Abraxas (1970) – 799 jours, 885 albums

J’ai aussi écouté Abraxas de Santana.

Ceci n’est pas, à proprement parler, la couverture de l’album. En fait, il s’agit de la fresque qui forme la couverture et une partie de l’endos de la pochette (la couverture s’arrête à la gauche de l’aile bleue de l’ange rouge, la ligne se continuant en tranchant son pied.), le reste de l’endos ayant, à gauche de la fresque, la liste des morceaux de l’album. Comme je vous l’avais annoncé, vous verrez à gauche un visage familier, étrangement semblable à celui qu’on retrouve à l’endos de la pochette de Bitches Brew. En écoutant l’album, je comprends mieux pourquoi.

L’album mêle différents styles de musique en apparence disparates, mais qui réussissent ici à s’assembler de manière remarquable. Il y a d’importantes influences latines, des notions de blues qui mènent au blues-rock, des improvisations dignes des meilleurs albums de jazz, le tout soutenu par un rock dur et certain, qui se rapproche dangereusement du hard rock. Comme premier exemple, Incident at Neshabur.

Ce morceau offre presque une orgie de sons et d’influences. Le piano rappelle définitivement le jazz, alors que les percussions sont ici l’apanage des origines latines, et que la guitare électrique, la basse et la batterie sont typiques d’un rock qui bouge beaucoup. Le tout est assemblé dans une improvisation où chaque élément a sa place, où aucune note n’est en trop.

Second morceau que je souhaite vous faire écouter : Black Magic Woman/Gypsy Queen.

Il s’agit d’un indéniable classique, que tous ont au moins entendu une fois dans leur vie, plusieurs fois même pour les plus chanceux ! Il est languissant, sensuel, passionné. Que dire de plus ? Le reste de l’album est construit de la même manière, avec cette même force à la fois primitive et raffinée. Malgré la quantité extraordinaire d’énergie qui s’y trouve, le contrôle est ici maître. Mais ce n’est que pour mieux présenter cette musique incroyable.

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Palo Congo (1957) – 913 jours, 980 albums

Il est important de rappeler que ce défi n’est pas qu’une excuse pour réécouter quelques groupes fétiches : le but premier est, avant tout, d’en découvrir de nouveau. Et c’est ce que j’ai fait, un matin, avec l’album Palo Congo de Sabu.

Disons qu’un tel album réveille bien, et rapidement. Avec ses rythmes soutenus, ses percussions incessantes et son énergie festive, on a le goût de danser et ce, même à 7h du matin ! Surtout lorsque l’album s’ouvre avec un morceau comme El Cumbancherohttp://www.youtube.com/watch?v=iYxqpy_q51w . On se sent tout de suite transporté ailleurs, en quelque pays chaud, où les habitants se déhanchent pour un rien.

Par contre, à cause de son style répétitif, et comme il n’est fait presque seulement que de percussions, l’album devient un peu rébarbatif au bout de quelques morceaux. Mais qu’à cela ne tienne ! À petites doses, c’est une découverte que j’ai appréciée, et que je réécouterai certainement à l’occasion. Par contre, alors, ce sera davantage pour le redécouvrir que parce qu’il m’a profondément marqué…