The Modern Lovers (1976) – 219 jours, 498 albums

The Modern Lovers - The Modern LoversAvec un nom de groupe et d’album comme The Modern Lovers et une pochette en néons, on s’attendrait à du new wave romantique. Non. Ce n’est pas du punk, mais on s’y rapproche.

Le proto-punk permet aux mélodies de se développer, aux morceaux de prendre forme et de se boucler. On sent tout de même le sec des guitares, le retour aux sources du rock & roll.

Astral Plane et She Cracked maîtrisent à merveille l’avènement de ce nouveau paradigme: une énergie brute, mais mêlée à la musicalité simple du rock & roll. Les compositions Pablo Picasso et l’excellent I’m Straight parviennent à créer des ambiances plus lourdes et complexes, plus lentes. Modern World sonne presque comme du surf rock ensoleillé et Government Center tombe quasiment dans le bubble gum.

Un album hétéroclite, varié, mais accompli et mélodieux. Une belle découverte.

New York Dolls (1973) – 288 jours, 552 albums

Avec leur glam rock, hard rock, proto-punk, les New York Dolls en mettent plein la vue avec leur album éponyme qui déménage.

New York Dolls - New York Dolls

En fait, on penche davantage vers un rock dur et solide, qui tend vers les débuts du punk, avec un chant sec et rugueux, que vers les subtilités artistiques du glam rock. Dès Personality Crisis qui ouvre l’album, on est plongé dans une ambiance ravagée, puissante, criarde. Plus loin, Frankenstein et Trash sont plus accomplis, offrant des compositions plus travaillées et plus harmoniques. Mais l’ambiance demeure la même: ferme, rugueuse, presque hargneuse.

Certains moments comme Lonely Planet Boy offrent un répit, mais le glam rock réside bien davantage dans les costumes, l’attitude et les racines du punk que dans la musique elle-même.

Country Life (1974) – 408 jours, 579 albums

Après la découverte de Roxy Music par leurs albums Roxy Music et For Your Pleasure, je me gardais Country Life pour un moment spécial. Ce mélange parfait d’art rock, de glam rock et de proto-punk m’avait séduit instantanément. Et le groupe a renouvelé le coup ici.

Roxy Music - Country Life

Avec l’art rock, on a cet éclatement des styles musicaux et ce raffinement dans leur juxtaposition. Avec le glam rock, on a cette épuration, cette simplicité et, surtout, cette sensualité palpable et languissante. Avec le proto-punk, on sent le retour d’une rudesse, d’une énergie jeune et fraîche. Le tout, ensemble, donne cette merveille qu’est Roxy Music.

Country Life est-il vraiment le chef-d’oeuvre du groupe ? Je n’en sais trop rien. Mais beaucoup de ses morceaux m’ont donné des frissons ou m’ont époustouflé. Out of the Blue est de ceux-là.

Les violons m’ont d’ailleurs fait frémir.

Triptych est fort intéressant, avec ses teintes baroques et médiévales. Casanova est puissant, appuyé, avec son rythme saccadé et ses envolées musicales. Cela dit, l’autre morceau accrocheur de l’album, c’est d’abord et avant tout The Thrill of It All, qui ouvre l’album avec énergie et génie.

Il semble contenir tout le talent et la musique de Roxy Music en à peine 6 minutes.

Chelsea Girl (1967) – 414 jours, 590 albums

La Nico de Velvet Underground a aussi une vie bien à elle : son album Chelsea Girl en est la preuve. À la fois rock expérimental, proto-punk sec et charmants instruments classiques, l’album surprend, sauf si on connaît ses collègues musicaux, comme John Cale et Lou Reed. Alors, c’est simplement un délicat délice.

Nico - Chelsea Girl

Ce n’est pas une musique faite pour toutes les oreilles. On pourrait facilement la trouver fade, juger la voix morne et trop grave, considérer l’instrumentation étrange et peu appropriée. Mais après avoir autant tenté d’apprécier à leur juste valeur les albums des Velvet Underground (et après avoir réussi), je comprends mieux le charme de ce style musical unique, et la fascination de certains pour lui.

