69 Love Songs (1999) – 303 jours, 557 albums

«Il n’y a pas assez de morceaux qui parlent d’amour.» C’est probablement ce que s’est dit le groupe Magnetic Fields lorsque l’idée leur est venue de faire 69 Love Songs. Car sur plus de 3 heures d’album, c’est de, vous l’aurez compris, 69 manières différentes que le groupe vous joue ou vous chante l’amour.

The Magnetic Fields - 69 Love Songs

De Absolutely Cuckoo à Zebra, les Magnetic Fields redéfinissent à leur manière ce qu’est «une chanson d’amour». Aux côtés des morceaux romantiques et mielleux se trouvent aussi des morceaux ironiques, acerbes, absurdes ou carrément expérimentaux.

Malheureusement, sur toute cette kyrielle de poèmes musicaux (sérieux ou non), plusieurs tombent à plat, et ceux qui valent l’attention se comptent aisément. Mais l’expérience demeure fascinante, et il est fort plaisant de se plonger dans ce romantisme insolent en s’oubliant.

Ambient 1: Music for Airports (1978) – 412 jours, 588 albums

Ambiance éthérée, piano en écho, notes parcimonieuses : l’album Ambient 1: Music for Airports de Brian Eno fut parfait pour traverser les hauts conifères du parc de La Vérendry et prendre un moment de calme, la ville déjà loin derrière nous.

Brian Eno - Ambient 1 - Music for Airports

On dit qu’Eno a inventé le ambient. Ce n’est pas totalement le cas, mais disons que le style serait peu de choses sans son apport. Ambient 1… est d’ailleurs un tour de force à cet égard. Il offre de longs paysages aériens, de près d’une dizaine de minutes chacun, qui se peignent de manière douce et légère. La musique ressemble à de longs filaments de nuages, qu’on regarde passer lentement, poussés par le vent. Les thèmes des morceaux sont plutôt répétitifs, mais ils en deviennent hypnotiques. L’album est d’abord contemplatif, et serait parfait pour vos séances de méditation.

Plongez dedans avec le piano éthéré et relaxant de 1/1, le premier morceau de l’album.

La lenteur et la simplicité de se morceau me semblent époustouflants. On peut créer une ambiance si riche et si enveloppante avec pourtant si peu de choses.

Vespertine (2001) – 476 jours, 629 albums

J’ai poursuivi ce défi avec Vespertine de Björk.

Bjork - Vespertine

J’attendais ce défi pour enfin découvrir tel qu’il se doit cette artiste unique, si appréciée d’une de mes amies. Et pourtant, voilà que j’ai déjà écouté les deux albums de Björk que contient ce défi. Je suis un peu triste que les choses se soient passées si vite, et je devrai donc investir un peu plus de temps, à l’extérieur de ce défi, pour approfondir toute l’oeuvre d’une artiste si particulière, à l’imaginaire si fascinant et envoûtant.

Encore une fois, l’album nous offre un trip-hop lent, détaillé, complexe, et enrichi d’électro expérimental comme seul Björk sait le faire. Tout l’album a cette atmosphère éthérée, hypnotique, qui fait toujours mon bonheur. Premier morceau remarquable, selon moi : It’s Not Up to You.

Il se construit tranquillement et de manière étincelante, comme une pyramide de cristal qui miroite sur la lumière de la Lune. Pagan Poetry m’a également séduit avec son ambiance mystérieuse, enveloppante, et toujours ce cristal fragile et miroitant. À ce titre, le trop court Frosti va encore plus loin. Vient ensuite Aurora qui m’a séduit par sa grandeur, son ampleur et ses grands espaces.

Pour le reste, faites comme moi, et n’ayez pas peur de découvrir cette artiste fabuleuse, une incontournable selon moi.

Amnesiac (2001) – 479 jours, 630 albums

Ce ne sont pas les albums de Radiohead qui manquent dans ce défi. J’ai donc décidé d’en écouter un troisième, et de me faire plaisir, en mettant dans mes oreilles Amnesiac.

