Electric (1987) – 110 jours, 474 albums

The Cult - Electric (1987)Le groupe The Cult offre avec l’album Electric un hard rock puissant et un heavy metal mélodique, avec un caractère affirmé sans être trop bruyant.

Sans pour autant être un album qui vous marquera, bon nombre de morceaux méritent votre attention. Lil’ Devil est un morceau de métal assez accrocheur et mélodique. Wild Flower est du hard rock comme on l’aime. Bad Fun est plus précipité et électrisant.

Une belle découverte, mais surtout pour les fans du genre.

Publicités

British Steel (1980) – 219 jours, 498 albums

Judas Priest - British SteelUn groupe incontournable du métal britannique, surtout de celui de la nouvelle vague, est sans contredit Judas Priest. Et à l’écoute du hard rock et du heavy métal harmonieux de British Steel, c’est facile de comprendre pourquoi.

De la musique puissante sans être bruyante, agressive sans être agressante, et surtout des mélodies structurées, harmonieuses et accrocheuses: on est rapidement séduit par ce son rond, accessible, mais qui n’a pourtant pas peur de défier et qui nous en met plein les oreilles.

Rapid Fire ouvre l’album avec un rythme enflammé. Breaking the Law est captivant avec son leitmotiv. Grinder est plus rude et lourd, mais sans écorcher les oreilles: tout glisse sans heurt. United ressemble à un anthem rassembleur.

Chaque morceau ou presque retient l’attention. Aucun n’a de lacune. On mise sur la mélodie et la puissance à la fois, et on parvient à concilier les deux avec maîtrise et talent. Je le répète: un incontournable pour comprendre et apprécier le style.

Slippery When Wet (1986) – 221 jours, 504 albums

Bon Jovi - Slippery When WetLe buste ruisselant d’une demoiselle aux cheveux blonds et frisés: c’est comme ça qu’on se fait introduire Slippery When Wet de Bon Jovi. Une bonne image pour du hair metal, du métal pop et accessible. C’est clair: rien de rude ici. Mais cela n’empêche pas la musique d’être énergique et puissante.

You Give Love a Bad Name commence avec un rugissement, un cri du cœur. Mais les guitares ne sont pas trop lourdes, les voix pas trop criardes, la batterie juste assez insistante. Et surtout, la mélodie est franchement accrocheuse: on a misé sur la pop, et ça rapporte.

Livin’ on a Prayer refait le coup avec un autre morceau qu’on veut mettre sur repeatLet It Rock donne plus dans le rock, en particulier l’arena rock, avec un rythme posé et fort et des guitares engageantes. I’d Die for You est un autre bon moment de l’album. Never Say Goodbye est plus lent, avec une trame plus émotive.

Du pop-métal accrocheur, rond et accessible avec des hits forts.

Buenas Noches from a Lonely Room (1988) – 229 jours, 520 albums

Dwight Yoakam - Buenas Noches from a Lonely RoomLe country n’est pas accessible à tous. Ses mélodies larmoyantes et ses paroles mélancoliques en rebutent plus d’un. Pourtant, le genre a une profondeur émotive bien appréciable, et Dwight Yoakam nous l’a rend accessible avec Buenas Noches from a Lonely Room.

Son country alternatif amène quelque chose de pop et de moins dépressif à la musique. Bien sûr, l’essentiel reste là: violons campagnards, voix qui casse, honky tonk et guitares électriques caractéristiques. Mais on sent aussi l’effort de sortir des ornières du rang et d’amener de nouveaux auditeurs au patelin.

I Got You a quelques influences rock, mais demeure authentique. What I Don’t Know va un peu plus loin avec une batterie sentie et une guitare plus affirmée. Home of the Blues rappelle la familiarité entre les deux genres. I Sang Dixie est plus émotif, alors que Send Me the Pillow s’apparente à une balade où le rythme rappelle un cheval déambulant calmement.

Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not (2006) – 445 jours, 594 albums

Le rock indie et accrocheur du groupe Arctic Monkeys a retenu mon attention sur leur album Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not. Simple, franc, pop : tout y est pour rester dans les oreilles.

Arctic Monkeys - Whatever People Say I Am, That's What I'm Not

On pourrait croire que le terme rock indie est tellement large, et englobe tellement de musique et de groupes, que tout finit par se ressembler, par se confondre. Et pourtant, il n’en est rien, surtout avec un groupe comme Arctic Monkeys. Chaque album a sa particularité, sa personnalité, sa singularité. Peut-être est-ce parce qu’il s’agit d’un style que j’apprécie tout particulièrement, et donc auquel je porte une attention plus particulière, mais je crois aussi qu’il s’agit de la spécificité même du indie : il est indépendant par nature, par définition. Ainsi, même après une dizaine d’albums du style, Whatever… conserve un petit quelque chose, une fraîcheur bien à lui.

