1977 (1996) – 225 jours, 512 albums

Ash - 1977Indie, pop, punk, britpop: on a parfois de meilleurs résultats lorsqu’on ne se cantonne pas à un seul style. Ash joue la musique qu’il a à jouer. Et ensuite, on peut tenter de circonscrire sa musique en deux ou trois styles et influences. À ce titre, 1977 a sa personnalité.

Dans certains morceaux on sent un rock indie pas trop loin de nous. Ailleurs c’est le punk qui ressort, avec son ton sec, dur et épuré, mais rend presque pop, avec la mélodie mise en vedette. Partout on sent l’influence britannique, l’irrévérencieux britpop.

Les ambiances aussi varient à souhait. Lose Control ouvre par ailleurs avec puissance, sans concession, alors que Goldfinger suit avec quelque chose de plus émotif. I’d Give You Anything rappelle le rock de garage et Kung Fu mise sur une mélodie pop et accrocheuse. Innocent Smile est saturé de guitares et de batterie mais dans un environnement contrôlé, et Lost in You donne clairement dans la balade.

Il ne s’agit peut-être pas d’un incontournable, mais le groupe parvient à affirmer sa personnalité. Sans être une découverte, cet album mérite bien sa place ici.

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Lost Souls (2000) – 229 jours, 520 albums

Doves - Lost SoulsAmbiance éthérée, mélodies harmonieuses, espace saturé: Lost Souls de Doves est une pop britannique qui fait rêver.

Ajoutez à cela quelques morceaux accrocheurs, des mélodies qui n’ont pas peur de devenir émotives ou d’être légèrement audacieuses, et vous avez cet album qui transporte, qui enveloppe.

Firesuite ouvre l’album avec une ambiance sous-marine qui rappelle Air, avant de tomber dans un drame étrange et voilé. Here It Comes cède à la tentation et à la tourmente (la douce). Sea Song conserve le même aspect tragique, mais semble s’envoler tout à la fois, comme dans un vol au crépuscule, alors que Catch the Sun tombe dans un rock plus lourd et appuyé, mais diablement entraînant.

Plusieurs moments de l’album passent toutefois inaperçus. Les albums de dream pop britannique ne manquent pas: se distinguer est un pari risqué. Le groupe l’emporte sur les morceaux nommés, mais perd sur le reste.

Everything Must Go (1996) – 471 jours, 629 albums

J’ai aussi écouté un deuxième album des Manic Street Preachers. Il s’agissait de Everything Must Go.

Manic Street Preachers - Everything Must Go

J’aime ce groupe : leur ton insolent, leur énergie contagieuse, leur son britpop aux inspirations punk. Cet album n’y fait pas défaut. Et cela est vrai dès le morceau d’ouverture, Elvis Impersonator: Blackpool Pier.

Le morceau est accrocheur, énergique, d’une énergie jeune, révoltée, irrévérencieuse. Juste après vient A Design for Life et son refrain touchant, presque déchirant par son ton. J’ignorais que le groupe put faire quelque chose d’aussi profond, d’aussi émotionnel, et en voyant la grandeur de leur talent, je ne peux pas dire que je fus surpris non plus.

J’ai aussi adoré Kevin Carter, que je trouve simplement merveilleux dans son mélange britannique, punk et pop.

Le morceau éponyme vaut également votre attention, mais la fin de l’album passe plus inaperçue. Les morceaux y sont bons, mais ils ont semblé manquer ce petit quelque chose d’accrocheur, pour retenir mon attention. Même si le tout demeure fichtrement bien travaillé et rendu. Mais en même temps, ce groupe, malgré les apparences, offre une musique complexe, profonde, qui mériterait bon nombre d’écoutes avant d’être pleinement appréciée. Mais ça, c’est quelque chose qui devra attendre après ce défi.

A Rush of Blood to the Head (2002) – 471 jours, 629 albums

Un second album de Coldplay me tentait bien, déjà. J’ai donc écouté la britpop éthérée de A Rush of Blood to the Head.

Coldplay - A Rush of Blood to the Head

Je dois avouer que j’aime moins cet album-ci. Il n’en demeure pas moins un excellent album, et comporte bon nombre de bons moments, dont DaylightClocksPolitikThe Scientist… C’est simplement, me semble-t-il, qu’il manque la fraîcheur et la vitalité de Parachutes. Les morceaux sont plus détendus, plus désinvoltes en un sens. Ce n’est pas une mauvaise chose, mais de la même manière, ils perdent de leur vitalité, de leur poigne.

Quoiqu’il faut bien avouer que Clocks est difficile à détrôner, comme morceau phare du groupe.

Exception à l’album, Politik est mordant, dès le début. Il ouvre l’album avec force, émotion, tripes. God Put a Smile Upon Your Face est aussi bien savoureux, un brin tourmenté, et est composé avec le brio qu’on connaît bien à Coldplay. The Scientist est plus mélancolique et touchant, mais manque un peu de fraîcheur. Enfin, Daylight a quelques sonorités arabisantes et fait partie des morceaux du groupe que je pourrais écouter en boucle pendant longtemps.

