Slippery When Wet (1986) – 221 jours, 504 albums

Bon Jovi - Slippery When WetLe buste ruisselant d’une demoiselle aux cheveux blonds et frisés: c’est comme ça qu’on se fait introduire Slippery When Wet de Bon Jovi. Une bonne image pour du hair metal, du métal pop et accessible. C’est clair: rien de rude ici. Mais cela n’empêche pas la musique d’être énergique et puissante.

You Give Love a Bad Name commence avec un rugissement, un cri du cœur. Mais les guitares ne sont pas trop lourdes, les voix pas trop criardes, la batterie juste assez insistante. Et surtout, la mélodie est franchement accrocheuse: on a misé sur la pop, et ça rapporte.

Livin’ on a Prayer refait le coup avec un autre morceau qu’on veut mettre sur repeatLet It Rock donne plus dans le rock, en particulier l’arena rock, avec un rythme posé et fort et des guitares engageantes. I’d Die for You est un autre bon moment de l’album. Never Say Goodbye est plus lent, avec une trame plus émotive.

Du pop-métal accrocheur, rond et accessible avec des hits forts.

Back to Mystery City (1983) – 651 jours, 775 albums

Retour vers le métal et ses dérivés, cette fois avec Back to Mystery City et le groupe Hanoi Rocks.

Hanoi Rocks - Back to Mystery City

Parmi les dérivés musicaux apparus après l’ère du punk, je crois celui-ci sera l’un des plus doux, si l’on oublie bien sûr le new wave et la synth pop. Avec un métal davantage axé sur l’énergie et la foule que sur l’agressivité, avec une bonne inspiration puisée dans le glam rock, sa présentation extravagante et ses mélodies épurées et accrocheuses, le hair metal est certainement une petite pause très appréciée entre le matériel exigeant que je viens d’écouter et celui, qui ne donnera pas sa place non plus, qui s’en vient.

Je dois avouer que peu de morceaux sur l’album ont vraiment accrochés mon oreille. Pas qu’ils étaient de mauvaise qualité, mais simplement parce qu’ils ont passé inaperçus. La première exception est l’énergique, accrocheur et éclectique Malibu Beach Nightmare. En voici une version live.

Ensuite il y a Tooting Bec Wreck, avec sa complexité, la beauté de ses textures et son refrain fichtrement accrocheur.

L’utilisation d’un bruit de portière ouverte en guise de percussion est assez audacieuse, mais ça marche !

Pour le reste, tel que je l’ai dit, il s’agissait d’un bon album, mais sans plus. Il faut dire aussi, qu’après des albums autrement difficiles, il est peut-être devenu plus difficile de retenir mon attention.

Destroyer (1976) – 766 jours, 841 albums

Changeant par la suite de registre, j’ai enfin pris le temps de découvrir l’un des grands groupes populaires, l’un de ces incontournables, caractérisé, ici, non seulement pas leur son et leur musique, mais également par leurs costumes, leur mise en scène et toute la mythologie qu’ils ont réussi à créer autour d’eux-mêmes et de leurs oeuvres. Je parle ici du groupe mythique Kiss, et j’ai écouté leur album Destroyer.

Comment demeurer indifférent à un morceau tel que Detroit Rock City ?

Avec leurs costumes suggestifs et leur théâtralité puissante, le groupe ne passe certes pas inaperçu. Leur musique est clairement un mélange de hard rock et de heavy metal, mais avec une touche de glam rock qui fait toute la différence. Bien sûr, il y a les costumes, mais il y a aussi l’aspect accrocheur des morceaux, ainsi qu’une espèce de simplicité ou de lustre qui rend cette musique si accessible malgré sa force apparente.

Dans ces morceaux accrocheurs, j’ai retenu, entre autres, Do You Love Me et ses passages qui rappellent presque une balade. Disons simplement que, avec un tel style, un morceau romantique n’est pas passé inaperçu. Il y a aussi King of the Night Time World, un peu plus rude, que j’ai bien apprécié.

Avec ces trois morceaux seulement, Kiss m’a montré qu’il était à la hauteur de sa réputation presque divine. Ce n’est pas un style que j’affectionne tout particulièrement, mais je ne peux rester indifférent à une musique qui est le parfait hybride de la puissance, de l’énergie, de la sensualité et de la théâtralité. Dommage que ce défi ne comporte qu’un album du groupe…