En ce sens, on se laisse porter par l’album, mais quelques morceaux sortent toujours du lot. L’un en particulier, You Probably Couldn’t See for the Lights But You Were Staring Straight at Me, a des motifs bien accrocheurs, qu’il fait bon de réentendre, en boucle.

Plus loin, il y a aussi Perhaps Vampires Is a Bit Strong But… qui est un peu plus lourd, rappelant davantage le hard rock, mais sans l’être trop. Le plus énergique When the Sun Goes Down nous motive un peu, et I Bet You Look Good on the Dancefloor est diablement accrocheur. Enfin, il y a surtout The View from the Afternoon que j’adore tout particulièrement, et qui ouvre l’album.

Ainsi, les mots d’ordre de l’album : rythme, énergie, brutalité douce. Brutalité douce, puisqu’on sent les influences du punk et du grunge, mais douce parce que cela ne devient jamais lourd ou pesant, jamais agressant. Le tout se fond dans un rock indie et pop accrocheur et frais.

The College Dropout (2004) – 467 jours, 622 albums

Histoire de passer un autre album de rap, et de découvrir un autre artiste pop, j’ai écouté The College Dropout de Kanye West.

Kanye West - The College Dropout

Après avoir tant entendu son nom à la radio, et avoir écouté quelques uns de ses morceaux (toujours les mêmes), je me suis dit que l’artiste méritait bien un peu de mon attention. Surtout en faisant partie de ce défi. Et, ma foi, j’ai fortement apprécié ! En fait, je crois même qu’il s’agit de l’un des premiers albums de rap/hip hop que j’ai franchement apprécié. Tout d’abord, j’ai adoré l’esthétisme de ses compositions, difficilement définissables. Ma favorite : Jesus Walks.

 D’autres morceaux que j’ai bien aimés : We Don’t Care qui nous introduit bien à l’album, l’accrocheur All Falls Down et sa voix féminine, l’arabisant The New Workout Plan à l’énergie contagieuse, et l’intéressant Slow Jamz. Enfin, il y a l’excellent School Spirit, précédé et clôt par une satire vitriolée envers le système d’éducation que j’ai trouvée savoureuse par son ironie.

Ce qui, inévitablement, me rappelle l’importance des paroles dans le rap; importance à laquelle je ne peux malheureusement pas vouer une attention suffisante, faute de temps.

En attendant, je vous dirais que vous avez ici un bon album pour débuter dans le style de manière douce et sans trop de heurts. La musique est belle à entendre, et j’adore le mélange parfait de samples, d’électro et de paroles, juste bien détaillés, travaillés et amalgamés ensemble. Qui aurait cru que, un jour, je conseillerais du Kanye West ? Ce défi me fait découvrir des choses folles.

Cee-Lo Green… Is the Soul Machine (2004) – 477 jours, 630 albums

À notre retour de Québec, j’ai imposé à mon amie un album de rap, mais où se mêlait aussi de la soul et du R&B, soit Cee-Lo Green… Is the Soul Machine, de l’artiste Cee-Lo Green.

Cee-Lo Green - Cee-Lo Green... Is the Soul Machine

Je dis imposer, car elle n’était pas très enthousiaste à l’idée. Mais il faut bien les passer, ces albums de rap ! Et le résultat fut moins pire que ce à quoi elle s’attendait, alors que moi, je l’ai même trouvé plutôt intéressant. Bon, j’ai bien trouvé que beaucoup de morceaux se ressemblaient et, donc, passaient inaperçus (surtout sur un album de plus d’une heure), mais quelques uns sont néanmoins parvenus à sortir du lot, et à retenir mon attention. Soul Machine, par exemple.

Ainsi que l’entraînant The Art of Noise avec Pharell.

Mais le reste de l’album est rapidement tombé en arrière-plan, sans trop que mon attention ne s’y attarde. Cela dit, l’album fut, somme toute, plutôt appréciable, et je crois que je préfère ce genre de rap, du alternative rap, aux autres formes du style. Je sais que le style s’y retrouve en quelque sorte dénaturé, surtout pour les puristes j’imagine, mais en le rendant plus pop et plus accessible, cette musique me devient automatiquement plus appréciable. Même si, je dois bien l’avouer, je ne risque pas de réécouter cet album avant longtemps.