Dance Mania, Vol. 1 (1958) – 444 jours, 594 albums

Un peu de mambo pour se donner de l’énergie et débuter une belle journée ensoleillée (ou pour ensoleiller une journée grise) : c’est avec cette idée en tête que j’ai écouté le maître incontesté du mambo Tito Puente et son album Dance Mania, Vol. 1.

Tito Puente - Dance Mania, Vol. 1

Cette musique latine, cubaine, semble être forgée à même le feu, tellement elle est chaude et endiablée. Le rythme est difficile à ignorer, surtout pour vos hanches qui voudront bouger un peu. Et ce, dès l’ouverture de l’album, avec El Cayuco.

On se croirait expédier en quelque pays chaud, où les palmiers et les vagues dansent lentement au rythme de la musique, des percussions et des cuivres. Et après ce morceau, on se laisse transporter par cette ambiance hautement festive, sensuelle et à l’énergie déchaînée. L’esprit semble prendre des vacances, pendant que l’album joue dans votre voiture, et un large sourire s’installe sur vos lèvres.

Mais juste pour vous, je vais vous donner quelques autres bons moments. 3-D MamboHong Kong Mambo et Varsity Drag sont 3 morceaux qui ne sauraient vous déplaire.

Pour le reste, à vous d’entrée dans ce carnaval coloré et ensoleillé.

Publicités

Shaft (1971) – 444 jours, 594 albums

Le funk et le soul font toujours bon mélange. Mais lorsqu’ils sont assemblés par le génie et le sens du spectacle d’Isaac Hayes, cela donne un petit bijou qui s’appelle Shaft, la trame sonore du film du même nom.

Isaac Hayes - Shaft

Si vous ne connaissez pas encore Theme from Shaft, il est temps de vous y mettre.

Il est langoureux, funky, électrisant et, surtout, accrocheur à souhait.

Le reste de l’album est, comme je l’ai indiqué plus haut, une trame sonore. Ainsi, il est davantage composé de morceaux d’ambiance, qui passent plus inaperçus. Quoique avec Hayes, beaucoup de ces passages restent plutôt dans l’oreille, et on se fait un plaisir fou à imaginer dans quelles scènes mystérieuses, pleines de suspense ou sensuelles ils ont été utilisés. Parmi les meilleurs moments, il y a Walk from Regio’s, le langoureux et discret Ellie’s Love Theme, le plus long, détaillé et badin Cafe Regio’s, le confiant Be Yourself, et j’en passe.

Enfin, il y a le long Do Your Thing d’une vingtaine de minutes, en plusieurs parties, mais qui s’écoute comme un long fleuve, en se laissant porter.

Sheer Heart Attack (1974) – 444 jours, 594 albums

Queen a plus d’un album dans ce défi. Je me suis donc plongé de nouveau dans leur glam rock, hard rock, art rock, cette fois avec l’album Sheer Heart Attack.

Queen - Sheer Heart Attack

Vous aurez peut-être remarqué que ma découverte progressive/temporelle des albums de ce défi s’est quelque peu effacée. C’est que je suis arrivé au bout du livre, et que je peux désormais me permettre de découvrir le reste des albums dans un ordre plus hasardeux, maintenant que je connais les grands styles et les grandes lignes de la musique des 60 dernières années. D’où des classiques que j’avais sautés, tels que Pet Sounds et The Wildest!, et d’où mon retour à Queen. Même si cet album ne pourrait pas vraiment être caractérisé de classique

Il s’agit d’excellente musique, mais disons qu’avec la cuisine et le ménage, la plupart de l’album est passé plutôt inaperçu, malgré des écoutes répétées. Aucun morceau en particulier ne m’a accroché l’oreille, même si certains étaient meilleurs que d’autres. Cela dit, je crois encore avoir quelques difficultés à pleinement apprécier toute la complexité de Queen et de leur musique. Ce mélange unique de glam, de hard et de art rock est difficile à décrypter.

