Getz/Gilberto (1963) – 226 jours, 514 albums

Stan Getz and Joao Gilberto - Getz GilbertoLa bossa nova rappelle les plages de sable chaud, la mer ondoyante, les vents doux et l’air salin. Mais sans Stan Getz et João Gilberto, peut-être ce style ne serait jamais parvenu à vos oreilles. Ce sont des albums comme Getz/Gilberto que ces petits rythmes latins, ces percussions discrètes et cette guitare légère comme tout sont devenus populaires.

Sans l’inoubliable douceur de The Girl from Ipanema aussi, la bossa nova serait bien peu de choses. Ce classique a une délicatesse tout simplement divine, et la voix d’Astrud Gilberto (la femme de João) a la douceur du miel. Lorsqu’elle entonne Corcovado (Quiet Nights of Quiet Stars), c’est d’une beauté simple et complète, unique, qui fait croire en la beauté. Le plus langoureux O Grande Amor reste aussi dans l’oreille et le cœur.

Un incontournable qu’il faut connaître, et qui sera parfait pour vos balades en voiture d’été, vos après-midi à la plage, vos matinées à prendre le thé dans le jardin, ou même pour ensoleiller, comme aujourd’hui, vos jours de printemps pluvieux et autrement gris.

Francis Albert Sinatra & Antonio Carlos Jobim (1967) – 876 jours, 953 albums

Pour un peu de détente entre quelques albums de rock, j’ai pris le temps d’écouter Francis Albert Sinatra & Antonio Carlos Jobim, une collaboration entre Frank Sinatra et le père de la bossa nova.

J’avais déjà écouté cet album lors de mon défi jazz, et ce fut une découverte époustouflante. Le réécouter ne fut donc pas difficile. Et mes morceaux favoris sont plutôt demeurés les mêmes. Ici, en alliant la voix sublime de Sinatra à la musique douce et apaisante de Jobim, cet album nous transporte sur de longues plages aux vagues indolentes. Les arrangements musicaux sont parfaits, discrets et laissent toute la place à la voix et à la guitare acoustique.

Le meilleur morceau de l’album, un véritable chef-d’oeuvre sans pareil, est définitivement The Girl from Ipanema, un classique incontournable de la bossa nova que tous, j’en suis sûr, connaissent.

Il ouvre l’album et donne le ton pour tout le reste, avec cette nonchalance puissante que ce morceau émane toujours, à chaque écoute. Un autre bijou de l’album est Quiet Nights of Quiet Stars, qui est aussi un de mes préférés.

Bref, je ne sais que dire de plus, si ces deux extraits de l’album n’ont pas su vous convaincre ou vous faire frissonner. Pour ma part, c’est toujours un incontournable de ma collection.