Il s’agit d’un contraste puissant, entre la douceur et la légèreté des instruments classiques (violons, flûtes, guitares classiques), et la voix lourde, triste, appuyée de Nico; contraste duquel jaillit la beauté. Prenez le morceau Chelsea Girls en exemple.

C’est peut-être moi, mais dans ce morceau je sens un mal de vivre, une mort à l’âme qui n’est pas sans charmes.

À l’inverse, The Fairest of the Seasons est plus lumineux, plus cérémonieux. Il a quelque chose de brillant, et on dirait que la voix terre-à-terre de Nico y apporte du poids, une sorte de réflexion ou de réalité tangible.

J’ai beaucoup apprécié Winter Song aussi. Encore une fois, les instruments classiques y ont une place de choix, et donnent une certaine noblesse à ce morceau qui, avec la voix de Nico, semble étrange, voire tourmenté par moments. Bref, je vous laisse écouter.

Comme la plupart des albums étranges que j’ai eu la chance d’écouter durant ce défi, celui-ci me fut une expérience agréable, et une découverte bien appréciable. Mais soyez prêts, et débutez donc par les Velvet Underground.

The Velvet Underground (1969) – 478 jours, 630 albums

Mon amie et compagne de voyage est une fan des Velvet Underground. J’ai donc profité de la route pour écouter leur album éponyme, The Velvet Underground, et me plonger de nouveau dans la belle époque des sixties.

The Velvet Underground - The Velvet Underground

C’est un groupe que j’ai eu de la difficulté à apprécier lorsque je les ai découverts, l’an dernier. Leur son expérimental était encore quelque chose d’exigeant et de nouveau pour moi. Maintenant, disons que j’en ai vu d’autres, et que je suis désormais plus familier et plus à même d’apprécier ce genre de musique. Ses différences, ses extrapolations, ses expérimentations, ses audaces m’étonnent moins. Et à force de réécouter The Velvet Underground and Nico, avec la pochette banane de Warhol, j’ai fini par l’apprécier davantage, et à y dénicher ce que d’autres y trouvent d’extraordinaire.

Mais cet album-ci est moins expérimental que les deux autres que j’ai écoutés. Il se concentre davantage sur un rock plus conventionnel, ou une sorte de proto-punk sec, qui s’approche du garage rock, mais sans devenir agressif ou difficile, et en étant plus lisse et pop que les précédents albums. D’ailleurs, Candy Says ouvre l’album doucement, sans heurts, mais en se permettant tout de même de mêler les influences et les ambiances, mais surtout vers la fin.

En fait, le morceau est une longue complainte, triste, mais qui ne tombe pas dans le lyrisme. Juste après, What Goes On donne plutôt dans la pop, alors que Some Kinda Love revient vers le son propre aux Velvet : cette simplicité étrange, avec la voix de Lou Reed, si particulière, presque blanche et désincarnée. Suit l’excellent Pale Blue Eyes qui reprend pas mal la même ambiance.

Pour le reste, c’est difficile à dire. Vous savez comment c’est sur la route : on débute une conversation par-dessus la musique, puis on écoute de moins en moins, avant de s’apercevoir que l’album est terminé, et que l’on s’est laissé porter par la musique sans trop s’en rendre compte. Bref, l’ambiance était bonne, et la même. Et désormais c’est chose sûre : j’aime les Velvet, et je devrai réécouter de leur musique. Je perçois maintenant ce charme, ce petit quelque chose, cette étincelle si séduisant, si envoûtante, et qui m’avait éludé jusque là.

Trout Mask Replica (1969) – 607 jours, 705 albums

Je vous l’avais dit : je n’ai pas pu attendre bien longtemps avant d’écouter le second album de Captain Beefheart and his Magic Band contenu dans ce défi. On me l’avait chaudement recommandé, et son aspect expérimental, libre et complexe n’était pas sans m’allécher. Je parle bien sûr de l’album Trout Mask Replica.

