Arise (1991) – 503 jours, 642 albums

Manquant d’un peu d’énergie entre quelques albums plus calmes et relaxants, j’ai décidé d’écouter un petit album de speed/thrash metal, soit Arise du groupe Sepultura.

Sepultura - Arise

C’est d’abord la couverture qui m’a intrigué, arborant fièrement cette créature étrange et bizarre. La musique, quant à elle, offrait plutôt une musique désormais familière : un métal lourd et pesant, une voix étouffée mais criarde, des solos et passages exposant une virtuosité sans borne, réalisés à une vitesse défiant tout… Bref, tout pour satisfaire le fan de speed ou de thrash metal en moi.

Par contre, j’ai trouvé que la musique du groupe avait de la difficulté à se démarquer, à sortir du peloton ou encore à se hisser aux côtés des grands du genre. Cela dit, quelques morceaux valent bien d’être mentionnés, comme le complexe Altered State, qui se démarque davantage.

Murder, fidèle à son nom, est sans concession, agressif, simple dans sa formule, ce qui en fait un morceau fort appréciable. Substraction va plutôt dans les nuances; du moins, le plus qu’on le peut avec l’attitude hargneuse et énergique du groupe. Mais c’est Arise, le morceau éponyme, qui mériteraient davantage un moment de votre attention.

Pour le reste, je vous laisse découvrir le groupe par vous-mêmes mais, pour ma part, ce n’en est pas un du style qui se démarque.

Publicités

Metallica (1991) – 596 jours, 685 albums

Après la déception de Pantera, j’ai décidé de me lancer dans un autre album de Metallica, cette fois avec leur album éponyme de 1991.

Metallica - Metallica

Cette fois, ce ne fut pas une déception. Il faut dire que l’album débute avec l’excellent Enter the Sandman, qui doit être le premier morceau du groupe que j’ai entendu à vie.

Et l’album contient également quelques autres excellents morceaux, qui sont devenus des classiques du genre. Entre autres, The Unforgiven.

Enfin, il y a Nothing Else Matters qui m’a franchement étonné, me rappelant les belles et grandes épopées jouées par Iron Maiden. Avec seulement ces trois morceaux, je comprends désormais pourquoi Metallica jouit d’une telle notoriété. Avec seulement ces trois morceaux, le groupe la mérite toute entière. Et là, je passe rapidement par-dessus le reste de l’album, car bien que de très grande qualité, il passe presque inaperçu à côté de ces quelques perles. Voilà bien un album qui me redonne le goût d’écouter du métal, et a fortiori du speed/thrash metal.

Vulgar Display of Power (1992) – 596 jours, 685 albums

J’ai ensuite fait un petit retour vers le métal, avec l’album Vulgar Display of Power, du groupe Pantera.

Pantera - Vulgar Display of Power

Il y a différentes raisons pour lesquelles l’écoute de ce genre d’albums me manquait. La première est que ce style et ses variations représentent encore un certain défi, car je n’en saisit pas encore pleinement l’esthétique. La seconde est que cette énergie est peut-être intense, mais parfaite pour vous plonger dans l’ambiance, pour débuter une journée, bref pour vous donner du pep. Mais Pantera n’était pas tant à la hauteur. L’album était bien plaisant, mais le groupe semble avoir eu de la difficulté à se démarquer, avec son ton sec, et surtout après tous les albums du style que j’ai écouté ces derniers temps. Cela étant dit, quelques morceaux se détachent quand même du peloton, dont Walk, malgré son aridité.

Suit Fucking Hostile, qui est plus accrocheur, mais aussi plus intense.

This Love est aussi bien appréciable, alors qu’il s’agit d’un morceau plus calme, plus détaillé aussi. Quoique cela soit toujours relatif…

Pour le reste, je ne fais que constater qu’il peut être difficile de se démarquer dans cette mare de groupes de speed/trash metal.