Cela dit, pour le reste, X&Y demeure mon album favori entre tous. Avis aux intéressés et aux fans…

Black Holes and Revelations (2006) – 476 jours, 629 albums

Pour quelque chose d’un peu plus plein et d’un peu plus grandiose, j’ai décidé d’écouter le Neo-Prog et le britpop de Muse, sur leur album Black Holes and Revelations.

Muse - Black Holes and Revelations

Si j’ai bien compris, du neo-prog, c’est la revitalisation du rock progressif de la fin des années 60 et du début des années 70, qu’on nomme aussi art rock, dont sur ce blogue. Ainsi, on reprend la recherche artistique, le soucis du détail, les atmosphères pleines, enveloppantes et souvent hypnotiques ou éthérées du genre, mais allant cette fois du côté de la pop plutôt que du côté symphonique que certains groupes avaient gagné (Pensez à Yes). Vous pouvez aussi le voir comme un new wave ou une synth pop plus profonde, plus travaillée et détaillée. Naturellement, le tout est agrémenté de britpop et de ce charme britannique.

L’album est donc fait pour me plaire. Mais je dois avouer que la force de l’album est surtout au début, sur les trois morceaux. Take a Bow se construit lentement et ouvre l’album avec force et détails, et procure déjà à l’album une puissance épique. Starlight est quant à lui plus pop et fichtrement accrocheur.

Map of the Problematique s’ouvre avec de l’électro expérimental, poursuivi avec un piano/synthétiseur éthéré et accrocheur, avant de tomber dans un rock imposant et puissant, avec une guitare électrique forte, grésillante, comme on les aime.

Bref, un fin travail d’artiste. Et pour le reste, je me devrai de découvrir le reste de l’oeuvre du groupe à l’extérieur de ce défi. C’est ce qui arrive lorsque l’on arrive dans les dernières années du livre, qui s’arrête à 2008. Mais je sais déjà que, après ce défi, la contemporanéité m’offrira une panoplie d’albums supplémentaires à écouter, histoire de me garder toujours occupé.

Parachutes (2000) – 476 jours, 629 albums

J’ai toujours été un fan de Coldplay, du moment où j’ai découvert leur musique à aujourd’hui. L’un de mes albums favoris, même s’ils sont tous bons et délectables, est Parachutes. Je me suis dit qu’il était plus que temps que je me plonge dans cette musique éthérée et empreinte de britpop.

Coldplay - Parachutes

La dream pop est également un composé important de cette musique. Les ambiances éthérées et presque hypnotiques de Coldplay sont une part fort importante de l’attraction qu’exerce sur moi cette musique rêveuse et méditative. Et je n’avais jamais remarqué avant de le lire, mais c’est vrai qu’il y a ici quelque chose de britannique dans le son, quelque chose d’élégant et de charmant.

Le morceau qui ouvre l’album est un morceau que j’adore. Il m’a accompagné lors de nombreux voyages, et j’adore l’écouter dans l’avion, en regardant à travers le hublot la terre qui s’étend sous moi, ou alors dans un autobus qui sillonne les vallées de l’Italie du Sud. Il s’agit du merveilleux Don’t Panic.

Il y a dans ce morceau une sérénité indescriptible, qui me met en transe à chaque fois, ou qui me plonge dans un calme rassurant, complet. Suit l’émotif et puissant Shiver, qui porte bien son nom et me donne des frissons à chaque écoute. Sparks offre une ambiance calme, comme s’il s’agissait d’un soleil levant, ou alors un crépuscule piqué de quelques étoiles à peine. Bref, une complainte des plus touchantes que j’affectionne tout particulièrement. Yellow offre plus d’énergie et semble nous sortir de notre torpeur, et je comprends pourquoi ce morceau accrocheur fut si populaire à sa sortie. Enfin, il y a High Speed qui, ironiquement, débute au ralenti, pour nous permettre d’apprécier toute l’ampleur que prend ce morceau.

Heureusement, je ne serai pas en reste. Ce défi comporte encore quelques albums de ce groupe que, vous l’aurez compris, j’apprécie tant.

The Good, the Bad and the Queen (2007) – 478 jours, 630 albums

Retour vers le futur, cette fois avec l’album éponyme du groupe The Good, the Bad & the Queen : de la britpop parfaite pour les longs trajets.

The Good, The Bad and The Queen - The Good, The Bad and The Queen

J’ai été séduit par cet album dès le début. Chaque morceau est unique, particulier, séduisant, et pourtant l’album forme un tout homogène et parfaitement uni. Bref, un excellent album de britpop comme je les aime. Prenez Northern Whale, qui mêle des notions d’électro ou de trip-hop à un piano et une ambiance pop. C’est l’un de mes morceaux favoris sur l’album.

Kingdom of Doom rappelle plutôt le rock psychédélique et les jardins anglais des sixties. Behind the Sun est plus sensuel et mystérieux. The Bunting Song fut également bien apprécié, et offre encore une fois une expérience unique, avec son ambiance un peu éthérée et son synthétiseur hypnotique. Mais la plupart des morceaux sont soit axés sur un folk décontracté et britannique, soit sur un rock plus pop et accrocheur. Et les deux se mêlent à merveille. Prenez Green Fields.

Pour le reste, je vous laisse vivre l’expérience par vous-mêmes. Mais si vous aimez le britpop, dites-vous qu’il s’agit d’une valeur sûre.