Captain Beefheart and his Magic Band - Trout Mask Replica

Ce n’est pas le premier album de rock expérimental des sixties que j’ai écouté dans le contexte de ce défi. Mais c’est le premier que j’ai apprécié du premier coup. Et je dois dire : l’expérience y est pour beaucoup ! Encore aujourd’hui, apprécier The Velvet Underground and Nico demande quelques efforts, et Freak Out! mériterait sûrement une écoute fraîche pour être pleinement compris. Mais Trout Mask Replica, dès le début, m’a séduit.

Le son distordant, les mélodies déconstruites et fragmentaires, les rythmes inhabituels et changeants, l’absence apparente de toute règle ou esthétisme… tout dans cet album pourrait surprendre, effrayer. Et pourtant : en l’écoutant bien, avec attention, il contient au contraire une richesse certaine, complexe et stimulante. Surtout à la lumière des albums parus durant les 20 années suivantes, on sent des débuts d’influence, des graines et des bourgeons à peine éclos, des techniques et idées musicales à peine effleurées. Ici, on semble tout sentir à l’état d’embryon, du proto-punk au art rock, sans oublier les débuts de l’industriel, certaines notions de free jazz, ou même la voix éraillée de Tom Waits ou l’aspect rude et boueux du blues-rock à venir.

De la même manière, il serait difficile de nommer des morceaux en particulier qui ressortent de l’album. Certains passages sont certes plus harmonieux, plus faciles à écouter ou encore plus intéressants, sous un de leurs aspects ou un autre, mais l’album m’est plutôt apparu comme une expérience complète et liée, qui doit s’écouter comme une unité, du début à la fin, malgré ses quelques 77 minutes. Il peut paraître absurde, de dire qu’une oeuvre aussi décousue et fragmentaire ne puisse pas être facilement séparée en ses différents morceaux. Mais peut-on, sans faire attention, prélever une forme ou une ligne d’une oeuvre de Picasso et, ainsi, croire comprendre ou exposer l’oeuvre dans son entier ? Malgré ses angles et sa déconstruction apparente, cette musique est au contraire plus intimement liée que celle de bien des albums.

Je tenterai tout de même le coup, en vous faisant écouter quelques extraits. Mais si vous trouvez que ces quelques morceaux ne rendent pas justice à l’album, sachez que vous aurez été prévenus. Même chose si vous êtes un néophyte peu familier avec le style. Et enfin, même chose si vous croyez bien connaître la musique et que, comme moi, ce genre de défi ne vous fait plus peur. Car on doit, avec cette musique comme avec un grand vin, lui laisser le loisir de respirer un peu, de s’aérer pour qu’il laisse échapper ses plus attrayantes effluves. À l’ouvrir ou le boire trop vite, on perdrait tout l’intérêt, tout  le divin qui s’y trouve.

Pour vous plonger dans le bain : Ella Guru.

Ensuite, Pachuco Cadaver.

Enfin, Sugar ‘N Spikes, mon favori.

Je pourrais vous en faire écouter beaucoup d’autres mais, comme je le décrivais plus haut, il s’agit d’une expérience qui, pour être pleinement comprise, demande le temps de bien s’asseoir, et d’écouter l’album en entier, avec toute l’attention qu’il mérite.

Crocodiles (1980) – 655 jours, 779 albums

Avant d’aller plus avant dans le temps, j’ai décidé de consacrer quelques albums de plus à l’exploration du début des années 80. J’avais en effet l’impression d’être passé dessus trop rapide, et les quelques découvertes que j’ai faites ensuite m’ont donné raison. Parmi celles-ci était l’album Crocodiles du groupe Echo & the Bunnymen.

Echo & the Bunnymen - Crocodiles

Conservant l’authenticité du punk et son énergie, mais en l’emballant dans du rock alternatif juste assez accrocheur, le groupe nous offre quelques morceaux un peu déroutants. Parce qu’il y a aussi la sonorité sèche de la guitare et de la voix, l’ambiance un peu sombre mais pas trop. Do It Clean est un de ces morceaux.

