Slippery When Wet (1986) – 221 jours, 504 albums

Bon Jovi - Slippery When WetLe buste ruisselant d’une demoiselle aux cheveux blonds et frisés: c’est comme ça qu’on se fait introduire Slippery When Wet de Bon Jovi. Une bonne image pour du hair metal, du métal pop et accessible. C’est clair: rien de rude ici. Mais cela n’empêche pas la musique d’être énergique et puissante.

You Give Love a Bad Name commence avec un rugissement, un cri du cœur. Mais les guitares ne sont pas trop lourdes, les voix pas trop criardes, la batterie juste assez insistante. Et surtout, la mélodie est franchement accrocheuse: on a misé sur la pop, et ça rapporte.

Livin’ on a Prayer refait le coup avec un autre morceau qu’on veut mettre sur repeatLet It Rock donne plus dans le rock, en particulier l’arena rock, avec un rythme posé et fort et des guitares engageantes. I’d Die for You est un autre bon moment de l’album. Never Say Goodbye est plus lent, avec une trame plus émotive.

Du pop-métal accrocheur, rond et accessible avec des hits forts.

Queens of the Stone Age (1998) – 284 jours, 544 albums

L’arrivée du grunge ne veut pas dire la fin du métal. Et le dosage du métal dans le grunge, ou du grunge dans le métal, peut se faire dans différentes proportions. Queens of the Stone Age, premier album du groupe du même nom, prend juste assez de grunge pour donner du caractère à son heavy metal. L’influence du rock indie vient compléter avec quelques subtilités.

Queens of the Stone Age - Queens of the Stone Age

Le son du groupe est juste assez nuancé pour être unique, et juste assez près du reste pour être familier. Il en résulte des morceaux très accrocheurs. Regular John reste dans l’oreille avec ses guitares pesantes qui saturent l’espace. If Only est plus émotif et lent, mais toujours avec une puissance instrumentale. You Would Know est presque éthéré avec ses répétitions. How to Handle a Rope (A Lesson in the Lariat) est plus métallique et agressif.

L’album se termine sur I Was a Teenage Hand Model, morceau expérimental et psychédélique, pour démontrer une dernière fois que l’album est aussi méditatif. Il ne fait pas qu’aligner les morceaux à succès, mais on tombe aussi dans l’ambiance de l’album, comme une expérience. Ce côté de l’album donne une profondeur appréciable à tout l’album.

Back to Mystery City (1983) – 651 jours, 775 albums

Retour vers le métal et ses dérivés, cette fois avec Back to Mystery City et le groupe Hanoi Rocks.

Hanoi Rocks - Back to Mystery City

Parmi les dérivés musicaux apparus après l’ère du punk, je crois celui-ci sera l’un des plus doux, si l’on oublie bien sûr le new wave et la synth pop. Avec un métal davantage axé sur l’énergie et la foule que sur l’agressivité, avec une bonne inspiration puisée dans le glam rock, sa présentation extravagante et ses mélodies épurées et accrocheuses, le hair metal est certainement une petite pause très appréciée entre le matériel exigeant que je viens d’écouter et celui, qui ne donnera pas sa place non plus, qui s’en vient.

Je dois avouer que peu de morceaux sur l’album ont vraiment accrochés mon oreille. Pas qu’ils étaient de mauvaise qualité, mais simplement parce qu’ils ont passé inaperçus. La première exception est l’énergique, accrocheur et éclectique Malibu Beach Nightmare. En voici une version live.

Ensuite il y a Tooting Bec Wreck, avec sa complexité, la beauté de ses textures et son refrain fichtrement accrocheur.

L’utilisation d’un bruit de portière ouverte en guise de percussion est assez audacieuse, mais ça marche !

Pour le reste, tel que je l’ai dit, il s’agissait d’un bon album, mais sans plus. Il faut dire aussi, qu’après des albums autrement difficiles, il est peut-être devenu plus difficile de retenir mon attention.