Radiohead - Amnesiac

Alors que OK Computer était puissant et rock, cet album-ci est plutôt calme, doux, tout en relief. Il est plutôt vu comme un album expérimental, avec des éléments d’électro pour créer les longs paysages sombres et textures, et pour créer une atmosphère électrisée, qui semble n’attendre qu’une étincelle qui ne vient jamais. Une sorte de tension créatrice s’y retrouve donc, mais pas une tension désagréable. Plutôt une tension qui s’apparente à celle du jazz, celle du tempo juste parfait, celle de la concordance presque télépathique entre les musiciens et les différents éléments d’un morceau. Un exemple ? Pyramid Song, qui s’ouvre tranquillement, mais de manière extraordinairement précise, calculée, maîtrisée.

Le morceau d’ouverture, Packt Like Sardines in a Crushd Tin Box, ne passe pas inaperçu non plus. Il donne le coup d’envoi d’un album contemplatif, éthéré, presque hypnotique, mais qui ne restera pas trop calme pour autant, qui ne sera ni ennuyant, ni endormant. Au contraire, il nous montre que les morceaux qui suivront, comme lui, seront captivants, intéressants, intrigants. À ce titre, Knives Out est l’autre bon coup de l’album.

Il a cette émotion lyrique et nostalgique si particulière à Radiohead, et qui m’a fait tomber en amour avec le groupe et sa musique.

Et tout l’album est construit sur ce motif, sur cette contemplation qui peut être triste, rassurante, expérimentale, selon les moments. Mais avant tout, l’écouter est ressourçant, et me fait sourire. Ne serait-ce qu’en me rappelant que certains styles musicaux autrement exigeants sont déjà loin. Du moins, pour le temps d’un album.

Selected Ambient Works 85-92 (1992) – 599 jours, 690 albums

Après le house, pourquoi ne pas écouter du techno ? Je l’ai fait avec l’album Selected Ambient Works 85-92 de Aphex Twin.

Aphex Twin - Selected Ambient Works 85-92

Pour être franc, j’ai parfois l’impression de m’y perdre, dans toutes ces nuances de musique électroniques et de dance. Si j’ai bien compris, avec le techno, on prolonge le house, pour le rendre plus intellectuel, travaillé et détaillé. Tout héritage que le disco avait laissé dans le house disparaît ici. Avec cet album, on va même plus loin, avec du ambient techno et quelques notions expérimentales. Il en résulte un rythme lent, éthéré, presque liquéfié, sur lequel se dessinent de longs paysages électriques mais aussi sombres par moments. Pour se plonger dedans, écoutez donc Xtal.

On assiste ensuite à une multitude d’ambiances vairées, allant du plus sombre à des moments plus urbains et décontractés, mais toujours avec ce rythme limpide et mouvant, malgré sa profondeur amenée par sa production électronique. Pulsewidth apporte quelque chose d’urbain, alors que Ageispolis semble nous plonge dans un donjon blanc et lumineux, dans un abysse parfaitement clair.

Green Calx, par contre, commence de manière un peu plus brute, et se poursuit avec des sonorités plus aiguës et, peut-être pour l’auditeur moins averti, plus agressives. Le tout, rassurez-vous, demeure tout de même très harmonieux et appréciable. Schottey 7th Path fait plutôt entendre un écho étrange et spatial, cette fois avec une mélodie plus hypnotique et enveloppante. Enfin, Ptolemy semble être davantage orienté vers la pop et la dance, avec un rythme un brin plus rapide et soutenu.

Ce n’est donc pas la variété qui manque sur cet album, et Aphex Twin sait bien explorer les possibilités de ce style nouveau et intrigant. Certes, il s’agit de sélections prises sur 7 ans, mais il reste qu’une maturité étonnante se dégage de cette oeuvre.

Debut (1993) – 605 jours, 701 albums

Enfin : je suis arrivé à ce moment merveilleux où je peux enfin écouter un album de Björk. Sans attendre, j’ai donc écouté Debut.