On sent la ressemblance avec des groupes comme R.E.M. et Lloyd Cole and the Commotions, mais en même temps, on est encore bien ancré dans le post-punk. Et ce dernier fait, Pride nous le rappelle, mais en offrant une voix qui ressemble étrangement à celle de Bono de U2…

Comme si cela n’était pas déjà assez, le xylophone vient brouiller un peu plus les pistes. J’ai aussi lu le style de Neo-Psychedelia, mais je n’ai franchement pas vu la ressemblance avec le rock psychédélique. Si j’avais à faire un rapprochement, ce serait avec le garage rock mais qui, dans ce contexte, rappelle plutôt le post-punk.

Crocodiles est plus animé, comme morceau, alors que Pictures on My Wall m’a semblé plus introspectif, rappelant l’aspect sombre et ténébreux de l’album. Pour le reste, j’ai bien hâte d’écouter un second album du groupe, histoire de, peut-être, comprendre davantage leur oeuvre qui m’est apparue bien mystérieuse pour une première écoute.

« Heroes » (1977) – 660 jours, 784 albums

Cette fois, je n’ai pas attendu aussi longtemps pour écouter un autre album de David Bowie. J’ai enchaîné sans plus attendre avec le second album de la trilogie berlinoise, soit « Heroes ».

David Bowie - Heroes

Il m’a semblé assez semblable à Low, son album frère, en ce sens qu’il m’a paru lourd, dense, complexe à souhait. Toutefois, il m’a également semblé plus mature, et moins éclaté. Les coins et les aspérités ont ici été polis, et il ne reste que ce mélange de styles, doux en surface, mais intense en profondeur. Cela dit, l’album s’y trouve encore plus difficile à décrypter, comme si ce polissage de surface avait rendu les morceaux plus opaques, plus difficiles à percer au grand jour. Seule exception lumineuse : la perle pop « Heroes ».

En réécoutant ce morceau avec attention, je vois bien qu’elle recèle des influences d’ambient et de art rock, mais le tout demeure transparent, accessible. Peut-être est-ce l’aspect pop et simple du morceau, héritage du glam rock. Mais d’autres morceaux comme Sons of the Silent Age me semblent plus étranges et occultes. Un son éthéré, avec une ambiance un tantinet orientale, avec un chant presque liturgique, repris par un choeur qui semble être composé de la voix de Bowie répliquée à l’infini. Bref, difficile de classer ce morceau dans une catégorie distincte.

Comme avec Low, la seconde moitié de l’album est composée de morceaux instrumentaux, qui mettent davantage l’accent sur le ambient. Sense of Doubt, avec son piano grave, ses bruits de vent et son ton dramatique, est de ceux-là.

Neuköln, quant à lui, rappelle les expérimentations électroniques de Neu! et autres groupes de kraut rock.

Je dois dire que j’ai moins apprécié cet album que le précédent. Peut-être, comme je l’ai mentionné plus haut, j’ai une fois de plus besoin de quelques écoutes supplémentaires, mais il m’est apparu plus obscur, plus difficile d’approche. Il faut aussi dire que j’ai toujours apprécié la variété brute, le mélange encore hétérogène. Cet album était, dans un sens, plus mature, mais par la même occasion, il semblait plus aseptisé.

Low (1977) – 661 jours, 785 albums

J’ai ensuite continué mon exploration du éclectique David Bowie, en débutant enfin l’écoute de sa fameuse trilogie berlinoise. Le premier de ces albums étaient Low.

David Bowie - Low

Cela faisait longtemps, il me semble, que je n’avais pas écouté un bon album de Bowie. Il faut aussi dire que le glam rock semble désormais bien loin, autant dans le temps que chez Bowie d’ailleurs. Après Station to Station qui m’avait laissé perplexe, cet album est encore plus déconcertant. D’une dense presque palpable, il offre un éventail immense de styles et d’influences, du kraut rock au art rock, en passant par le ambient, l’électro expérimental et le proto-punk. Ainsi, une seule écoute, ou même deux, sont bien loin de suffire pour apprécier pleinement toute la profondeur et la subtilité de cet album. Je vais tout de même faire de mon mieux.

