Birth of the Cool (1957) – 469 jours, 626 albums

A suivi un autre album de jazz, cette fois de cool jazz, soit Birth of the Cool du légendaire Miles Davis.

Miles Davis - Birth of the Cool

Miles Davis est littéralement une légende du jazz. Il a créé ou participé à la création de bon nombre de styles de jazz, et il a aidé à les définir et à ainsi pousser le jazz plus loin. Le cool est l’un de ces styles auxquels il a donné naissance et forme. Le cool, c’est comme le bop, mais en plus détendu, en plus senti et profond. En plus cool, bref. C’est un peu le pont entre la virtuosité sans âme du bop et le retour au soul et au blues du hard bop : c’est un style transitoire, mais qui a son propre charme et ses propres adeptes. J’en suis à demi, mais cet album me séduit à chaque fois, et ne me déçoit que par sa longueur trop courte. Mais 40 minutes à peine, et un nouveau genre est né : c’est ça le génie de Davis.

Encore une fois, l’album s’écoute d’un seul coup, en se perdant dans son ambiance et dans ses propres pensées. Définir des morceaux particuliers est donc, encore une fois, ardu. Jeru serait par contre un bon moment à vivre.

Mais sinon, il faudrait vraiment écouter l’album lui-même pour se plonger dans le style. Et pour débuter dans le jazz en général, ça peut également être un bon point de départ.

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Another Green World (1975) – 811 jours, 904 albums

J’ai aussi fait découvrir à mes amis un album que je souhaitais réécouter depuis un petit bout de temps : Another Green World du surprenant Brian Eno.

Je ne me souviens plus trop comment j’étais tombé sur cet artiste, mais il m’a frappé dès la première écoute. L’ambiance et la musique y sont trop particulières pour passer inaperçues. D’ailleurs, je n’aurais pas trop su dans quelle catégorie musicale classer cet album si particulier. Mais en faisant quelques recherches, je suis tombé sur le ambient, un dérivé de la musique électronique. Qu’est-ce ? Tout simplement de la musique d’ambiance, qui découle d’expériences faites avec la musique électronique, avec peu de rythme et des répétitions, comme du kraut rock, mais sans le rock et avec davantage d’effets.

Brian Eno, c’est ça. C’est de la musique qui s’écoute sans heurt, mais qui offre une complexité étonnante lorsqu’on s’y attarde. Le meilleur exemple serait peut-être Little Fishes en ce qui concerne cet album.

On se croirait dans une sorte de rêve, avec cette ambiance éthérée et délicate. Et on voit effectivement des petits poissons colorés nager dans un petit étang, avec les reflets dans l’eau des rayons du soleil. Avec In Dark Trees, on se retrouve plutôt dans une grande forêt sombre, avec un peu de tourmente, mais sans que cela ne soit effrayant plus qu’il ne le faut.

Mais d’autres pistes ressemblent davantage à des morceaux à part entière, et sont même plutôt accrocheurs, tels que St. Elmo’s Fire, par exemple :

Même chose pour le pénétrant Sky Saw, avec son insistance et sa répétition.

Étonnement, malgré l’aspect plutôt hétéroclite de l’album, tout semble s’emboîter naturellement, sans qu’il n’y ait rien en trop, sans qu’aucune note ne soit gaspillée ou mal placée. C’est donc un album qui s’écoule en toute délicatesse, avec attention ou sans, et dans les deux cas, cela demeurera un excellent album.

Catch a Fire (1973) – 817 jours, 905 albums

Toujours dans mes découvertes des genres musicaux, j’ai écouté un petit album de reggae avec nul autre que Bob Marley & the Wailers, grâce à leur album Catch a Fire.

J’avais, encore une fois, quelques réticences. Après tout, il s’agit d’un style plutôt stéréotypé, et cela ne lui a pas fait, pour moi, une bonne publicité. Mais bon, il ne faut jamais critiquer sans connaître ! J’ai donc quand même écouté l’album avec ouverture et sans préjugés. Et l’expérience fut bien satisfaisante ! Certes, ce n’est peut-être pas le genre de musique parfait à écouter, tard le soir, sur les routes obscures et étroites du Nouveau-Brunswick, mais cela nous a néanmoins fourni un bon petit moment de repos.

Je dois avouer que j’ai écouté l’album un peu distraitement. Le rythme lent et détendu, la voix suave et détachée, les morceaux calmes et rêveurs, à cette heure de la journée, tout se mêle en une mixture fort agréable qui fait oublier la longue route qui reste encore à parcourir. On conduit nonchalamment.

Cela dit, j’ai quand même retenu quelques morceaux bien accrocheurs, entre autres le merveilleux Concrete Jungle qui ouvre l’album.

Il a simplement quelque chose de mémorable, de transportant. Pour le reste, à vous de le découvrir, avant que l’été ne se termine.