Dookie (1994) – 224 jours, 509 albums

Green Day - DookieSur Dookie, Green Day s’inspire du post-grunge pour produire un punk-pop mordant qui reste dans les oreilles.

Il y a un peu du côté écorchant du punk, mais la rondeur des guitares et les mélodies à saveur pop font oublier tout ça. Des morceaux comme Long View, l’accrocheur et très mélodique Welcome to Paradise, le mémorable Basket Case, le hit When I Come Around et le plus mesuré mais non moins énergique F.O.D. font partie des bons moments de l’album.

Ce n’est plus le punk sec des années 80. Il est ici plus nuancé, avec une approche plus abordable et un sens important de la mélodie et de la structure hérités du grunge. Un album intéressant muni quelques hits qui en valent l’écoute.

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1977 (1996) – 225 jours, 512 albums

Ash - 1977Indie, pop, punk, britpop: on a parfois de meilleurs résultats lorsqu’on ne se cantonne pas à un seul style. Ash joue la musique qu’il a à jouer. Et ensuite, on peut tenter de circonscrire sa musique en deux ou trois styles et influences. À ce titre, 1977 a sa personnalité.

Dans certains morceaux on sent un rock indie pas trop loin de nous. Ailleurs c’est le punk qui ressort, avec son ton sec, dur et épuré, mais rend presque pop, avec la mélodie mise en vedette. Partout on sent l’influence britannique, l’irrévérencieux britpop.

Les ambiances aussi varient à souhait. Lose Control ouvre par ailleurs avec puissance, sans concession, alors que Goldfinger suit avec quelque chose de plus émotif. I’d Give You Anything rappelle le rock de garage et Kung Fu mise sur une mélodie pop et accrocheuse. Innocent Smile est saturé de guitares et de batterie mais dans un environnement contrôlé, et Lost in You donne clairement dans la balade.

Il ne s’agit peut-être pas d’un incontournable, mais le groupe parvient à affirmer sa personnalité. Sans être une découverte, cet album mérite bien sa place ici.

It’s a Shame About Ray (1992) – 606 jours, 703 albums

J’ai ensuite fait une autre découverte, mais beaucoup moins intéressante, soit It’s a Shame About Ray du groupe The Lemondheads.

The Lemonheads - It's a Shame About Ray

J’ai été déçu, car j’ai découvert un autre style de rock alternatif très peu intéressant : le punk-pop. Du moins, si je me fis à cet album. Cela m’a semblé être un rock un peu sec et un peu épuré, plat et sans trop de profondeur. Ne me méprenez pas : certains morceaux sont bien accrocheurs, d’autres méritent bien une écoute ou deux. Mais j’ai eu l’impression qu’on me donnait des thèmes mélodiques de punk, mais seulement après leur avoir enlevé leur force, leur pouvoir, leur conviction. Et, à mon avis, il existe déjà trop de groupes de rock alternatif sans identité. Malheureusement, j’ai eu l’impression que les Lemonheads étaient de ceux-là.

Il faut tout de même leur rendre les honneurs qui leur reviennent. La musique est bien construite, et ses fondations sont solides. Certains morceaux retiennent bien l’attention et valent d’être écoutés au moins une fois. Comme Confetti par exemple.

Le morceau éponyme, également, vaut bien de tendre l’oreille.

Enfin, il y a bien Rudderless, ainsi que The Turnpike Down et Alison’s Starting to Happen.

Pour le reste, je ne prendrai tout simplement pas le temps d’explorer le groupe davantage.