S’ouvrant avec ce morceau étrange, soit Speed of Life, il sait déjà qu’il faudra se ternir sur ses gardes durant une bonne partie de l’album. Les accords dissonants et la mélodie angulaire ne mentent pas, et donnent un certain frisson à l’auditeur qui en est devenu un adepte. Suit Breaking Glass, avec son rythme lent, posé, sa voix en écho, ses sons électroniques grinçants comme des cuivres inopportuns et sa mélodie pop et accrocheuse. What in the World offre plutôt la même ambiance, avec ses percussions électroniques qui sont presque au premier plan, et qui rappellent étrangement un ordinateur en train de calculer on ne sait quoi. Sound and Vision est ensuite relativement plus calme et pop, mais reste néanmoins un heureux mélange d’éléments hétéroclites.

Cela dit, la seconde partie de l’album se concentre davantage sur des morceaux aux influences d’ambient et de kraut rock. Le rythme est plus lent, la mélodie plus éthérée et en vagues. À partir de Warszawa, on sent clairement le spectre de Brian Eno peser sur les morceaux. Mais sur ce sujet, ce serait davantage Art Decade qui remporterait la palme.

On sent aussi l’aspect expérimental de Neu! et la précision rythmique et mécanique du kraut rock à la Kraftwerk, surtout sur Weeping Wall, sa cadence pressée et ses sonorités précises.

Ainsi, je comprends désormais mieux pourquoi Bowie est considéré comme un artiste caméléon, adoptant et s’appropriant tous les styles avec une aisance déconcertante. Mais d’au autre côté, il s’agit d’un caméléon puis difficile à imiter, et il me semble avoir cette signature bien particulière, bien unique à toutes ses oeuvres. Dans un sens, cet album, aussi expérimental soit-il, n’est pas si loin de Ziggy Stardust et de son glam rock épuré et franc, ni de certains morceaux angulaires de Aladdin Sane. Ainsi, est-il si caméléon que ça ? J’ai plutôt l’impression que son talent brut et inaltérable prend les particularités et les influences des différents styles qui lui sont offerts pour s’exprimer au mieux. Mais ce talent ne passe certes pas inaperçu, ni se fond ni se perd dans ce mimétisme, ou plutôt cet emprunt. En fait, ce sont les styles que Bowie empruntent qui se transforment en caméléon.

Station to Station (1976) – 766 jours, 841 albums

Après la révélation que fut Aladdin Sane de David Bowie, j’ai dû écouter sans trop attendre un autre album de cet artiste prodige. Il se mérite quand même 7 albums dans ce défi ! Ainsi, j’ai écouté Station to Station.

J’ai eu de la difficulté à caractériser cet album. Il m’a semblé moins profond que celui mentionné plus haut, mais il gardait néanmoins la même signature musicale. Il s’agit donc, ici, d’un mélange froid et étrange de art rock, par la variété des styles et la profondeur de l’exploration artistique, de glam rock et de proto-punk, pour la simplicité et la froideur mais sans l’aspect sensuel, et de rock expérimental, parce que, bon, cet album est trop particulier pour avoir sa propre catégorie.

En plus de la disparité stylistique de l’album, les morceaux eux-mêmes m’ont semblé difficiles à appréhender. Je sais qu’ils sont bons, que je vais les réécouter et qu’ils ont touché quelque chose en moi, quelque chose de davantage intellectuel qu’émotionnel. Mais je ne saurais vous les présenter proprement, il me semble. Alors, je vais simplement vous faire écouter les meilleurs morceaux. Vous vivrez, ainsi, l’expérience par vous-mêmes.

D’abord, l’accrocheur et complexe TVC 15.

Ensuite, l’étrange mais fort appréciable Stay.

Enfin, le sensuel mais sans âme Golden Years.

Voilà, tout est dit.