Bjork - Debut

Pourquoi cette impatience ? C’est que j’ai écouté, vers les débuts de ce défi, un album des Sugarcubes. C’est aussi que, avant ce défi, j’avais écouté distraitement un ou deux de ses albums, une de mes amies étant une grande fan de l’artiste. J’avais trouvé sa voix et son approche artistique fascinantes. Mais, faute de temps comme toujours, je n’avais pas pris le temps d’explorer l’artiste davantage. Avec ce défi, j’avais une excuse parfaite. Je n’avais qu’à attendre le moment fatidique où l’un de ses albums arriverait enfin sur mon chemin. Ce moment est arrivé. Et je n’ai pas attendu pour rien !

Comme souvent avec les artistes audacieux, il est difficile de bien caractériser et décrire cet album. La voix de Björk elle-même prend déjà une bonne partie de la scène, avec son timbre unique, ses éclats intenses, sa profondeur à la fois viscérale et aérienne, claire comme un cristal. Certes, on peut ensuite dire qu’il s’agit de dance, de trip-hop, ou d’électro expérimental, mais cette musique ne semble que servir de support, de soutien à cette voix irréelle, divine. Écoutez Human Behavior, et vous verrez bien par vous-mêmes. Prenez également le temps de regarder le clip. Il est tout simplement génial.

Crying est également bien appréciable, tout comme le plus mouvementé et rythmé There’s More to Life Than This. Il y a également le très romantique et doux Like Someone in Love, avec sa harpe. En fait, près du trois quart des morceaux de cet album mériteraient, selon moi, votre attention. Big Time Sensuality et son ambiance accrocheuse, One Day et ses détails, son calme, puis Come to Me et son long paysage musical, hypnotique, éthéré, rêveur.

Play Dead, enfin, qui clôture l’album.

Bref, tout l’album valait bien l’attente, et mérite déjà d’être réécouté, et réécouté. Dommage que ce défi comporte si peu d’albums de cette chanteuse, de cette artiste extraordinaire.

D.o.A. Third and Final Report (1978) – 654 jours, 778 albums

Après ma découverte rapide et inattendue avec la musique industrielle, j’ai décidé de faire quelques recherches. Et, par chance, un autre des pionniers du genre se retrouve également dans ce défi, cette fois en 1978. Il s’agit du groupe Throbbing Gristle et de leur album D.O.A. Third and Final Report.

Throbbing Gristle - D.o.A. Third and Final Report

S’ouvrant sur des sonorités d’ordinateur qui rappellent étrangement les débuts du connexion Internet peut-être 20 ans avant que cela ne soit possible chez vous, l’album, encore une fois, s’annonce difficile. Il faudra attendre Dead on Arrival, le cinquième morceau, avant que les choses ne deviennent intéressantes. Loops de sons électroniques, rythme sec et imperturbable à la Kraftwerk, expérimentations sonores sur le dessus : est-ce vraiment quelque chose de nouveau ? Certains sons sont plus acérés et grinçants, mais l’ensemble est plutôt abordable, surtout si l’on compare aux expérimentations de Einstürzende Neubauten. Weeping, qui suit, est encore plus calme et subtil. Hamburger Lady est un peu plus étrange, mais vraiment rien de troublant, après tout ce qu’il m’a été donné d’entendre !

Il y a peut-être seulement les voix, vibrant étrangement, qui seraient dignes de mention. C’est plutôt avec AB/7A que les choses se corsent un peu. Se corsent ? Peut-être deviennent-elles simplement plus intéressantes. Encore une fois, on sent l’influence de Kraftwerk et du kraut rock, mais peut-être plus de détails. E-Coli, par contre, m’a davantage fait penser à l’industriel, ne serait-ce que par son ambiance sombre et glauque.

Viennent enfin, un peu comme une évolution ou une construction, les deux morceaux plus abrasifs de l’album, avec Walls of Sound, qui porte bien son nom, et Five Knuckle Shuffle, peut-être plus expérimental. Pour terminer, je vous fais écouter le premier des deux.

