Public Image (1978) – 207 jours, 486 albums

Public Image Limited - Public ImageUne image publique doit être travaillée, lisse, épurée. Pourtant, la musique du groupe Public Image Ltd. est anarchique, criarde, lourde. L’album Public Image: First Issue est punk à souhait.

Quelque peu post-punk pour certaines mélodies, le tout est surtout difficile, pesant. Theme ouvre l’album avec un grand cri, puis enchaîne avec des guitares et beaucoup de distorsion. Le tout sur un rythme lent, appuyé. Religion II mise sur la répétition, toujours avec guitares et voix punks lointaines. Annalisa est plus mélodique, mais c’est encore le tapage qui ressort le plus. Fodderstompf ressemble à une expérimentation dans le kraut rock, avec son rythme sec et mécanique, voix aiguës et agaçantes en prime.

Difficile de trouver cet album très intéressant. Je comprends mieux pourquoi les morceaux punks se limitent à 1 ou 2 minutes. 5 minutes sur les 2 ou 3 mêmes accords, c’est long.

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The Cars (1978) – 219 jours, 498 albums

The Cars - The Cars - 1978Le new wave a beaucoup d’expressions différentes. Il ne s’agit pas que de synthétiseurs et de rythmes dansants. The Cars, par exemple, adopte plutôt un genre de post-punk pop, mêlé à des mélodies rondes et accrocheuses. Bref, du punk sans l’aridité. Et c’est particulièrement réussi sur l’album éponyme The Cars.

Plusieurs hits vous resteront sûrement dans les oreilles, comme l’excellent Just What I Needed ou le mémorable et plus lent Good Times Roll. D’autres morceaux plus complexes, comme le plus punk et haché I’m in Touch With Your World ou le plus électro et près de la synth pop Moving in Stereo, viennent compléter cet album.

Un bel amalgame des influences punk, post-punk et électro de l’époque, fait avec talent, et avec quelques hits pop en plus.

Dire Straits (1978) – 292 jours, 556 albums

Un rock simple agrémenté d’une guitare électrique douce, avec une nuance de f0lk: l’album éponyme de Dire Straits est une découverte qui s’écoute parfaitement sur une longue route, avec un soleil haut, une légère brise et un air juste assez chaud.

Dire Straits - Dire Straits

Le rock, vraiment, n’est que dans la structure, mais certes pas dans l’ambiance. Il s’agit plutôt de balades, de morceaux inspirés du folk, qui ont un quelque chose de campagnard, qui sent la terre, mais pas trop. L’ambiance est détendue, les rythmes, lents. Le rock ne vient qu’insuffler une énergie, un mouvement, histoire de rendre les morceaux accrocheurs et animés. Mais cette énergie dépasse rarement les 70 kilomètres/heure.

Chaque morceau semble avoir sa personnalité, le jeu de la guitare donnant du détail à souhait, mais sans tomber dans la complexité abusive: on demeure léger et abordable. On ne fait que passer un bon moment. Down to the Waterline et l’excellent Sultans of Swing sont plus énergiques, alors que des morceaux comme Water of Love et Six Blade Knife sont plus lents et introspectifs. Lions offre une perle de détails, de délicatesse, de précision. Bref, une composition exemplaire, qui nous fait souhaiter que l’album ne se terminerait pas de manière aussi impromptue.