Je ne vous laisserai toute fois pas en reste. Now I’m Here est fort appréciable, par exemple.

Certains morceaux sont plus moqueurs, comme Bring Back That Leroy Brown, alors que d’autres ont quelque chose de typiquement queenesque, comme Killer Queen qui ressemble à une comptine ou à un opéra. D’autres encore sont plus axés sur le hard rock en tant que tel, comme l’énergique Flick of the Wrist ou Brighton Rock, qui ont une énergie solide et appuyée, agrémentée d’une voix et de détails musicaux tiré du glam rock.

Mais tel que mentionné plus haut, il faut porter une attention particulière à cet album si l’on veut en saisir les nuances, l’apprécier, et qu’on ne veut pas qu’il nous passe par les oreilles inaperçu.

The Wildest! (1956) – 444 jours, 594 albums

Pour faire la cuisine, la vaisselle et un peu de ménage, rien ne vaut le swing énergique et indémodable de Louis Prima. Je dirais même que son album The Wildest! est parfait pour toutes les occasions, et transformeront vos moments monotones en petite fête à chaque écoute.

Louis Prima - The Wildest!

Louis Prima est une légende du swing. On ne peut écouter du swing sans l’écouter lui, c’est aussi simple que ça. Et à ce titre, The Wildest! est l’album tout désigner pour découvrir ou redécouvrir cette musique, cette époque, cette énergie électrisante. Et parmi tous les classiques que compte l’album, Jump, Jive, An’ Wail est celui qui est encore plus incontournable que tous les autres.

Tout le swing s’y trouve : le jazz, l’énergie, la chaleur, la dance, le rythme infectieux… Mais l’album n’est pas constitué que de ces morceaux endiablés. The Lip, par exemple, est plus calme et posé, tout comme Body and Soul, un standard du jazz réinterprété avec juste assez de swing, mais sans que le morceau n’en soit dénaturé. Mais reste que les morceaux les plus accrocheurs, ceux qu’on réécoute en boucle, ont davantage le calibre de Oh Marie ou de Medley: Just a Gigolo – I Ain’t Got Nobody. Surtout le second, qui est inoubliable et que vous connaissez sûrement déjà.

Ainsi, j’ai fait ma journée de ménage et de cuisine avec ma copine avec un large sourire et quelques pauses dansantes. Je vous en souhaite autant.

Music from Big Pink (1968) – 445 jours, 594 albums

The Band : le groupe des musiciens de Bob Dylan, sans Bob Dylan. Music from Big Pink : leur premier album, un mélange de blues, de rock et de country.

The Band - Music from Big Pink

Vous connaissez mon appréciation des talents musicaux de Dylan. Pourtant, j’étais curieux d’écouter cet album. Se réclamer être le band du déjà légendaire Dylan n’est pas peu de choses. Et croire que cela est suffisant pour percer à eux seuls, comme le laisse supposer leur nom, est un orgueil qui leur revient de bon droit. Mais bon, je savais déjà que le groupe et sa musique n’avaient pas transcender les années non plus, comme je n’avais jamais entendu parler d’eux avant ce défi.

Je fus donc plutôt satisfait de leur musique, et certains morceaux sont restés dans mon oreille, mais il ne s’agit pas d’un album autrement remarquable non plus. Parmi les morceaux que j’ai retenus, The Weight est habillé de blues et de country, et de leur atmosphère lyrique, pesante et lente. Tears of Rage, qui ouvre l’album, est quant à lui plus axé sur le blues et le bleu.

Alors que Caledonia Mission tombe davantage dans le country, avec son piano de bar. L’orgue rappelle également le rock psychédélique, qui occupe une place importante sur l’album. Chest Fever l’exprime d’ailleurs très bien, avec même quelques touches qui laissent présager le hard rock.

Enfin, il y a This Wheel’s on Fire, qui rappelle même les jardins anglais dont j’ai tant parlé.

