Destroy Rock & Roll (2004) – 206 jours, 482 albums

Mylo - Destroy Rock and Roll - 2004Que vous aimiez le house, l’électro, les atmosphères éthérées ou tout simplement la bonne musique, il vous faut Destroy Rock & Roll du groupe Mylo. On est instantanément séduit par ce sens du rythme, par ces textures infiniment détaillées et par cette ambiance qui donne envie de danser, même dans l’autobus.

Chaque morceau est une perle. Drop the Pressure et ses sons mal enregistrés rappelle les débuts de Justice avec un peu d’humour. Paris Four Hundred nous happe immédiatement avec sa construction ingénieuse, accrocheuse. Sunworshipper est rempli de rêves avec son laissez-aller relaxant. Rikki surprend: son début hachuré fait penser à un disque qui saute, mais le thème est rapidement repris pour être exploré, amplifié, avant de devenir très entraînant. Muscle Cars et Musclecar Reform Reprise sont incroyablement mélodieux et doux à l’oreille.

Un véritable plaisir à découvrir et tout aussi satisfaisant, sinon plus, à réécouter. Un incontournable du house et de l’électro, à mon humble avis.

Remedy (1999) – 219 jours, 498 albums

Basement Jaxx - RemedyLe house parvient à mêler beaucoup d’éléments de la musique électronique pour atteindre une complexité inattendue. Ses répétitions sur lesquelles on danse conservent donc toujours une part d’originalité. Car un album comme Remedy de Basement Jaxx est loin d’être monotone.

Avec des répétitions parfois sèches, parfois chaudes, en ajoutant des influences de la musique du monde, en jouant sur un ton mécanique ou un ton éthéré, en y incorporant du R&B, du funk, du hip hop et quelques racines de disco, le house ici présenté est tout sauf répétitif.

Rendez-vous à des effluves latines avec sa guitare, alors que Yo-Yo mise davantage sur l’électro, voire le techno. Et Red Alert n’était pas sans rappeler quelques mix de Daft Punk…

Un excellent album pour démarrer vos soirées dansantes et pour vous plonger dans le house.

Kala (2007) – 224 jours, 509 albums

M.I.A. - KalaAvec son rythme profond et ses répétitions, le house est un canvas inspirant pour beaucoup d’artistes. Sur Kala, la chanteuse M.I.A. l’utilise pour y superposer de la musique sri lankaise: percussions, instruments, paroles. L’ambiance se transforme d’une soirée dansante et techno à un tribalisme festif.

Le résultat est surprenant, éclatant: rempli de couleurs, de textures, de nuances par milliers. Surtout que l’électro et les inspirations traditionnelles se mêlent à la perfection. Bamboo Banger a le sec du house mais l’aspect méditatif de quelque chose de plus indien. Boyz met davantage l’accent sur le sri lankais, mais les répétitions et les loops en font quelque chose de nouveau et de familier à la fois. Jimmy ressemble aux morceaux enthousiasmés du Bollywood mais avec une texture presque palpable aux sons aigus. Hussel se construit sur les percussions, mêlant des rythmes africains au hip hop.

Une fabuleuse découverte, lumineuse, riche et envoûtante. Un mélange des styles rarement réussi avec autant de maîtrise, de talent et de justesse.

Raw Like Sushi (1989) – 278 jours, 531 albums

Neneh Cherry - Raw Like SushiNeneh Cherry s’expose dans un mélange de rap, de pop et de dance dans un album léger et facile à écouter: Raw Like Sushi.

Et le rap, c’est celui des débuts, celui qui m’a rappelé le hip hop et le funk de Future Shock de Herbie Hancock. Celui où on entend clairement les vinyles sur les planches, et l’aiguille remonter les sillons. L’artiste utilise aussi une musique dénudée, où l’électro des années 80 prend une place importante. Le tout est poli pour rendre l’album bien pop et l’alléger.

