Deserter’s Songs (1998) – 382 jours, 558 albums

Un psychédélisme renouvelé mêlé à de la pop rêveuse, mais avec une ambiance étrange, conviée par les vibrations d’une égoïne, d’une voix anémique et de mélodies pianotées comme des valses voilées et funèbres : voilà ce qu’offre l’album Deserter’s Songs du groupe Mercury Rev.

Mercury Rev - Deserter's Songs

 

Donc, un néo-psychédélisme sombre et une dream pop légère, presque naïve. Les deux juxtaposés et mêlés donnent un résultat à la fois envoûtant (mais pas trop) et insécurisant. On ne plonge pas dans l’album : on semble flotter à sa surface, en admirant les reflets sombres et lunaires de l’eau. L’égoïne, qui est par exemple dans Holes et dans Endlessly, a quelque chose de fantomatique, et la mauvais qualité, qui rappelle un gramophone sur I Collect Coins, donne dans la nostalgie. Et à travers tout ça, une pop légère ressort, qui nous ramène dans les sixties, avec une énergie juvénile et candide.

Opus 40 offre un peu de tout ça, et est une véritable douceur pour les oreilles.

Goddess on a Hiway est du même genre, avec sa mélodie accrocheuse, sa complexité intrigante et son piano vibrant. Holes ouvre l’album comme un bal étrange, un peu brumeux mais à peine, alors que Tonite It Shows ressemble à une valse funèbre, triste.

À travers ses morceaux un brin désarticulés, l’album nous fait voir un bien étrange kaléidoscope : un qui fait voir des formes extravagantes, mais en noir et blanc.

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