Pour le reste, il s’agit d’un bon album de blues, rock, country. Mais dans ces années, il y en a tellement, et d’excellents, que celui-ci semble passer plus inaperçu.

Pet Sounds (1966) – 445 jours, 594 albums

Un incontournable classique des sixties comme il y en a plusieurs : Pet Sounds des Beach Boys nous offre un rock psychédélique et ensoleillé comme il ne s’en fait plus.

The Beach Boys - Pet Sounds

S’il y a un album du groupe que vous devriez écouter, un seul, ce serait celui-ci. Il s’agit du Sgt. Pepper’s californien, fait par les Beatles américains. Seule différence : sur tout l’album on entend la mer, ses vagues, on voit le ciel bleu et les surfeurs, et on sent l’air salin. Difficile, en effet, de faire plus sunshine que Wouldn’t It Be Nice, morceau indémodable.

L’ukulélé en ouvrant le morceau, ça ne ment pas ! Et les membres du groupe jouent et chantent le morceau avec candeur, naïveté, amour.  L’amour juvénile est d’ailleurs la composante principale du morceau. On sent le groupe plein de rêves, d’espoirs. On est bien loin de la désillusion du punk et des années qui vont suivre.

I’m Waiting for the Day est également assez accrocheur, animé d’une énergie jeune et fraîche, tout comme le romantique Here Today. Quoique certains morceaux sont plus lyriques, comme I Just Wasn’t Made for These Times, mais la plupart restent la même trame. L’un de mes favoris d’ailleurs : God Only Knows. Ah ! Comme je m’ennuyais de ces balades simples et romantiques !

Je n’aime pas les Beach Boys autant que les Beatles, vous vous en doutez. Mais force est d’avouer qu’avec de tels arrangements, une construction aussi complexe et pleine, le tout avant le légendaire Sgt. Pepper’s, cet album a quelque chose de magique, d’unique, d’impressionnant. Bref, il s’agit d’un incontournable.

Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not (2006) – 445 jours, 594 albums

Le rock indie et accrocheur du groupe Arctic Monkeys a retenu mon attention sur leur album Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not. Simple, franc, pop : tout y est pour rester dans les oreilles.

Arctic Monkeys - Whatever People Say I Am, That's What I'm Not

On pourrait croire que le terme rock indie est tellement large, et englobe tellement de musique et de groupes, que tout finit par se ressembler, par se confondre. Et pourtant, il n’en est rien, surtout avec un groupe comme Arctic Monkeys. Chaque album a sa particularité, sa personnalité, sa singularité. Peut-être est-ce parce qu’il s’agit d’un style que j’apprécie tout particulièrement, et donc auquel je porte une attention plus particulière, mais je crois aussi qu’il s’agit de la spécificité même du indie : il est indépendant par nature, par définition. Ainsi, même après une dizaine d’albums du style, Whatever… conserve un petit quelque chose, une fraîcheur bien à lui.

En ce sens, on se laisse porter par l’album, mais quelques morceaux sortent toujours du lot. L’un en particulier, You Probably Couldn’t See for the Lights But You Were Staring Straight at Me, a des motifs bien accrocheurs, qu’il fait bon de réentendre, en boucle.

Plus loin, il y a aussi Perhaps Vampires Is a Bit Strong But… qui est un peu plus lourd, rappelant davantage le hard rock, mais sans l’être trop. Le plus énergique When the Sun Goes Down nous motive un peu, et I Bet You Look Good on the Dancefloor est diablement accrocheur. Enfin, il y a surtout The View from the Afternoon que j’adore tout particulièrement, et qui ouvre l’album.

Ainsi, les mots d’ordre de l’album : rythme, énergie, brutalité douce. Brutalité douce, puisqu’on sent les influences du punk et du grunge, mais douce parce que cela ne devient jamais lourd ou pesant, jamais agressant. Le tout se fond dans un rock indie et pop accrocheur et frais.