quelque chose du genre, en entendant le jeu de la basse et certains passages de la guitare électrique. Aussi, le morceau a l’avantage d’être fichtrement accrocheur.

On revient plus loin au R&B et son groove avec King of New York, alors que We Have All the Time in the World offre plutôt un morceau doux et lent, réflexif ou romantique, mais qui contraste avec l’idée qu’on peut se faire du rap et de ses possibilités. Quoique, après tout ce que j’ai entendu, les possibilités m’apparaissaient déjà grandes !

Naturellement, le morceau éponyme est également un bon moment de l’album, avec sa sensualité et ses subtilités.

Pour le reste, j’aime bien ces groupes qui savent se détacher des stéréotypes du rap pour amener leur art et ses possibilités plus loin, pour faire du neuf, du frais, qui est grandement apprécié par les auditeurs qui, comme moi, ont encore de la difficulté avec les groupes plus traditionnels du genre.

Emperor Tomato Ketchup (1996) – 491 jours, 635 albums

J’ai écouté un album d’ambient pop et de post-rock des plus intéressants. Il s’agissait de Emperor Tomato Ketchup du groupe Stereolab.

Stereolab - Emperor Tomato Ketchup

L’album est bâti sur de bonnes bases d’électro qui m’ont rappelé le big beat ou le house, mais qui sont utilisées ici pour créer une ambiance douce, lente et calme, qui se transforme rapidement en ambient pop, tout en amenant la richesse musicale que je découvre peu à peu du post-rock. Le premier morceau, Metronomic Underground, a d’ailleurs une atmosphère hypnotique, par sa répétition et son évolution faite au ralenti. Alors que, tout de suite après, Cybele’s Reverie s’ouvre sur des violons et un rythme plus soutenu, plus accrocheur et plus pop, mais tout en conservant, par moments, les subtilités électrisantes de l’électro.

Quelques morceaux plus loin, Olv 26 revient vers une base d’électro qui, par sa lenteur et sa pureté, peut même évoquer le kraut rock et son aspect mécanique, froid. Quoiqu’en y ajoutant l’orgue et quelques éléments de rock, tout comme la voix féminine et sensuelle, cette émotivité fait un contraste intéressant entre les deux inspirations. Avec The Noise of Carpet, c’est presque l’inverse, mais avec le même charme : une voix un peu froide, à la fois punk et sans vitalité, sur un fond de rock énergique et brut.

Vers la fin de l’album, il y a aussi le mélancolique Monstre Sacre qui a retenu mon attention, ainsi que Anonymous Collective qui, lui, rappelle encore davantage le kraut rock.

Ce que j’ai trouvé de plus fascinant avec ce groupe, c’est cette capacité étrange à être à la fois froid et mécanique, et profond et touchant, mais tout en douceur, tout en subtilité. Bref, d’allier les deux, et d’en faire un alliage encore plus fort, plus prenant et fascinant que les deux inspirations prises à part. Je croyais, rendu aussi loin dans les années, avoir terminé les surprises en découvrant de nouvelles genres, mais le post-rock m’a déjà montré que j’avais tord.

Devil Without a Cause (1998) – 492 jours, 635 albums

Pour un album autrement exigeant, j’ai écouté Devil Without a Cause du groupe Kid Rock.

Kid Rock - Devil Without a Cause

Un autre album de rap-métal, qui associe la force narrative du rap à l’intensité instrumentale du métal. Je crois que je commence à m’y faire, à aimer se style, mais seulement lorsque l’aspect métal est aussi utilisé pour développer des fortes compositions mélodiques, comme ici. Le rap ne vient alors qu’ajouter un aspect viscéral aux paroles, et son esthétisme hip hop, qu’ajouter et rehausser à cette soupe déjà complexe qu’est le métal. Un bon exemple de cet accomplissement : I Am the Bullgod.

Mais cela dit, Bawitdaba, qui ouvre l’album, ne donne pas sa place non plus, avec son refrain accrocheur et son énergie féroce. Roving Gangster (Rollin’), quant à lui, met davantage l’accent sur l’aspect rap, pour un résultat assez surprenant, et assez satisfaisant. Mais à ce titre, ce serait Welcome 2 the Party (Ode 2 the Old School) qui remporterait le plus mon admiration et, donc, qui remporte votre attention pour cet article.

Étonnez que je vous recommande tant cet album ? Disons simplement que mes oreilles commencent à s’y faire…

The Dandy Warhols Come Down (1997) – 492 jours, 635 albums

Après un album aussi peu inspirant, je me suis laissé tenté par un groupe au nom plutôt intriguant : The Dandy Warhols. J’ai donc écouté leur album intitulé The Dandy Warhols Come Down.

The Dandy Warhols - The Dandy Warhols Come Down

Et fidèle à son nom, le groupe ne m’a pas déçu, m’offrant des morceaux de indie rock accrocheurs et juste assez complexes pour qu’on s’y plaise. Le premier d’entre eux fut Boys Better, avec son mélange de tous les âges et son énergie contagieuse.

Il me rappelle le rock psychédélique des sixties, la force un peu brute du grunge, et la verve artistique du indie. Avec le morceau suivant, Minnesoter, c’est plutôt la folk qui me revient dans les oreilles, avec une mélodie fichtrement accrocheuse.

Orange est aussi très appréciable par son atmosphère calme et décontractée, nous amenant ainsi dans un tout autre paysage sonore. Not if You Were the Last Junkie on Earth livre plutôt une ambiance pop, mais en restant fidèle à la personnalité du groupe, alors que Every Day Should Be a Holiday allie des éléments d’électro à des notions de noise pour former un morceau des plus éclatants.

Bref, un album bien complexe, bien accrocheur que je vous conseille bien. Mais je n’en attendais pas moins d’un groupe qui usurpe le nom de Warhol.

…Baby One More Time (1999) – 492 jours, 635 albums

Certaines choses dans ce défi sont inévitables. Un album de Britney Spears est l’une d’entre elles. Inévitable, parce qu’il faut bien l’écouter et connaître l’artiste. Inévitable aussi, parce que j’ai toujours des forts doutes que je vais aimer ça.

Britney Spears - ...Baby One More Time

En fait, je dois admettre que je connaissais déjà une bonne partie des morceaux contenus sur cet album. Les autres, selon moi, sont à peine digne de mention. Vous aurez compris que je serai assez critique envers cet album, mais c’est que dès l’ouverture de l’album, avec le morceau éponyme, on sent que la musique est davantage le résultat d’une production commerciale que le résultat d’une production artistique.

Le vidéoclip avec les écolières qui dansent n’aide d’ailleurs pas cette perception. Il faut aussi dire que je me souviens avoir entendu ce morceau beaucoup trop souvent lorsque j’étais jeune, et que je trouve maintenant qu’il n’a pas si bien vieilli (!). Avec (You Drive Me) Crazy, c’est pas mal la même chose, même s’il faut bien avouer que les deux morceaux, par leur inspiration singulièrement pop, sont plutôt accrocheurs.

Deux autres morceaux de l’album que j’ai relevé : le plus doux et sentimental Born to Make You Happy, ainsi que l’étonnement recherché The Beat Goes On.

Pour le reste, je suis content d’avoir écouté un artiste populaire de plus, mais aussi d’en avoir un de moins à entendre plus tard.