Electric (1987) – 110 jours, 474 albums

The Cult - Electric (1987)Le groupe The Cult offre avec l’album Electric un hard rock puissant et un heavy metal mélodique, avec un caractère affirmé sans être trop bruyant.

Sans pour autant être un album qui vous marquera, bon nombre de morceaux méritent votre attention. Lil’ Devil est un morceau de métal assez accrocheur et mélodique. Wild Flower est du hard rock comme on l’aime. Bad Fun est plus précipité et électrisant.

Une belle découverte, mais surtout pour les fans du genre.

Tom Tom Club (1981) – 111 jours, 474 albums

Tom Tom Club - Tom Tom Club (1981)Un album assez étrange qu’est le dance-pop et new wave Tom Tom Club, du groupe du même nom. Ses mélodies et ses rythmes semblent être fragmentés, hachés, de manière presque robotique. Peut-être est-ce ce mélange particulier entre la chaleur pop du new wave et la froideur mécanique du kraut rock qui cause cette ambiance étrange?

Quelques morceaux sont uniques en leur genre, en cette ambiance. Wordy Rappinghood somme tout ce que les années 80 ont d’étrange. Genius of Love y ajoute même une chaleur reggae, qui est ici presque extraterrestre. Et que dire de l’amalgame bizarre qu’est le spacial et rétro, voire bubblegum Lorelei?

Un album qui fera froncer vos sourcils, mais qui est tout autant fascinant.

Cupid and Psyche 85 (1985) – 111 jours, 474 albums

Scritti Politti - Cupid and Psyche 85 (1985)Cupid and Psyche 85 surprend par son ton badin et candide, sur fond de synth pop et de sophisti-pop. Le chant est murmurant, l’instrumentation reste dans la pop synthétique et électronique, quelques sons plus vibrants et scintillants rappellent les thèmes célestes de Cupidon et de Psyché.

Scritti Politti donne pourtant l’impression que cette ambiance toute légère et superficielle est intentionnelle, travaillée. Que sa musique est plus profonde qu’il n’y paraît.

À vous de le découvrir.

Pelican West (1982) – 132 jours, 478 albums

Haircut 100 - Pelican West (1982)Le post-punk et le new wave regorge de groupes pop qui ont chacun leur charme. Haircut 100 (ou Haricut One Hundred) en fait partie. Des morceaux catchy et épurés, quelques cuivres et une guitare acoustique qui répète, sans fin, le même riff sur lequel tout le morceau est bâti: voilà Pelican West en quelques mots.

Si on aime les années 80, on peut écouter de sa musique des semaines durant. Ce qui démarque Haircut 100, ce n’est pas tant ses quelques hits qui restent dans les oreilles, comme Favourite Shirts (Boys Meet Girls), mais plutôt son éclectisme. Un peu de piano par-ci, quelques saxophones et trompettes par-là, et quelques bongos pour le rythme.

Ainsi, des morceaux comme Milk FilmMarine Boy ou le plus rocailleux Baked Bean restent un peu dans les oreilles. Mais à moins d’être un fana des eighties, vous les oublierez rapidement.

Kings of the Wild Frontier (1980) – 207 jours, 486 albums

Adam and the Ants - Kings of the Wild FrontierAlbum mêlant les guitares lourdes et quelque peu sombres du post-punk et le pop accrocheur du new wave, Kings of the Wild Frontier d’Adam and the Ants fut une belle découverte.

Dog Eat Dog commence avec des percussions profondes, enchaîne avec des guitares rudes et résonnantes et se réalise avec une mélodie intéressante qui reste dans l’oreille. Ensuite, les morceaux jouent avec cette inspiration presque tribale des percussions et du chant, avec les guitares brutes et l’atmosphère un peu sombre. Los Rancheros a même quelque chose de latin, mais avec une voix profonde qui nous rappelle que l’on est bel et bien dans le punk. Killer in the Home est une plainte à la voix tribale mais aux contours glam rock.

Le tout fait penser par moments à une bacchanale, toujours avec une structure incroyablement mélodique pour les influences. Une découverte intéressante avec son énergie brute sans être brutale.

British Steel (1980) – 219 jours, 498 albums

Judas Priest - British SteelUn groupe incontournable du métal britannique, surtout de celui de la nouvelle vague, est sans contredit Judas Priest. Et à l’écoute du hard rock et du heavy métal harmonieux de British Steel, c’est facile de comprendre pourquoi.

De la musique puissante sans être bruyante, agressive sans être agressante, et surtout des mélodies structurées, harmonieuses et accrocheuses: on est rapidement séduit par ce son rond, accessible, mais qui n’a pourtant pas peur de défier et qui nous en met plein les oreilles.

Rapid Fire ouvre l’album avec un rythme enflammé. Breaking the Law est captivant avec son leitmotiv. Grinder est plus rude et lourd, mais sans écorcher les oreilles: tout glisse sans heurt. United ressemble à un anthem rassembleur.

Chaque morceau ou presque retient l’attention. Aucun n’a de lacune. On mise sur la mélodie et la puissance à la fois, et on parvient à concilier les deux avec maîtrise et talent. Je le répète: un incontournable pour comprendre et apprécier le style.

All Hail the Queen (1989) – 220 jours, 500 albums

Queen Latifah - All Hail the Queen - 1989Avec son mélange de rap et de house, et sa voix féminine, All Hail the Queen de Queen Latifah sort du lot.

Le rap, ordinairement plutôt sec, gagne ici une belle rondeur avec l’ajout du house. Il transforme des morceaux autrement entièrement centrés sur les paroles en morceaux accrocheurs, voire dansants. Come into My House l’illustre bien, avec une place importante au house. Dance for Me mêle plus également les styles, formant un amalgame fort. Wrath of My Madness se centre davantage sur le rap, pour un résultat toujours réussi.

Pour qu’un album de rap retienne mon attention, il faut qu’il soit très musical, le temps m’étant accordé me laissant bien peu de temps pour me concentrer sur les paroles. Ici, sur ce point, Queen Latifah ressort du lot, mais une plus grande attention lui serait bénéfique.