Tom Tom Club (1981) – 111 jours, 474 albums

Tom Tom Club - Tom Tom Club (1981)Un album assez étrange qu’est le dance-pop et new wave Tom Tom Club, du groupe du même nom. Ses mélodies et ses rythmes semblent être fragmentés, hachés, de manière presque robotique. Peut-être est-ce ce mélange particulier entre la chaleur pop du new wave et la froideur mécanique du kraut rock qui cause cette ambiance étrange?

Quelques morceaux sont uniques en leur genre, en cette ambiance. Wordy Rappinghood somme tout ce que les années 80 ont d’étrange. Genius of Love y ajoute même une chaleur reggae, qui est ici presque extraterrestre. Et que dire de l’amalgame bizarre qu’est le spacial et rétro, voire bubblegum Lorelei?

Un album qui fera froncer vos sourcils, mais qui est tout autant fascinant.

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C’est Chic (1978) – 682 jours, 806 albums

J’ai ensuite dû écouté un autre album de disco. Ce fut C’est Chic, et le groupe, c’est Chic.

Chic - C'est Chic

Ainsi, ce qui prime sur cet album, c’est le rythme, la danse, la sensualité qui en découle. Le reste est éventé, laissé de côté, oublié. On retrouve donc quelques classiques des discothèques de l’époque, dont le célèbre Le Freak.

Accrocheur, populaire, facile à danser : tout est dit sur ce morceau. Il y avait ensuite Savoir Faire, qui était plus romantique et sensuel, plus de style slow. C’est vraiment avec des morceaux comme ceux-là qu’on se souvient que le disco découle du R&B. Enfin, l’autre morceau qui vaudrait la peine sur cet album, c’est I Want Your Love, aux paroles d’une profondeur intense, à la créativité débordante et au raffinement extrême.

Bon, il n’est pas la peine d’en dire davantage, ni de dire explicitement que je n’ai pas tellement apprécié cet album. Disons simplement que je fais ce défi pour écouter autre chose que de la pop vide et, on doit bien se l’admettre, démodée.

Arrival (1976) – 686 jours, 810 albums

Je me suis ensuite plongé dans un style de musique que je redoute de croiser depuis un certain temps : le disco et le dance. Par contre, je l’ai fait avec un groupe que je respecte et qui a plus de substance que ce à quoi je m’attends plus tard. J’ai écouté l’album Arrival du groupe ABBA.

ABBA - Arrival

Je trouve en effet que leurs morceaux ont plus de profondeur, ou du moins plus d’intérêt. Certes, c’est le beat, le rythme qui prime avant tout. Le morceau est conçu d’abord pour vous faire danser, et non pour vous faire réfléchir ou admirer la beauté de l’art. Mais des morceaux comme Money, Money, Money ont quelque chose de plus, une étincelle différente, un travaillé artistique qui me semble un tantinet plus recherché.

L’ambiance de tourmente, le ton de drame font de ce morceau quelque chose de tragique, d’envoûtant. Et je ne crois pas qu’il ait été conçu pour la dance uniquement. Au contraire, par exemple, de morceaux comme Knowing Me, Knowing You ou surtout de Dancing Queen, un classique du genre.

Ce morceau n’est que rythme, que dance, que groove, avec un manque total de profondeur, d’essence. Mais bon, lorsque les gens sortent en discothèque pour danser, espèrent-ils autre chose ? Cherchent-ils autre chose ? La réponse est tout simplement non. Mais heureusement pour moi et ma recherche de contenu plus artistique et plus profond, ABBA sait aussi faire mieux. Même si on doit bien avouer que, oui, Dancing Queen est bel et bien un morceau accrocheur. Mais il ne bat certes pas, en qualité, un morceau comme Tiger ou, tel que nommé plus haut, Money, Money, Money. Cependant, malheureusement pour moi, il n’y a pas que ABBA qui a fait du disco et qui a été populaire…