Music from the Penguin Cafe (1976) – 766 jours, 841 albums

Une petite escapade dans une musique plus classique mais tout de même originale me fit le plus grand bien. J’ai écouté Music from the Penguin Cafe, un album du groupe The Penguin Cafe Orchestra.

Une musique douce, apaisante, avec des violons et une basse électrique qui imite la marche d’un manchot, m’a accueilli dès l’ouverture de ce grand théâtre, avec le morceau Penguin Cafe Single. On a effectivement l’impression d’être dans un café, en plein-air, avec des manchots qui se dandinent autour d’un petit pique-nique.

From the Colonies offre un rythme plus soutenu avec ses cordes pincées, mais toujours en conservant cette atmosphère légère, propre au style adopté par le groupe : un savant mélange de néo-classique, de jazz léger et quelques notions de new age. On a donc une musique distinguée, mais pour le moins originale, unique en son genre par les racines qui sont à la base de son inspiration et de sa création.

Milk, par exemple, est plus éthérée et distante, avec sa voix désincarnée et son aspect plus expérimental. Giles Farnaby’s Dream, par contre, fait surgir un clavecin qui est vite suivi d’un ukulélé, créant en seulement quelques instants un monde riche mêlé d’éléments en apparence trop différents pour être associés. Et pourtant !

The Sound of Someone You Love Who’s Going Away and It Doesn’t Matter, malgré son titre romantique, est en fait une longue balade douce par laquelle on se laisse bercer.

Sérieusement, je ne m’attendais pas à tomber sur ce genre d’album durant ce défi. Pourtant, force est de constater que la musique populaire et digne de mention n’est pas composée que de morceaux durs ou vides. Outre le art rock, le ambient et le jazz, il semble qu’il y ait encore un peu de place pour la musique classique et ses progénitures.

Oxygène (1976) – 769 jours, 844 albums

Je me suis ensuite gâté avec une autre belle découverte de ambient. J’ai écouté Oxygène de Jean-Michel Jarre.

Vous vous en doutez peut-être : c’est d’abord la pochette, à la fois sobre par ses couleurs et provocantes par son imagerie, qui a attiré mon attention. Il y a également le nom français de l’artiste, si rare dans cet ouvrage. Je me suis donc plongé dans cet album éthéré, aérien, électronique juste assez pour nous plonger dans l’ambiance.

Tout l’album s’écoute comme un long fleuve, avec des variations innombrables de paysage sur la rive, certaines tellement subtiles qu’elles passent inaperçues, et d’autres plus marquées, parfois entre deux morceaux ou parties de l’album. Les plus beaux passages étaient ceux contenus dans Oxygène Part 2

…et Oxygène Part 4

…ce dernier étant mon préféré.

Que dire de plus ? J’ai de plus en plus l’impression que l’électro, à plus forte raison le ambient, ressemble au jazz. Il est impossible de détailler toute la texture et les effets créés dans un morceau, il est impossible d’en raconter l’histoire. On ne peut que se plonger dans l’ambiance, dans ce monde nouveau, et écouter. Et dans le cas de cet album, je vous le conseille chaudement.