Black Metal (1982) – 653 jours, 777 albums

Et un autre nouveau style musical violent : le black metal. Je l’ai découvert en écoutant l’album du même nom, Black Metal, du groupe Venom.

Venom- Black Metal

Je trouve que les choses ont dégénéré rapidement. À la fin des années 60, on parlait d’amour, de paix et de changer le monde. Dix ans plus tard, la désillusion s’empare des jeunes et le punk naît. À peine perd-il un peu de popularité qu’une kyrielle de nouveaux styles musicaux prennent le relais pour exprimer la rage, la colère et l’énergie inépuisable des jeunes et des artistes. Le hardcore punk fait son apparition, le goth rock aussi, tout comme l’industriel. Le black metal suit. Ici, non seulement la musique est-elle bruyante et corrosive, mais de plus elle parle d’enfer, de Satan, de feu et de mort. Je trouve que les choses ont dégénéré rapidement…

L’album s’ouvre avec un morceau éponyme qui, dès que la mélodie s’amorce, définit le nouveau style qui portera son nom.

Je dois dire que, malgré l’énergie et la brutalité de cette musique, cela fait du bien, ironiquement, de retrouver cette rondeur dans les guitares électriques, ce soucis de la composition et de l’harmonie dans la construction des morceaux. De plus, le groupe semble avoir un bon sens de la mélodie, nous présentant si difficulté ni complexe des morceaux accrocheurs et accessibles, malgré leur contenu… difficile. To Hell and Back a par ailleurs un refrain très accrocheur. J’ai aussi beaucoup apprécié le bien violent Teacher’s Pet, tout comme Leave Me in Hell qui, avec son jeu de guitare, n’était pas sans me rappeler Iron Maiden.

Il y a ensuite le rapide et inarrêtable Heaven’s on Fire, et enfin Don’t Burn the Witch, qui a su clôturer l’album avec brio, offrant une complexité bien appréciable.

Bref, un meilleur album que ce à quoi je m’attendais mais qui, certes, ne m’a pas permis de reprendre mon souffle avant un autre album des plus exigeants.

Publicités