Electric (1987) – 110 jours, 474 albums

The Cult - Electric (1987)Le groupe The Cult offre avec l’album Electric un hard rock puissant et un heavy metal mélodique, avec un caractère affirmé sans être trop bruyant.

Sans pour autant être un album qui vous marquera, bon nombre de morceaux méritent votre attention. Lil’ Devil est un morceau de métal assez accrocheur et mélodique. Wild Flower est du hard rock comme on l’aime. Bad Fun est plus précipité et électrisant.

Une belle découverte, mais surtout pour les fans du genre.

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The Pleasure Principle (1979) – 281 jours, 539 albums

Les heures de gloire du synthétiseur et de la synth pop étaient comptés. Après la disparition du new wave, il a perdu sa texture électrisante et déphasée. Ainsi, se plonger dans la musique de Gary Numan et de The Pleasure Principle est grisant.

Gary Numan - The Pleasure Principle

Les textures électriques, rythmées à point, légèrement éthérées de Numan créent une ambiance pop ou méditative, au choix. L’évolution du morceau se fait lentement, sans presse, mais sans s’étendre non plus. On sent un naturel derrière un travail, si on s’y attarde, plutôt complexe: il rend les choses complexes simples, il les décortique pour nous.

Metal est fait état. M.E. mêle new wave et rock. Observer est presque badin. Et Conversation se permet quelques largesses, pour le plaisir de l’auditeur. Bref, un album simple mais rempli de récompenses électrisantes.

Shaft (1971) – 444 jours, 594 albums

Le funk et le soul font toujours bon mélange. Mais lorsqu’ils sont assemblés par le génie et le sens du spectacle d’Isaac Hayes, cela donne un petit bijou qui s’appelle Shaft, la trame sonore du film du même nom.

Isaac Hayes - Shaft

Si vous ne connaissez pas encore Theme from Shaft, il est temps de vous y mettre.

Il est langoureux, funky, électrisant et, surtout, accrocheur à souhait.

Le reste de l’album est, comme je l’ai indiqué plus haut, une trame sonore. Ainsi, il est davantage composé de morceaux d’ambiance, qui passent plus inaperçus. Quoique avec Hayes, beaucoup de ces passages restent plutôt dans l’oreille, et on se fait un plaisir fou à imaginer dans quelles scènes mystérieuses, pleines de suspense ou sensuelles ils ont été utilisés. Parmi les meilleurs moments, il y a Walk from Regio’s, le langoureux et discret Ellie’s Love Theme, le plus long, détaillé et badin Cafe Regio’s, le confiant Be Yourself, et j’en passe.

Enfin, il y a le long Do Your Thing d’une vingtaine de minutes, en plusieurs parties, mais qui s’écoute comme un long fleuve, en se laissant porter.

Hot Fuss (2004) – 489 jours, 634 albums

Vous avez peut-être remarqué que je n’étais si vieux. Donc en arrivant dans les années 2000, certains albums risquent de me rendre nostalgique. Comme Hot Fuss du groupe The Killers qui, inévitablement, me rappelle mes belles années de cégep.

The Killers - Hot Fuss

À l’époque, je commençais à peine à ouvrir mes horizons musicaux. La découverte de ce groupe fut donc pour moi une petite révélation. La voix puissante et viscérale, les touches d’électro qui rendent l’atmosphère à peine éthérée, les refrains bien accrocheurs, tout y était pour me séduire, et me séduire encore aujourd’hui. Il est difficile, je trouve, de demeurer indifférent au charme de Somebody Told Me.

En réécoutant cet album aujourd’hui, je crois comprendre encore mieux cette musique, et l’attraction qu’elle exerce sur moi. Surtout en sachant qu’elle est profondément inspirée du post-punk et du new wave, deux styles qui m’ont fasciné. On le sent dans la voix qui rappelle le punk, dans le synthétiseur, dans la simplicité des mélodies… Pour vous en convaincre, prenez l’un des bons morceaux de l’album.

Jenny Was a Friend of Mine ouvre avec brio l’album, offrant un morceau plus viscéral, plus émotionnel. Mr. Brightside est l’un de mes favoris, à cause de son énergie à revendre. Change Your Mind a quelque chose de profondément accrocheur, et je le trouve aussi touchant et presque badin. Enfin, Midnight Show est aussi très prenant.

Je suis bien conscient d’avoir quelques biais en réalisant ce défi. The Killers est l’un d’eux. Mais je crois que, malgré ce biais, il s’agit d’un album novateur, dans la mesure où il revisite des styles de manière fraîche et contemporaine, et permet à certains auditeurs, comme moi, de mieux apprécier les racines de cette musique par la suite. Bref, je vous le conseille chaudement, si vous ne l’avez pas encore écouté.

