Dookie (1994) – 224 jours, 509 albums

Green Day - DookieSur Dookie, Green Day s’inspire du post-grunge pour produire un punk-pop mordant qui reste dans les oreilles.

Il y a un peu du côté écorchant du punk, mais la rondeur des guitares et les mélodies à saveur pop font oublier tout ça. Des morceaux comme Long View, l’accrocheur et très mélodique Welcome to Paradise, le mémorable Basket Case, le hit When I Come Around et le plus mesuré mais non moins énergique F.O.D. font partie des bons moments de l’album.

Ce n’est plus le punk sec des années 80. Il est ici plus nuancé, avec une approche plus abordable et un sens important de la mélodie et de la structure hérités du grunge. Un album intéressant muni quelques hits qui en valent l’écoute.

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Urban Hymns (1997) – 500 jours, 642 albums

J’ai ensuite pris le temps d’écouter un classique, un incontournable des années 90, soit Urban Hymns du groupe The Verve.

The Verve - Urban Hymns

Je dis incontournable, car il semble définir une autre partie de cette décennie, celle qui vient après le grunge de Nirvana. Incontournable aussi par le morceau qui ouvre l’album, soit Bittersweet Symphony, une hymne inoubliable qu’on ne se fatigue pas d’écouter.

Leur musique s’apparente beaucoup à celle d’Oasis, j’ai trouvé, et participe de la même britpop du milieu des années 90. D’ailleurs, je croyais au départ de The Verve était un one-hit wonder, mais force fut de constater que cet album contient bon nombre de morceaux tout aussi intéressants et accrocheurs que leur morceau phare. Certes, ils n’ont pas la même force que Bitterweet, mais ils valent tout de même à l’album sa place dans ce défi. Parmi ces morceaux, je mentionnerai The Drugs Don’t Work, son lyrisme doux et ses quelques violons pour créer cette ambiance pleine si caractéristique du groupe. Je mentionnerai aussi le plus éthéré Catching the Butterfly qui nous transporte, le plus poignant Space and Time, ainsi que l’excellent et complexe Lucky Man.

Bref, plusieurs morceaux qui, malgré mes préjugés, ne limitent pas le groupe à un seul hit, à un seul moment appréciable et remarquable. Tout l’album, en fait, fut un plaisir à écouter, et le sera pour tout fan de britpop comme j’en suis un.

Jagged Little Pill (1995) – 500 jours, 642 albums

Prochain album : Jagged Little Pill de l’artiste Alanis Morissette. Du post-grunge, du rock alternatif solide, et quelques morceaux que je connaissaient déjà, à mon grand étonnement.

Alanis Morissette - Jagged Little Pill

Je fus d’abord surpris de découvrir que Alanis n’est pas un nom d’homme. Sérieusement. Je fus presque autant surpris que lorsque j’ai découvert, au début de ce défi, que Alice Cooper était en fait un homme. Voilà : la preuve est faite que je devais agrandir ma culture musicale. Je fus aussi étonné de constater qu’il s’agit même d’une des grandes stars de la pop des années 90. Peut-être que je la confondais avec Alain Morisod, à cause de la ressemblance des noms ? Bref, ce ne sera plus le cas après avoir écouté You Oughta Know.

On y sent l’influence profonde du grunge, mais on sent aussi que le style à évoluer, devenant plus pop, plus accessible, plus impersonnel. Impersonnel dans les instruments, mais certes pas dans la voix si intense, viscérale, de Morissette. Autre hit que j’ai découvert sur l’album (mais que je connaissais déjà) : Head Over Feet, construit un peu sur le même modèle. Un peu plus loin, il y a aussi Ironic, et son refrain inoubliable et fort, qui ponctue les passages plus doux et sentimentaux. Enfin, il y a Wake Up, moins connu, mais qui a su retenir mon attention par sa beauté et sa douceur. Mais ce sera All I Really Want que je vous ferai écouter comme second morceau.

Pour le reste, je suis finalement bien content qu’il ne s’agissait pas d’un homme. Sans quoi, toute cette beauté féminine, cette profondeur, mais aussi cette force de femme rockeuse, eut été perdue.