Nowhere (1990) – 278 jours, 531 albums

Ride - NowhereLivré un concert la tête basse, en fixant ses souliers et en se dandinant sur scène (ce qu’on appelle le shoegaze) semble avoir un effet mystique sur les artistes. L’album enfumé, éthéré et méditatif Nowhere de Ride en est un exemple probant.

C’est le noise qui crée cet écran de fumée. En saturant l’espace de sons, de grésillements et de guitares, la musique forme une sorte de voile, de trame sur laquelle s’inscrivent les détails. Avec une voix éloignée et en écho et des dissonances dans les instruments, l’effet est saisissant.

Seagull parvient à concentrer cet effet de manière époustouflante, en accumulant les couches musicales l’une par-dessus l’autre, et Kaleidoscope reprend l’exploit dans une mesure moindre mais aussi satisfaisante. Dreams Burn Down se concentre davantage sur l’éther et le mystique.

Il n’y a que dans le noise que l’on peut retrouve un rock à la fois musclé et rêveur, à la fois terrestre et rude, et céleste et doux. Ride n’échappe pas à la règle.

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