Peace Sells… But Who’s Buying? (1986) – 647 jours, 767 albums

Un autre groupe dont le nom m’intimidait : Megadeth. J’ai donc affronté la bête en écoutant Peace Sells… But Who’s Buying?.

Megadeth - Peace Sells... But Who's Buying

Plus féroce qu’Anthrax, mais plus ordonné que Metallica et que Slayer, Megadeth offre un bon compromis dans cette pullulation de groupes de speed et de thrash metal. Non seulement le groupe conserve-t-il la clarté et l’ordre du métal, mais il en conserve aussi l’aspect mélodique, rappelant les grandes envolées musicales aux saveurs pop d’Iron Maiden. Ajoutez à cela une virtuosité éclatante, un peu de vitesse pour rendre le tout plus intense sans être plus brutal, et vous avez cette musique surprenante. Pour vous faire une meilleure idée, écoutez donc The Conjuring.

Plus loin vient l’excellent Devils Island et sa guitare électrique qui rappelle le coeur d’un volcan ou quelque autre monde infernal. Mais Bad Omen serait véritablement le second morceau à écouter sur cet album.

J’ai aimé son ambiance sombre et mystérieuse en début de morceau, et ses envolées musicales à la guitare qui m’ont jeté par terre. Pour le reste de l’album, le tout se tient, et offre une ambiance puissante, mais sans être véritablement agressive ou agressante. C’est l’un des rares albums du style qui, même à la fin, ne m’a donné aucuns maux de tête. Ça faisait longtemps !

Among the Living (1987) – 648 jours, 769 albums

Toujours dans le speed/thrash metal, j’ai écouté Among the Living du groupe Anthrax.

Anthrax - Among the Living

Sérieusement, parmi les divers groupes du genre, je croyais sérieusement qu’Anthrax allait être le pire. Pourtant, si je compare leur musique à celle de Metallica ou de Slayer, Anthrax est définitivement la plus facile à écouter, la plus accrocheuse, bref la meilleure. Leur ambiance un peu sèche leur donne une ambiance bien appréciable; mélange parfait entre l’aspect franc du punk et le détail technique du métal. Cela est très apparent dans l’excellent morceau Caught in a Mosh.

Je ne m’attendais vraiment pas à trouver un refrain aussi accrocheur sur un tel album. Certes, l’agressivité est toujours là, mais ici, l’ambiance n’est pas trop thrash ni saturée comme peut l’être un morceau de hardcore punk. Mais d’un autre côté, les guitares électriques et la voix sont plus sèches et arides que chez Metallica. Il en résulte une musique étonnamment simple, claire et facile à suivre. C’est aussi le cas avec Efilnikufesin (N.F.L.) qui m’a semblé encore plus brut, ou avec One World et sa complexité musicale, ironiquement. D’ailleurs, A.D.I./Horror of It All m’a agréable surpris sous cet aspect.

Avec son départ doux et lent à la guitare, qui ne fait que présager la complexité détaillée du reste du long morceau, ce morceau en est également un que je ne croyais pas retrouver ici. Mais ce genre de surprise est de ceux qui rendent ce défi si agréable.

Reign in Blood (1986) – 649 jours, 771 albums

Nouvel album de métal, cette fois plus thrash que speed, avec Reign in Blood du groupe Slayer.

Slayer - Reign in Blood

Simplement devant le nom du groupe, et accessoirement celui de l’album, j’avais déjà une appréhension certaine. Surtout qu’avec des noms de morceau tels que Angel of DeathPiece by PieceCriminally Insane et Raining Blood, il y a de quoi avoir quelques doutes. Pourtant, l’expérience ne fut pas si désagréable et si exigeante que ce à quoi me m’attendait. Certes, il s’agit d’un album agressif et hargneux, mais il m’a aussi surpris par ses multiples facettes. Écoutez Criminally Insane par exemple.