« Heroes » (1977) – 660 jours, 784 albums

Cette fois, je n’ai pas attendu aussi longtemps pour écouter un autre album de David Bowie. J’ai enchaîné sans plus attendre avec le second album de la trilogie berlinoise, soit « Heroes ».

David Bowie - Heroes

Il m’a semblé assez semblable à Low, son album frère, en ce sens qu’il m’a paru lourd, dense, complexe à souhait. Toutefois, il m’a également semblé plus mature, et moins éclaté. Les coins et les aspérités ont ici été polis, et il ne reste que ce mélange de styles, doux en surface, mais intense en profondeur. Cela dit, l’album s’y trouve encore plus difficile à décrypter, comme si ce polissage de surface avait rendu les morceaux plus opaques, plus difficiles à percer au grand jour. Seule exception lumineuse : la perle pop « Heroes ».

En réécoutant ce morceau avec attention, je vois bien qu’elle recèle des influences d’ambient et de art rock, mais le tout demeure transparent, accessible. Peut-être est-ce l’aspect pop et simple du morceau, héritage du glam rock. Mais d’autres morceaux comme Sons of the Silent Age me semblent plus étranges et occultes. Un son éthéré, avec une ambiance un tantinet orientale, avec un chant presque liturgique, repris par un choeur qui semble être composé de la voix de Bowie répliquée à l’infini. Bref, difficile de classer ce morceau dans une catégorie distincte.

Comme avec Low, la seconde moitié de l’album est composée de morceaux instrumentaux, qui mettent davantage l’accent sur le ambient. Sense of Doubt, avec son piano grave, ses bruits de vent et son ton dramatique, est de ceux-là.

Neuköln, quant à lui, rappelle les expérimentations électroniques de Neu! et autres groupes de kraut rock.

Je dois dire que j’ai moins apprécié cet album que le précédent. Peut-être, comme je l’ai mentionné plus haut, j’ai une fois de plus besoin de quelques écoutes supplémentaires, mais il m’est apparu plus obscur, plus difficile d’approche. Il faut aussi dire que j’ai toujours apprécié la variété brute, le mélange encore hétérogène. Cet album était, dans un sens, plus mature, mais par la même occasion, il semblait plus aseptisé.

Low (1977) – 661 jours, 785 albums

J’ai ensuite continué mon exploration du éclectique David Bowie, en débutant enfin l’écoute de sa fameuse trilogie berlinoise. Le premier de ces albums étaient Low.

David Bowie - Low

Cela faisait longtemps, il me semble, que je n’avais pas écouté un bon album de Bowie. Il faut aussi dire que le glam rock semble désormais bien loin, autant dans le temps que chez Bowie d’ailleurs. Après Station to Station qui m’avait laissé perplexe, cet album est encore plus déconcertant. D’une dense presque palpable, il offre un éventail immense de styles et d’influences, du kraut rock au art rock, en passant par le ambient, l’électro expérimental et le proto-punk. Ainsi, une seule écoute, ou même deux, sont bien loin de suffire pour apprécier pleinement toute la profondeur et la subtilité de cet album. Je vais tout de même faire de mon mieux.

S’ouvrant avec ce morceau étrange, soit Speed of Life, il sait déjà qu’il faudra se ternir sur ses gardes durant une bonne partie de l’album. Les accords dissonants et la mélodie angulaire ne mentent pas, et donnent un certain frisson à l’auditeur qui en est devenu un adepte. Suit Breaking Glass, avec son rythme lent, posé, sa voix en écho, ses sons électroniques grinçants comme des cuivres inopportuns et sa mélodie pop et accrocheuse. What in the World offre plutôt la même ambiance, avec ses percussions électroniques qui sont presque au premier plan, et qui rappellent étrangement un ordinateur en train de calculer on ne sait quoi. Sound and Vision est ensuite relativement plus calme et pop, mais reste néanmoins un heureux mélange d’éléments hétéroclites.

