Arise (1991) – 503 jours, 642 albums

Manquant d’un peu d’énergie entre quelques albums plus calmes et relaxants, j’ai décidé d’écouter un petit album de speed/thrash metal, soit Arise du groupe Sepultura.

Sepultura - Arise

C’est d’abord la couverture qui m’a intrigué, arborant fièrement cette créature étrange et bizarre. La musique, quant à elle, offrait plutôt une musique désormais familière : un métal lourd et pesant, une voix étouffée mais criarde, des solos et passages exposant une virtuosité sans borne, réalisés à une vitesse défiant tout… Bref, tout pour satisfaire le fan de speed ou de thrash metal en moi.

Par contre, j’ai trouvé que la musique du groupe avait de la difficulté à se démarquer, à sortir du peloton ou encore à se hisser aux côtés des grands du genre. Cela dit, quelques morceaux valent bien d’être mentionnés, comme le complexe Altered State, qui se démarque davantage.

Murder, fidèle à son nom, est sans concession, agressif, simple dans sa formule, ce qui en fait un morceau fort appréciable. Substraction va plutôt dans les nuances; du moins, le plus qu’on le peut avec l’attitude hargneuse et énergique du groupe. Mais c’est Arise, le morceau éponyme, qui mériteraient davantage un moment de votre attention.

Pour le reste, je vous laisse découvrir le groupe par vous-mêmes mais, pour ma part, ce n’en est pas un du style qui se démarque.

Scum (1987) – 633 jours, 742 albums

Un dernier album pour quitter cette époque exigeante et tourmentée, pour en terminer, durant un temps au moins, avec la musique abrasive, sèche et toutes les excroissances du punk et du métal : j’ai écouté Scum du groupe Napalm Death.

Napalm Death -Scum

Pour ceux qui connaissent l’album, vous aurez compris que je n’y suis donc pas allé de main morte. Pour ceux qui ne le connaissent pas, vous avez déjà vos doutes, avec les noms et l’apparence de la pochette. Pour les autres, disons simplement qu’il s’agit de grindcore et de death metal : parmi les genres les plus exigeants qu’il m’ait été donné d’écouter jusqu’à présent. Le premier, le grindcore, ressemble à du hardcore punk poussé à l’extrême, avec un fond de métal. Comme du trash metal, mais en moins mélodique, avec des petits morceaux courts, et en laissant toute la place à l’agressivité pure et à une catharsis des plus intenses. Le death metal, quant à lui, est axé sur des thèmes touchant exclusivement à la mort, la souffrance, etc. Mais mêlé au grindcore, les paroles sont, pour ainsi dire, plus inaudibles. Malgré cela, le propos passe tout de même.

J’ai tout même trouvé l’album moins difficile qu’un album de hardcore punk. Il m’a paru moins acéré, moins criard. Cela dit, certains morceaux ne donnent pas leur place non plus, dont certains qui vont plutôt loin dans l’extrême. Encore une fois, j’ai l’impression que le fond de métal aide, malgré tout, à adoucir les choses. Le morceau éponyme, par exemple, demeure mélancolique, jusqu’à un certain point, malgré ses instants chaotiques.

Human Garbage offre un peu la même expérience, mais en plus brut, alors que Siege of Power nous présente un morceau long de 4 minutes, d’une complexité certaine, et qui fait office d’intrus dans cette longue succession de courts morceaux. 28 morceaux en 33 minutes : c’est difficile de faire mieux !

Multinational Corporations ouvre aussi l’album avec une aridité qui ne permet aucun compromis, ou aucun doute, n’offrant même pas d’aspect mélodique. Quoique… Même chose pour C.S., qui mérite aussi votre attention, tout comme Divine Death.

Pour le reste, à vous de voir si vous êtes près pour l’expérience.