Make Yourself (1999) – 279 jours, 536 albums

Incubus - Make YourselfSi vous ajoutez du hip hop et un peu de grunge à du métal, ça donne Make Yourself du groupe Incubus: une petite perle de nü metal.

Les voix franches et dénudées du hip hop sont parfaites pour les mélodies du métal. Le grunge semble venir simplifier un peu plus la musique, en y injectant du caractère (comme s’il en manquait!). Il en résulte des morceaux puissants, mais lisses et doux à l’oreille. Les aspérités du hip hop, du grunge ou de l’héritage punk sont aplanies par une musicalité renversante.

Malgré sa force, Nowhere Fast s’écoute sans effort, passant des moments délicats aux plus intenses. Consequence est construit sur le même gabarit, pour un effet aussi accrocheur, tout comme le morceau éponyme. When It Comes est plus inquisiteur, plus rap, mais aussi plus harmonique, plus accompli. Enfin, Drive mêle une guitare acoustique à des éléments de rap, rappelant étrangement le britpop doux et badin des The Verve et Oasis qui ont précédé, mais avec une signature qui est propre au groupe.

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Follow the Leader (1998) – 498 jours, 640 albums

J’ai ensuite écouté Follow the Leader, du groupe Korn : un album de heavy metal et de nü metal que je souhaitais découvrir depuis déjà un moment.

Korn - Follow the Leader

Depuis un bout de temps, en effet, puisqu’il s’agissait d’un groupe populaire lorsque j’étais adolescent : de ces groupes que tout le monde écoute, qu’il faut connaître et que, comme je n’écoutais pas encore de musique, je ne connaissais pas. Lorsque j’ai vu le nom du groupe dans ce défi, et cet album en particulier, j’y ai vu l’occasion d’enfin me réconcilier avec cette ignorance adolescente.

Le pire, c’est que je sais qu’à l’époque, j’aurais adoré le groupe. Le doux mélange de rap-métal et de mélodies bien construites rappelle Linkin Park, et le nü metal et la force parfois explosive de la voix me rappelle System of a Down. Aujourd’hui, c’est moins la musique que j’écoute tous les jours, disons. Mais ce fut un réel plaisir de se replonger dans cette époque, dans cette ambiance, dans cette nostalgie, et surtout avec un aussi bon album.

L’album s’ouvre avec le complexe et travaillé It’s On, proprement nommé.

Il commence en douceur, pour leurrer l’auditeur, avant de se révéler dans toute sa force, furieux et puissant, pour ensuite revenir vers une accalmie passagère, où s’exprime tous les talents de mélodiste du groupe. Ensuite, c’est Dead Bodies Everywhere qui a retenu mon attention, pas mal pour les mêmes raisons. Il y a aussi l’agressif et acéré BBK, l’étrange Seed, puis le plus rap Cameltosis.

J’ai déjà hâte de découvrir un autre album du groupe dans ce défi…