The Fat of the Land (1997) – 491 jours, 635 albums

Pour le défi, un second album du groupe Prodigy que j’avais déjà bien apprécié. Cette fois, il s’agissait de l’album The Fat of the Land.

The Prodigy - The Fat of the Land

Encore une fois, le groupe nous offre un album dense, complexe et texturé à souhait, et ce, dès Smack My Bitch Up, qui ouvre l’album. Après plusieurs albums, je me suis fait à ce son, même que j’ai commencé à grandement l’apprécier. J’aime la basse lourde, j’aime les samples en boucles, répétés jusqu’à nous hypnotiser, j’aime les textures nouvelles et travaillées au maximum, j’aime la simplicité apparente des morceaux, malgré leur complexité profonde, qui permet de se plonger dans la musique sa lever le nez. Et tout ça se trouve à chaque morceau, surtout sur Breathe, que j’ai adoré.

Après ces deux morceaux du début, je dois avouer que je suis tombé dans une sorte de transe, écoutant l’album de manière à demi consciente, transe de laquelle je ne suis sorti qu’avec le morceau Narayan qui a retenu mon attention par construction particulière. Piano éthéré, puis couplet pop, suivi de passes électro géniales et grisantes…

Enfin, Fuel My Fire termine l’album avec un morceau rapide, cadencé à l’extrême, et intense par son énergie. Cela dit, le groupe ne perd jamais le contrôle, toujours avec son rythme constant comme un métronome, et permettant ainsi de détailler au maximum la clôture d’une aussi belle oeuvre.

Music for the Jilted Generation (1994) – 593 jours, 679 albums

Pour demeurer dans la musique intense, j’ai écouté Music for the Jilted Generation, du groupe The Prodigy.

The Prodigy - Music for the Jilted Generation

Comme il semble exister pour tous les styles une version hardcore, le techno n’échappe pas à la règle. Offrant ainsi une ambiance de dance électrisante, mais avec une férocité nouvelle et fraîche, The Prodigy expose un style aussi texturé que faire se peut. Un rythme inlassable, une complexité électro, des thèmes hypnotiques et intéressants, tout est là pour faire une musique remarquable. Bref, j’ai été bien surpris de faire une telle découverte, et de l’apprécier autant.

Cela débute avec Break & Enter.

Il faut avouer que certains thèmes sont franchement accrocheurs ! Un peu plus loin dans l’album vient le bien prenant Full Throttle et son rythme hyperactif. One Love est aussi un bon moment sur lequel danser ne serait pas une chose bien compliquée. Enfin, la The Narcotic Suite termine avec brio l’album, surtout avec ses deux premières parties, 3 Kilos et Skylined.

Qui aurait cru que la culture dance pouvait être aussi intéressante ? Au début de ce défi, certainement pas moi.

Violator (1990) – 607 jours, 705 albums

Pour changer complètement de style et retourner aux années 90, j’ai ensuite écouté Violator de Depeche Mode.

Depeche Mode - Violator

Après Music for the Masses, j’avais regretté de ne pas avoir pris le temps, beaucoup plus tôt, d’écouter un album de Depeche Mode dans son entier. J’avais bien butiné en écoutant quelques morceaux, par-ci, par-là, mais jamais un album dans sa totalité. Ainsi, pour cet album, je connaissais bien sûr déjà Personal Jesus et Enjoy the Silence, deux classiques, mais écouter le reste offre une perspective différente, plus grande et plus intéressante, du groupe et de sa musique. On continue avec le new wave et la synth pop mais, avec le temps qui passe, le son change également, amenant un fini différent, et quelques éléments nouveaux, qui viennent s’insérer dans les détails. Prenez Sweetest Perfection, par exemple.

Vient ensuite Personal Jesus qui, malgré ses nombreuses qualités et son attrait certain, n’est pas selon moi le morceau le plus impressionnant du morceau. Enjoy the Silence et son ambiance éthérée remporte définitivement la palme. Mais bon, vous savez bien que j’ai un certain biais pour ce genre de morceaux…

La version de l’album est légèrement différente et plus intéressante. Légèrement plus longue, quelques détails de plus, moins construite pour la dance et les clubs. Mais, toujours, le morceau demeure selon moi un indémodable classique. J’aime aussi sentir, à travers ce morceau, le rock alternatif qui assied ses bases, et la culture danse qui prend peu à peu sa place. Avec la complexité électrique et la recherche artistique de Depeche Mode, cela fait une musique au charme certain.

Avant de terminer, il y a un autre morceau qui vaut bien votre temps. Il s’agit du dernier de l’album, soit Clean.

Encore une fois, Depeche Mode sait créer des ambiances complexes et pleines, enveloppantes.