The Modern Lovers (1976) – 219 jours, 498 albums

The Modern Lovers - The Modern LoversAvec un nom de groupe et d’album comme The Modern Lovers et une pochette en néons, on s’attendrait à du new wave romantique. Non. Ce n’est pas du punk, mais on s’y rapproche.

Le proto-punk permet aux mélodies de se développer, aux morceaux de prendre forme et de se boucler. On sent tout de même le sec des guitares, le retour aux sources du rock & roll.

Astral Plane et She Cracked maîtrisent à merveille l’avènement de ce nouveau paradigme: une énergie brute, mais mêlée à la musicalité simple du rock & roll. Les compositions Pablo Picasso et l’excellent I’m Straight parviennent à créer des ambiances plus lourdes et complexes, plus lentes. Modern World sonne presque comme du surf rock ensoleillé et Government Center tombe quasiment dans le bubble gum.

Un album hétéroclite, varié, mais accompli et mélodieux. Une belle découverte.

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Ramones (1976) – 766 jours, 841 albums

Continuant dans mon exploration du punk encore naissant, j’ai écouté Ramones, l’album du groupe du même nom.

Que dire ? Rock lent, morceaux courts et bruyants, énergie brute et jeune : c’est de la musique punk. Vous connaissez peut-être certains morceaux de cet album incontournable du style et de la musique populaire, tels que Blitzkrieg Bop.

L’énergie festive de ces jeunes musiciens est contagieuse, tout comme sur le merveilleux Let’s Dance. Il y a aussi le relativement plus calme I Wanna Be Your Boyfriend qui m’a accroché, même si la batterie et les guitares électriques demeurent bien présentes, bien plantées au premier plan. Mais d’autres morceaux comme Chain Saw et I Don’t Wanna Go Down to the Basement retrouvent une énergie bruyante et difficilement contenue.

On a l’impression de revenir aux sources de la musique populaire et du rock. Maintenant que j’ai écouté les débuts du rock de garage et les expérimentations des Velvet durant les années 60, je ne peux voir ce groupe et cette musique qu’avec une certaine nostalgie. Ils revoient les racines de leur musique avec un regard d’un cynisme troublant, mais avec une force viscérale qui redonne un certain espoir. Les années 80 approchent.

Boston (1976) – 771 jours, 847 albums

Continuant d’avancer dans les années, j’ai écouté le premier album du groupe Boston, qui s’intitule également Boston.

À cette époque, le hard rock existe depuis déjà un petit moment. Boston nous offre donc un rock plus mature, plus dur que ses origines, mais néanmoins adouci par son aspect voulu plus populaire et accessible. Ce n’est pas de l’énergie pure et dure comme chez Deep Purple que vous retrouverez ici, au contraire. C’est plutôt un son énergique, certes, mais bien accrocheur et bien contrôlé que vous entendrez. Le meilleur exemple est aussi le morceau le plus populaire du groupe : More Than a Feeling.

La guitare acoustique qui ouvre, les choeurs un peu plus loin, le refrain accrocheur : on comprend rapidement sa popularité. Mais en même temps, les guitares électriques savent être bien présentes et s’exprimer sans complexe, malgré le ton accessible.

Bien sûr, d’autres morceaux de l’album se laissent davantage aller à leur énergie si contagieuse, comme Rock & Roll Band, mais cela ne devient jamais aussi criard que dans les débuts du style. Un certain contrôle semble demeurer, et le son semble plus épuré, plus poli et moins rude. Et cela convient bien à mes oreilles, qui en redemandent au lieu de s’essouffler.