New Wave (1993) – 535 jours, 660 albums

Après plus d’un mois d’absence, me revoilà. Il semble que j’ai quelques difficultés à faire entrer ce défi particulier dans ma routine. Dès que je semble prendre un certain dessus sur mon retard, un évènement ou un autre m’éloigne de ce défi. Cette fois, par contre, je vous assure qu’il s’agissait d’une bonne chose, sans entrer dans les détails. Un défi d’une nature plus personnelle a monopolisé mon temps, mais il est désormais accompli. Je peux désormais revenir à la musique, et aux découvertes qu’elle a à offrir. L’une d’entre elles étant New Wave, du groupe The Auteurs.

The Auteurs - New Wave

Une autre belle découverte issue du britpop et du neo-glam, cet album apporte un vent de fraîcheur par sa simplicité, son honnêteté et ses instrumentations épurées. Naturellement, on sent aussi une influence certaine du new wave, avec des ambiances un brin éthérées qui viennent compléter le ton britannique si séduisant de cette musique. Souvent, ce n’est pas grand chose : juste le piano, quelques violons bien discrets et le jeu particulier de la guitare sur Bailed Out suffisent à nous transporter ailleurs.

Juste avant, et pour ouvrir l’album, Show Girl est davantage axé sur l’émotion, le sentimental, et offre une douce entrée vers le reste de l’album et de sa musique. Chanté comme une balade, mais avec des influences du défunt glam rock bien senties, le morceau a quelque chose d’à la fois mélancolique et romantique. Valet Parking, quant à lui, rappelle la beauté étincelantes des jardins anglais, avec son vibraphone, et serait un excellent morceau pour débuter un petit roadtrip ou une soirée relaxe, à l’extérieur, dans le jour couchant.

Tout l’album est également habité de cette guitare acoustique douce et pénétrante, mais sans jamais trop tomber dans la folk : on se sent toujours dans le rock, son ambiance, son émotion. C’est particulièrement vrai avec l’authentique Home Again, qui clôture l’album comme il a commencé : avec simplicité et sans fioriture inutile.

Encore une fois, la britpop est parvenue à me séduire.

Suede (1993) – 605 jours, 701 albums

Je commence de plus à en plus à apprécier ce nouveau courant, le Britpop, et je commence à regretter de ne pas en avoir fait une catégorie à part entière. Mais bon, je m’étais promis de ne pas régionaliser les styles, ou de mettre trop de sous-catégories dans mes classements. Disons simplement que le britpop fait un bon contrepoids au college rock américain. Surtout lorsqu’il est mêlé à du neo-glam, comme chez le groupe Suede et leur album éponyme Suede.

Suede - Suede

Il y a quelque chose dans le son britannique qui me fascine depuis le début de ce défi. Au début, je n’aurais pas pu, mais maintenant, j’ai presque l’impression que je pourrais différencier un groupe américain d’un britannique sans trop de difficulté. Il y a quelque chose dans le son des guitares, dans la manière que les mélodies sont composées et amenées, dans la poésie et les paroles, qui en fait une musique un tantinet plus séduisante que l’américaine. En plus, ici, avec le neo-glam, il y a une extravagance de plus, une audace bien appréciée. Prenez So Young, par exemple.

Mais outre le son pop, il y a une texture et un travail certain derrière les morceaux, le moment où c’est le plus évident étant sur Moving et ses passages éthérés, où le tempo ralenti l’espace d’un moment. Drowners, un peu plus loin, semble reprendre le ton indolent du shoegaze, avec son rythme un peu lent et son chant contemplatif. Mais c’est Animal Nitrate qui a surtout retenu mon attention.

Toujours cette ambiance accrocheuse et pop, mais avec toute la profondeur et l’intensité héritées de la musique britannique.

Quelques autres groupes de britpop ont déjà été écoutés, et je peux déjà dire que c’est un autre style qui s’est taillé une place parmi mes favoris.