Modern Sounds in Country and Western Music (1962) – 413 jours, 590 albums

L’éternel Ray Charles me retrouve pour un album de Rhythm and Blues, qui penche davantage vers le blues et la mélancolie, mais parfois avec une teinte de pop et de soul, avec son album Modern Sounds in Country and Western Music.

Ray Charles - Modern Sounds in Country and Western Music

Je parle bien sûr de la pop de l’époque : celle qui était jouée par les big bands, avec force de cuivres et de rythmes jazzys. Le classique Bye Bye Love qui ouvre l’album en est le parfait exemple.

Malgré les propos quand même tristes du morceau, on ne peut s’empêcher de le trouver festif, accrocheur. Dans le même genre, il y a le délicieux You Are My Sunshine. Cependant, il y a aussi le sentimental et mélancolique You Don’t Know Me, qui change radicalement de gamme d’émotions.

Il est touchant, et la plupart des autres morceaux de l’album seront calqués sur celui-ci et son atmosphère, dont Born to Lose et ses violons larmoyants, ou l’excellent It Makes No Difference Now.

Ainsi, l’album nous fait découvrir un Ray Charles émotif, à l’âme bleue et mélancolique à souhait. Bref, un Ray Charles bien différent de celui que je connaissais. Mais cela fait parfois du bien de se détendre, ou de verser quelques larmes, à l’écoute d’une musique plus profonde, plus lente. Surtout lorsqu’elle est livrée par un si grand musicien.

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Live at the Apollo (1963) – 912 jours, 980 albums

Je ne suis pas très familier avec le R&B, mais il y a des noms auxquels, peu importe ses goûts, on ne peut échapper. James Brown est de ceux là. J’ai donc écouté Live at the Apollo.

J’ai déjà dit que j’avais de la difficulté avec les albums live, mais dans ce cas-ci, ce fut une excellente façon de découvrir l’artiste. L’énergie y est sincère et complètement assumée. La voix de Brown y est extatique, avec ses cris de pures joie et énergie. Et la foule répond à cet enthousiasme contagieux. Cela est encore plus saisissant sur Lost Someone, où le chanteur y exprime toute son émotion de manière criarde, mais sans être strident, de manière énergique, mais sans être exubérant comme l’était Little Richard. Et avec ces petits cris lancés de manière si pure, on ne peut s’empêcher de voir l’influence qu’ils ont eux sur Michael Jackson.

Mais je crois que je commence à apprécier le R&B. Surtout sur cet album, avec leur émotion puissante, leur ambiance bleue et leurs rythmes accrocheurs, les morceaux sont saisissants, sont mémorables. On a le goût dans écouter d’autres, d’en découvrir un peu plus. La nuance de soul donne quelque chose de rafraîchissant à l’album, à son atmosphère. J’ai déjà hâte de découvrir un peu plus de cet artiste, et de ce style qui m’est encore méconnu.

This Is Fats (1956) – 917 jours, 980 albums

Pour bien comprendre les artistes et leurs albums, il faut bien sûr comprendre leur héritage. Il faut ainsi commencer par le début, comme en toute chose. C’est pourquoi un autre album des années 50 s’imposait : This Is Fats de Fats Domino.

Cela faisait un bon moment que je souhaitais connaître cet artiste des débuts de la musique moderne. C’est maintenant chose faite, et je dois dire que je ne fus pas déçu ! J’ai été impressionné par ce style avant-gardiste, surtout pour l’époque. Mais comment fait-il pour mêler aussi bien et avec autant d’harmonie les influences ? Et comment fait-il pour faire une musique aussi ancrée dans son époque et qui, à la fois, n’a pas vieilli d’un iota ? Ce doux mélange de R&B, de jazz et de rock & roll m’a tout simplement séduit ! Je ne saurais nommer un morceau en particulier : je ne fais qu’écouter l’album en boucle, charmé par cet équilibre parfait. Il n’y a peut-être pas d’autres albums de lui au menu pour ce défi, mais je tiens à vous assurer qu’une ou deux autres de ses oeuvres vont se retrouver sur ma liste d’écoute sous peu…