La batterie inlassable, la voix criarde, les guitares électriques lourdes et impérieuses, et, surtout, les solos d’une virtuosité démente. Cela est apparent dans plusieurs autres morceaux, dont Angel of Death et son cri viscéral qui ouvre l’album, Altar of Sacrifice et son orgie musicale, et Epidemic et son étonnante constance. Ici, on sent toujours la clarté et la précision du métal, mais on sent également un caractère plus thrash, plus près du hardcore punk. D’ailleurs, le seul morceau que j’ai réellement trouvé travaillé était Raining Blood.

Déjà, le morceau est plus long et permet une meilleure exploration du thème, mais son introduction apporte aussi une dimension de plus à cette musique sinon plutôt hermétique.

Pour le reste, il s’agit d’une musique que j’ai trouvée bien appréciable, si ce n’est que par la virtuosité inimaginable des musiciens, mais que je n’écouterais pas tous les jours. Au bout de quelques morceaux, elle se révèle exigeante et, je dois bien l’admettre, fini par me faire grincer des dents. Une catharsis parfois, elle peut aussi éveiller une certaine agressivité aussi.

Master of Puppets (1986) – 650 jours, 773 albums

Ensuite, saut dans le speed metal, qui deviendra rapidement le thrash metal, avec l’album Master of Puppets du groupe Metallica.

Metallica - Master of Puppets

C’est drôle : je croyais que Metallica faisait partie d’un heavy metal plus conventionnel. Je me souviens, étant jeune adolescent, voir mes amis étonnés de mon manque flagrant de culture musicale. La surprise passée, ils me nomment quelques groupes, dont j’ignorais l’existence ou seul le nom m’est connu. Parmi cette liste figure le nom mystique de Metallica. Avec surprise, ils me demandent : « Mais ton père écoutait pas ça, du Metallica ? » Non fut bien sûr la réponse, la chose la plus intense que mon père écoute étant toujours du Johnny Cash.

Mais l’idée a fait son chemin. Metallica… le nom évoquait la base même du métal. Aujourd’hui, à la lumière de mon expérience et de ce défi, je peux écouter cette musique avec une nouvelle perspective. Disons qu’on est loin de Black Sabbath, Led Zeppelin, ou même Iron Maiden ! Ici, la précision du heavy metal est alliée à la vitesse et à l’intensité technique et sonore du hardcore punk. Bon, peut-être pas la totalité de son intensité sonore… Ainsi, alors que pour mon père le ton sombre de Black Sabbath aurait déjà été de trop, je l’imagine encore plus mal écouter cette musique autrement énergique, cadencée et d’une complexité parfois difficile à suivre. On vous lance une kyrielle de notes, en rafale, jouée avec une virtuosité démente mais sans vous laisser le temps de les assimiler toutes. Et le plus étonnant, mais aussi le plus agréable, c’est que le tout est toujours fluide, clair, précis, ce qui donne aux racines hardcore une audibilité fort appréciable. Et c’est tant mieux, parce qu’il y a encore plusieurs albums de speed et de thrash metal à écouter dans ce défi et dans les prochains jours. Aussi bien y prendre plaisir.

Le premier morceau qui a retenu mon attention, comme souvent, fut le premier, soit Battery.

Le départ lent et délicat à la guitare acoustique, qui donne une ambiance faussement latine. Puis arrivent les lourdes guitares électriques, de leur poids immense, juste avant que la batterie ne se déchaîne de manière surhumaine. Le morceaux éponyme, qui suit, m’a plutôt déçu, étonnamment. Si on le compare à la complexité et à rondeur des autres morceaux de l’album, je l’ai trouvé plutôt ordinaire et plat. Tout le contraire de Disposable Heroes !

Avec sa longue construction, sa complexité appréciable et ses différents mouvements, ce morceau n’a pas été sans me rappeler les grandes épopées chantées par Iron Maiden. Enfin, il y a aussi Orion, long morceau instrumental qui nous montre toute la virtuosité dont le groupe est capable.

Certes, ce n’est pas un album de métal classique, mais il s’agit certainement d’un incontournable du genre.