Cela dit, la seconde partie de l’album se concentre davantage sur des morceaux aux influences d’ambient et de kraut rock. Le rythme est plus lent, la mélodie plus éthérée et en vagues. À partir de Warszawa, on sent clairement le spectre de Brian Eno peser sur les morceaux. Mais sur ce sujet, ce serait davantage Art Decade qui remporterait la palme.

On sent aussi l’aspect expérimental de Neu! et la précision rythmique et mécanique du kraut rock à la Kraftwerk, surtout sur Weeping Wall, sa cadence pressée et ses sonorités précises.

Ainsi, je comprends désormais mieux pourquoi Bowie est considéré comme un artiste caméléon, adoptant et s’appropriant tous les styles avec une aisance déconcertante. Mais d’au autre côté, il s’agit d’un caméléon puis difficile à imiter, et il me semble avoir cette signature bien particulière, bien unique à toutes ses oeuvres. Dans un sens, cet album, aussi expérimental soit-il, n’est pas si loin de Ziggy Stardust et de son glam rock épuré et franc, ni de certains morceaux angulaires de Aladdin Sane. Ainsi, est-il si caméléon que ça ? J’ai plutôt l’impression que son talent brut et inaltérable prend les particularités et les influences des différents styles qui lui sont offerts pour s’exprimer au mieux. Mais ce talent ne passe certes pas inaperçu, ni se fond ni se perd dans ce mimétisme, ou plutôt cet emprunt. En fait, ce sont les styles que Bowie empruntent qui se transforment en caméléon.

Q: Are We Not Men? A: We Are Devo! – 682 jours, 806 albums

Je me suis ensuite plongé dans un groupe et une musique plutôt étranges. Enfin ! Ce renouveau de découverte insolite m’a bien donné quelques frissons qui m’ont rappelé l’époque de mon étude du free jazz. Cette fois, c’était avec le groupe Devo, et leur album Q: Are We Not Men? A: We Are Devo!.

Devo - Q Are We Not Men A We Are Devo

Avec la simplicité et l’aspect brut du punk, mais en y ajoutant un synthétiseur new wave assez présent et électrisant, ainsi que des mélodies anguleuses et des tempos inhabituels, vous avez cette musique accrocheuse, exigeante, mais ô combien stimulante. On a l’impression d’être sous une tension continuelle, d’être sur la corde raide, et la pression ne lâche jamais, nous conservant ainsi au plus fort de l’attention durant tout l’album.

L’album débute peut-être avec un morceau plus orienté vers la pop que vers une véritable innovation, mais on sent déjà que quelque chose est différent, que quelque chose d’étrange et d’intéressant va bientôt surgir. Écoutez Uncontrollable Urge par vous-même, pour partager ce sentiment avec moi.

Vient ensuite une version étrange de (I Can’t Get No) Satisfaction que j’ai bien trouvée intéressante, mais pas nécessairement bonne ou excitante. Plus loin, on nous offre Mongoloid avec son refrain qui ne vous sortira jamais de la tête et son ambiance franchement bizarre, mais franchement stimulante. On a l’impression de rencontrer une race extraterrestre bien différente de la nôtre, avec des effets sonores de science-fiction douteux, mais qui donnent un véritable charme au morceau. Tout de suite après, arrive le véritable chef-d’oeuvre de l’album, soit Jocko Homo.

La signature musicale de ce morceau serait difficile à décrire. Il y a le rythme sec et inhabituel, les notes simples mais qui semblent symboliser une déconstruction, un désordre irrémédiable, la voix presque scandée, surtout vers la fin du morceau, bref, un morceau demandant mais qui est sans aucun doute extrêmement intéressant, intriguant, prenant.

L’autre morceau que je vous suggérerais sur l’album, et qui est peut-être moins intense que celui que je viens de nommer, serait Gut Feeling/Slap Your Mammy qui est plus axé sur la pop, le rythme engageant et l’accessibilité. Cela dit, le morceau demeure bien marqué par la présence de ce groupe bien particulier. J’espère le croiser de nouveau au cours de ce défi.