Rejoicing in the Hands (2004) – 479 jours, 630 albums

Avec une bonne amie à moi, j’ai décidé à la fin du mois de juin de faire une petite escapade dans la ville de Québec. (Eh oui : je suis si en retard que ça sur mes critiques ! ) Comme la route est longue, et que nous sommes tous les deux des mordus de musique, j’ai donc emporté avec moi une pile d’albums pour écouter en chemin, et pendant nos pérégrinations dans la capitale nationale. Et pour débuter le voyage, quoi de mieux qu’un bon album de indie folk ? Nous avons donc écouté Rejoicing in the Hands de Devendra Banhart.

Devendra Banhart - Rejoicing in the Hands

Avec cette voix profonde, une instrumentation simple et ce petit quelque chose indescriptible qu’apporte l’indie, l’album promet dès ses premiers instants d’être idéal pour un bon vieux roadtrip. La guitare acoustique, dans ces circonstances, est toujours une valeur sûre. This is the Way nous accueille donc sur les routes du Québec avec un soleil radieux, quelques nuages moutonneux et un sourire sur le visage.

Depuis qu’avec ce défi je me suis familiarisé au folk, j’ai appris à savourer cette simplicité, l’aspect épuré de cette musique, qui semble laisser toute la place à la subtilité et, dans beaucoup de cas, à l’émotion, vraie et bien sentie. Comme sur It’s a Sight to Behold et ses violons poignants. The Body Breaks offre son propre genre de lyrisme, plus doux, plus près de la balade, et nous montre qu’avec si peu de choses, on peut pourtant faire tant ! Will Is My Friend est un autre morceau que j’ai bien apprécié : touchant et fragile, mais assuré à la fois. Ensuite, c’est le plus joyeux This Beard Is for Siobhán qui a redonné du soleil à notre voyage.

Le reste de l’album comporte bien sûr d’autres bons moments, d’autres moments rêveurs et souriants, ou tristes et enfumés de nostalgie, mais après quelques morceaux, je dois avouer qu’on se laisse porter par l’album sans trop y réfléchir davantage. L’album ressemble à un troisième passager, assis sur la banquette arrière, qui vous accompagne sur la route, soit par son silence, soit par sa conversation désinvolte, soit par les quelques notes qu’il gratte de manière inconsciente sur sa guitare. La voiture devient moins vide, et la compagnie est toujours bonne.

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