Ainsi, on écoute les morceaux sans réfléchir, et on répète en boucle les plus accrocheurs. Buffalo Stance est de ceux-là, avec ses rythmes funky. Avec Manchild, c’est l’ambiance détendue et romantique qui reste dans l’oreille. Le segmenté Heart et R&B/électro Phoney Ladies valent également l’écoute.

Let’s Get Killed (1997) – 280 jours, 536 albums

David Holmes - Let's Get Killed

Dans la musique électronique, c’est souvent la répétition qui fait le charme. Se distinguer, lorsque l’on fait de la techno ou du dance comme David Holmes, peut être difficile. Avec Let’s Get Killed, l’artiste réussit son pari… à demi.

Quelques morceaux retiennent l’attention: Radio 7 qui remixe le thème de James Bond, Don’t Die Just Yet qui reprend du Gainsbourg, My Mate Paul et ses rythmes accrocheurs et travaillés à point… Mais la plupart de l’album reste plat, passe inaperçu.

On se perd un peu dans les rythmes, auxquels il manque un brin de caractère pour sortir du lot. On écoute sans trop porter à attention, sans retenir. Certains morceaux y parviennent, et valent l’écoute, mais pour les autres, passez outre.

Welcome to the Pleasuredome (1984) – 292 jours, 557 albums

Expérience épique, pleine et dansante: voilà en quelques mots Welcome to the Pleasuredome de Frankie Goes to Hollywood. On ouvre avec un semblant d’opéra sous The World Is My Oyster et on entre dans l’album avec le puissant, insistant et dramatique morceau éponyme. Le tout, avec ambiance éclectique et énergie contagieuse.

Frankie Goes to Hollywood - Welcome to the Pleasuredome

Car malgré un rythme important, hypnotique, c’est la complexité des morceaux qui retient l’attention. À travers les presque 15 minutes du morceau éponyme, on change de rythme, de mouvement, d’ambiance. On ajoute des éléments pour en enlever, on construit et déconstruit. Surtout, on tient en haleine. New wave? Dance? Pop? Disco? Qui saurait dire?

Avec Relax, on définit davantage. On prend le rythme, on l’amplifie, on le répète. On accroche l’auditeur, le danseur. Plus pop, mais toujours, cette intensité presque insoutenable et cette complexité, cette évolution et mutation des instruments.

Et l’album est lancé. On est plongé dans cet univers déjanté, électrique, assez simple et assez complexe.

Bad (1987) – 414 jours, 590 albums

Bad : un autre tour de force de Michael Jackson après Thriller. Force, rythme, sensualité, soul habitent cet album enflammé et catchy à souhait. La barre était haute après l’album le plus vendu au monde. Mais ici, Jackson la frôle.

Michael Jackson - Bad

Je crois qu’aucun artiste ne maîtrise aussi bien le rythme que Michael Jackson. Il y a quelque chose d’indéfinissable dans la puissance accrocheuse de ses morceaux. On écoute avec délectation, en suivant le rythme de la tête malgré soi, et on en redonne immédiatement, dès que le morceau s’arrête.

Bad n’est pas une exception. Avec les perles de pop que sont que le morceau éponyme BadAnother Part of Me et Smooth Criminal, l’album mérite toute votre attention, que vous soyez fan de l’artiste ou non, fan du style ou non. Si vous n’avez pas le goût d’écouter le reste de l’album après la première piste, vous êtes soit de mauvaise foi, soit très malchanceux. Le vidéoclip à lui seul vaut votre attention.

Les chorégraphies et les mises en scène de Jackson ne cesseront de m’impressionner, et de me fasciner.

Another Part of Me est tout aussi relevé et enlevant. Il vient des tripes de Jackson. Ce morceau, si on y porte attention, est chanté de manière déchirante, tourmentante. Mais mon favori, et qui arrive haut dans mon palmarès des morceaux du roi de la pop, c’est Smooth Criminal.

Smooth est le bon mot. Et pourtant, une bonne partie du chant est incisive, perçante, par sa force sèche, étouffée. Mais une certaine douceur persiste…