Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band (1967) – 220 jours, 500 albums

The Beatles - Sgt Pepper's Lonely Hearts Club BandSans les Beatles, la musique n’aurait jamais été la même. Ce défi non plus. Avec leur statut d’auteurs/compositeurs, leur audace et leurs expérimentations toujours maîtrisées, ils ont établi le paradigme du rock psychédélique, de la musique populaire et ont influencé toute celle à venir.

Cela semblait donc naturel que leur plus grand chef-d’œuvre, Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band, soit le 500e album écouté de ce défi. Ce fut l’album le plus populaire et le plus vendu pendant longtemps. Ce fut également mon préféré durant de longues années. Lorsque mon exploration de la musique devint plus sérieuse, ce sont les Beatles qui m’ont fait découvrir à quel point la musique pouvait être riche, complexe, satisfaisante à écouter et à découvrir.

Écouter les Beatles pour la première fois, c’est quelque chose de mystique, presque. C’est comme un premier amour: le sentiment se reproduira, mais ne sera jamais le même. Et Sgt. Pepper’s est une découverte sans égal.

Si vous ne l’avez jamais écouté, alors je vous envie. Si vous l’aimez déjà, alors vous me comprenez. S’il vous laisse indifférent, je vous répondrai par une citation d’Amélie Nothomb: « Il faut s’éprendre soi-même ou se résoudre à ne jamais comprendre. » Un peu comme moi avec les Rolling Stones, j’imagine…

L’album

Sgt. Pepper’s est le paradigme de la musique psychédélique. Il a un peu de tout: des balades romantiques, des morceaux naïfs, d’autres complètement éthérés, des influences indiennes, du classique… Chaque morceau est un petit monde, une expérience en elle-même, tout en formant un tout assez homogène, harmonieux.

L’introduction Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band a les guitares et la batterie de hard rock, mais avec des éléments de fanfare. She’s Leaving Home est une perle de baroque pop, avec ses violons, sa harpe, sa contrebasse et son chant doux et mesuré. Within You Without You est la composition aux inspirations indiennes de George Harrison, traversée d’effluves mystiques. Good Morning Good Morning est joyeux et pimpant, alors que A Day in the Life est morose, triste, dramatique et sonne comme un glas à la fin de l’album.

Quelques morceaux sont psychédéliques en eux-mêmes, comme l’étrange Being for the Benefit of Mr. Kite. Mais l’accomplissement le plus marquant (et cela est très subjectif) est définitivement le voyage psychotrope de Lucy in the Sky with Diamonds. L’atmosphère éthérée, le texte sublime d’imagination, le détail de l’instrumentation calme, la mélodie qui semble flotter dans le cours d’un ruisseau: j’ai dû écouter ce morceau un millier de fois.

Dans cet album, tout y est: l’exploration musicale et le souci du détail qui mèneront au art rock, des balades douces qui inspireront le soft rock, les influences indiennes qui marquent déjà une ouverture vers les autres cultures du monde, le baroque pop qui reverra ici et là. C’est un microcosme de la musique populaire contemporaine. Et c’est le 500e album que j’ai écouté pour ce défi. Plus 501 pour terminer la course.

Et comme deux morceaux ne sont pas assez:

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